Fenêtre en verts

Fenêtre en verts

Fenêtre ouverte sur horizons majeurs,

Vertes gerbes de tendresse, sombres courbes boisées

L’herbe s’emplit où l’eau tâtonne

De refuge en microcosme va l’imperceptible glissement.

Sur les berges l’épi rescapé offre

La légèreté de l’indicible souffle

A la main de l’homme apposé.

Il n’ose s’aventurer plus avant. Il n’est qu’herbe à bafouer.

Du sceau du printemps s’évaporent

Feuilles fragiles et mâles pendants déclinés.

Mais contre le  feuillage en fond tissé

Se dresse là

L’épure magnolia

Rude malgré les frissons coupants.

Ses roses pétales

Au fond de la coupe où ne vont les yeux

Épellent l’alphabet du printemps.

Maïté L

10 commentaires

  1. Ouverture vers la vie tendresse, légère et frémissante…
    Naissance des espérances, offrandes en devenir …
    Douce palette à l’infini …

  2. @ Marithé
    Fenêtre intérieure. fenêtre extérieure.
    Découpage du monde selon le regard qu’ on lui porte.
    Qui de l’homme ou de la nature va ainsi à l’autre?

  3. Une fenêtre qui s’ouvre sur son « Moi » intérieur avec derrière la claire-voie des images pour accompagner la balade des mots

  4. @ Sergio
    Ouvrir un blog ou un site c’est forcément donner du « moi, même si parfois les silences en disent presque plus que les mots.
    Et les images cheminent.

  5. @ Marie-Christine
    il fallait que ça me ressemble.
    Il fallait donner du sens à ces mots et images qui loin de sortir en continu , émergent et fusent souvent.
    Des poussées de mots et pas seulement au printemps!
    Merci de ta visite.

  6. je n’ai pas toujours les mots
    pour exprimer des sentiments beaux
    parfois je préfére me baigner
    dans vos mots a vous si colorés
    j’épelle souvent avec exces
    les syllabes des mots a reflets
    je les aime j’avoue car ils sont beaux
    ne soyez en pas jalouse mais fiére plutot
    car ils sont de vous et sans cesse nouveaux.

  7. @ Omillou.Merci d’être là, avec tes mots.

    Je crois que le temps est venu de relire Andrée CHEDID dans « EPREUVES DU LANGAGE », car il me semble que nous sommes au coeur de ces interrogations.

    « Quel alphabet
    Prend en compte
    Nos clartés comme nos ombres
    Quel langage
    Raboté par nos riens
    Ameute le souffle
    Quel désir
    Devient cadences
    Images métamorphoses
    Quel cri
    Se ramifie
    Pour reverdir ailleurs
    Quel poème
    Fructifie
    Pour se dire autrement? »

  8. On a appelé la terre  » la planète bleue » ..on aurait pu tout aussi bien l’appeler la planète verte !très belle hymne à une nature printanière triomphante …

  9. @ Durin
    Merci de ton passage ici.
    La planète bleue est majoritairement bleue d’océans Mais elle est verte aussi. Du moins on espère qu’elle le restera le plus possible car l’humanité a besoin de ces poumons qui la font vivre.
    C’est pour cela que nous saluons, tous amoureux de la nature comme nous le sommes, sa renaissance saisonnière.

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