Bordeaux, vache après vache(3)
Les mots pour les dire
Parlez-moi vache
Du genou à l’encolure
A musique de sabots
Ayant foulé tant de sols, martelé
Sable terre ou vapeurs marines
Rochers et falaises
Et prairies isolées.
Dansent les queues
Cornes à chasser les mouches
Et les jarrets musclés
Dans la poussière des arènes endiablées.
Quand venaient « Chouan et Martin »
Vous étiez pauvres attelées
Traînant la charrette de foin chargée.
Aujourd’hui,
Vaches jumelles reliées à la bouse
L’arrière-train immaculé
Aujourd’hui vache très vache
Ou diva à la robe dorée
De corne en lyre
A croissant de la Lune
Que j’aime vos yeux doux de noir soulignés
Vos longs cils, vos airs de Marilyn
Votre croupe de noire Joconde
Et vos mufles rebelles, nez dans le vent.
Et « pis » si les enfants de noir et de blanc
Vous ont fait la peau tous à lettres liés
C’est tout tendresse, c’est si attirant
De courir la belle sur les axes passants.
Maïté L

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juillet 13th, 2010 at 17 h 43 min
juillet 13th, 2010 at 19 h 09 min
juillet 13th, 2010 at 20 h 15 min
Bel hommage pour ces élégantes !!! Vachement … belles !et « pis », on en veut encore !!! j’en adopterais bien un troupeau !
juillet 14th, 2010 at 8 h 13 min
Tes billets forment un bien joli troupeau et tu en es toute émoustillée… embellie verbale…
Tandis qu’en Savoie… l’inalpage…
« Le jour de la Sainte-Agathe, on disposait sur la table sainte une tranche de pain entourée d’un ruban (pour le reconnaître). Ce pain était béni et devait être conservé d’une année à l’autre. Le jour du départ du bétail pour la montagne, le pain béni l’année précédente était divisé. Chaque vache en mangeait un morceau. C’était le pain de Sainte-Agathe qui devait les préserver des accidents, de la foudre, des piqûres d’insectes venimeux. »
Roger Devos – Vie et traditions populaires savoyardes
juillet 14th, 2010 at 9 h 08 min
@ Marithé
Ne trouves-tu pas qu’une vache ferait bien aussi dans mon jardin?
Et bien qu’hier j’aie touché le plancher des vaches en tombant sur le pavé du haut de mon vélo alors que je partais en quête de celle qui devait être la dernière de la quatrième série , voilà que l’envie d’agrandir le troupeau me titille encore!Environ 44 vaches visitées sur 58, c’est un nombre honorable, compte tenu du fait que deux ont été se nicher dans des châteaux du Médoc!
juillet 14th, 2010 at 9 h 21 min
@ Marie-Christine,
merci pour ce témoignage savoyard qui me touche.
Sais-tu que nous avons eu la chance de monter aux estives dans les Pyrénées soit à pied en cueillant des fraises sauvages tout le long, soit pour une visite rapide aux vaches d’un couple ami en « cacahuète ». C’est ainsi que nous surnommions la Fiat 500.
Les vaches passaient l’été en compagnie de l’âne… qui finissait par s’ennuyer là-haut. A l’air pur et l’herbe grasse, il préférait la vallée et la compagnie des touristes.
à la faveur de la nuit, il descendait au bout du village, près des résidences de touristes et faisait son bruit de pompe qui nous réveillait en pleine nuit.Il fouillait les poubelles, si je me souviens bien Avec force interrogations la première nuit, car nous ne connaissions pas encore son existence.
A l’époque, nous passions nos vacances,dans le » village des aigles » chez l’habitant, avec qui nous avions sympathisé. Nous étions dans un pré et nos amis nous fournissaient l’eau dans de grands bidons de lait neufs.
Au retour de l’estive, sa femme nous attendait avec une omelette particulièrement appréciée.
Nous regagnions notre pré plein étoiles dans les yeux.
A côtoyer les edelweiss, nous étions heureux.
Nous avons aussi assisté à Laruns au retour de la transhumance: c’était la fête et là aussi, la religion tenait une grande place.
juillet 14th, 2010 at 23 h 24 min
J’ai choisi : ma préférée = l’avant dernière de la série 3 ! ! ! ! !
Elle m’a fait très gentil clin d’oeil en passant .
