Du matin au soir

Du matin au soir

sous la pluie
à midi ou à minuit
effleurer un pétale
laisser le lissé s’insinuer
frôler l’épaule d’un baiser
la chair assurée du regard d’amour
les fleurs
au jardin
et la lumière
noire parure , écrin de velours
ciel larmes de pluie assassines
lentement la chute vers le sol
épaves échouées d’orange sanguine
hier en bouton couleur promesse
non tenue
la voie du silence
et au jardin
le souffle de l’impuissance
le printemps en accordéon
au détour , l’infiniment petit
voir ce qui se donne à l’amant
de soie, l’éphémère chant
la plainte du si beau
au cristal de la pavane
L’allée des simples
éperdus aussi
les coquelicots.
Maïté L

4 commentaires

  1. Symphonie en bleu … Elles se laissent admirer, en toute simplicité … Elles offrent couleurs et parfums, velouté soyeux ou dentelle délicate, reflets de lumière …

  2. @ Marithé
    Elles sont là, et c’est déjà beaucoup.
    « Dors, mon petit, pour que les fleurs fleurissent.
    Les fleurs qui, la nuit, se parent, se lissent,
    Si l’enfant reste éveillé,
    n’oseront pas s’habiller »
    Disait Marie Noël.Et pourtant, voir les fleurs la nuit(et les photographier) c’est fabuleux. Elles se laissent parfois mieux approcher et leurs couleurs sont sublimées. Surtout les iris qui offrent alors ce dont tu parles: le velouté et le soyeux associés à un parfum envoûtant.

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