La dernière c’est elle aussi, mais la tête est restée dans l’objectif ! Hi hi !
J’attends la landaise ….. j’aimerais aussi la voir s/échasses ! ! ! !
juillet 15th, 2010 at 5 h 47 min
Mention spéciale à la naufragée dans sa bouée ..Ton poème est un bel hommage à la vache, qui fut longtemps le trésor des petits paysans, et qui n’est plus maintenant qu’ un maillon dans une chaîne industrielle , à un point qu’ on se demande si on ne pourra pas bientôt s’en passer ( avec encore un peu plus de mélamine et quelques protéines végétales..)
juillet 15th, 2010 at 7 h 20 min
J’espère qu’on ne se passera pas de si tôt de ce bel animal !
Dans ton jardin, j’en vois bien au moins 2 ! c’est indispensable qu’elles ne s’ennuient pas …
J’espère que tu n’auras pas de séquelles de ta chute sur le plancher des vaches … Tu n’étais pas obligé de tenter de brouter ! il faut de l’entrainement !!! En cas de besoin, n’oublie pas l’ostéopathe …
Bises vachement sincères …
juillet 15th, 2010 at 7 h 37 min
@ Nat
Merci de ton passage et de ton choix mais il ne faut jamais passer trop vite si tu veux tout voir.
Ta vache préférée est sur la dernière photo de la série 3 et l’avant-dernière photo est un détail(le museau) de cette vache placée devant le musée d’Aquitaine.
Mon site est ainsi fait qu’il ne faut pas se fier aux photos miniatures. Il a a été pensé et prévu pour que chaque visiteur puisse cliquer sur chaque photo pour la voir dans son format original et tu t’apercevras ainsi que la vache sur la dernière photo est entière.
juillet 15th, 2010 at 7 h 42 min
@ Durin
les vaches étaient d’autant plus un trésor pour les petits paysans qu’en plus du lait et des veaux , les « Martin » et « Chouan » existaient vraiment. Et il leur arrivaient parfois dêtre écornées dans l’attelage, ce qui était un drame.
Elles remplaçaient les boeufs dans les familles non aisées.
J’ai connu les dernières vaches attelées, juste avant le tracteur. Et une des dernières vaches avait été écornée sur la route, par un des premiers automobilistes hyper pressé, un industriel très sûr de lui.
juillet 15th, 2010 at 7 h 48 min
@ Marithé
ne t’inquiète pas! Malgré les bleus qui commencent à faire surface et les douleurs je me console en me disant que j’ai évité le pire!
Brouter est en effet tout un art, un peu comme la chique de mon grand-père et celle des indiens!
Et comme il y a peu d’herbe entre les pavés , à ce rythme, les vaches auront la taille élégante en septembre.Pour le régime, c’est peut-être une solution!
Deux vaches dans mon jardin…à n’en pas douter, ce serait l’attraction! Et pour vivre heureux, vivons (plus) cachés!
juillet 16th, 2010 at 20 h 29 min
Mes préférées de cette série :
La deuxième très élégante, un côté chic !
La 5ème, une belle alliance très réussie, femme et vache, très esthétique !
La vache dans sa bouée, une trouvaille très expressive ! j’ai hésité avec le scooter pour l’humour ! Allez, vice-championne !
juillet 18th, 2010 at 20 h 08 min
@ Marithé
La première choisie rappelle la cité du vin et se trouve sur les quais. Je me demande si ce n’est pas Bacchus cow.
La deuxième choisie est » Une jolie fleur dans un »peau d’vache »
Et pour terminer la vache à l’eau et la vache hâlée ex-aequo.
Bravoooooooooooooooooooo!
juillet 19th, 2010 at 7 h 21 min
Ce poème trahit toute la tendresse portée aux vaches de nos prairies qui broutent l’herbe tendre de nos pâturages. Qui nous regardent souvent avec des yeux tendres réclamant au passage de belles caresses. Qu’elles soient bondes d’Aquitaine ou se réclamant d’autres terroirs les vaches sont toujours aussi attachantes.
juillet 19th, 2010 at 7 h 31 min
@ Sergio.
Merci. Dernièrement , en rentrant de la « fin des terres » médocaines, j’ai pu constater qu’en soirée, les vaches étaient présentes dans les prairies marécageuses au même titre que les chevaux et quelques ânes.
Bonne journée Sergio.