Une aurore goutte à goutte
Un matin solitaire, je partis en corps-à-corps avec la forêt.Parfois les pins furent témoins de corps-à-cris mais ce n’était pas le cas ce jour-là.
La nuit finissait de s’égoutter sur chaque brin de végétation et la lumière faible, fade, délavée rasait les taillis. Sur le chemin vite effacé, sévissaient les ajoncs m’obligeant à calculer où poser le pied. Entre chien, loup absents et rosée généreuse, je me glissai pour cueillir les présents d’un matin qui flattait mon côté sauvage.
Pourquoi partager un peu de la forêt à la végétation passe-partout qui n’a que la richesse des landes sèches?
Pourquoi compter une à une ces gouttes de pluie, de rosée, de lumière bien à l’abri des sous-bois?
Pourquoi partager cet espace niché entre public et intime?
Si proche des racines.
Comme un premier
.Pas.
Et puis:
.L’ESPOIR.

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Tags: Landes







septembre 23rd, 2010 at 11 h 05 min
Pourquoi – Pour quoi – Pour qui…
Parce que tu transmets la vie qui règne par chez toi… la forêt souveraine… un règne à perpétuité… qui annone ton patois, peut-être.
Pour toi car tu prends plaisir à respirer ce parfum que tes photos éveillent.
Pour transmettre… essaimer… peut-être.
Pour ceux et celles qui prennent plaisir à écouter la musique de tes pas lorsqu’ils franchissent ton espace de référence; assurément.
Mais ces mots n’engagent que moi… mchristine
septembre 23rd, 2010 at 14 h 42 min
Une bien belle aurore goutte à goutte que vous nous faites partager, cette forêt est bien différente de mon petit bois derrière chez moi, mais je m’y suis promenée avec vous le temps de ce billet.
septembre 24th, 2010 at 7 h 02 min
Il y aurait donc d’autres essences que les pins dans le Sud-Ouest ?
j’aime beaucoup la photo du lichen emballant les aiguilles de pin ..les forêts sont diverses, mais toujours inspiratrices !
septembre 24th, 2010 at 8 h 03 min
@ Marie-Christine
parce que tu as saisi l’opportunité d’entrer dans mes pas qui suggèrent l’entrée dans un monde de la forêt qui est musique; musique apparente quand le vent joue dans les cimes mais aussi musique intrinsèque à chaque être.
Parce que le verbe donner est essentiel à tous ceux qui se nourrissent de partage…
Et tes mots engagent bien plus que toi parce qu’ils sont partie prenante ou parti-pris de communion avec la nature.
septembre 24th, 2010 at 8 h 06 min
@ lautreje
Aimer et faire partager avec la conscience que la richesse apparente du biotope n’est pas forcément perceptible au premier coup d’œil mais qu’il y a toujours moyen de se ressourcer avec ce qui nous est donné: un moment ou un lieu particuliers.
septembre 24th, 2010 at 8 h 07 min
Je regarde et j’ai envie
Je me ballade et je suis
Le soleil qui filtre
parmi les grands arbres,
La branche à terre qui crie
lorsque le pied maladroit S’égare
JE suis cette rosée vivifiante
qui offre la croissance
Je suis le chant de l’oiseau
qui capte l’attention
Je suis la fleur délicate
qui colore le sentier.
JE suis…Je suis…..
Je suis l’intrus dérangeant
profiteur de cette beauté
septembre 24th, 2010 at 8 h 10 min
@ Durin
Eh oui!
Nous en avons souvent parlé et tu nous montres souvent d’autres forêts que j’aurais plaisir à découvrir.
Et il ne faut plus croire le poème de Théophile Gautier qui hormis son symbolisme avec le poète commence de cette façon:
« On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l’herbe sèche et des flaques d’eaux vertes
D’autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ; »
septembre 24th, 2010 at 8 h 28 min
@ Omillou: merci.
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Tu es non l’intrus
mais le solitaire bis
Qui foule au pied
Les restes d’une nuit
vivifiante et dont la forêt
Consent à s’abreuver.
Tu es l’automne coloré
quand une bruyère s’en va
et que l’autre s’en vient
Quand le soleil doré
joue à cache-cache
Entre les troncs et la brande.
Mais hélas peu d’oiseaux
Peu de cigales cet été.
Beaucoup ont déserté
la forêt ayant été rouée
par les assauts violents
De la tempête assurément.
Un pic vert de temps en temps,
Ou bien un chat huant
s’entend au plus profond
De la nuit sylvestre.
Mais le silence, le silence
Répond au vent jouant dans les pins
Entrés en résistance.
Il y a aussi ces insectes prédateurs
Qui nous font si mal au cœur
Et que l’on nomme scolytes.
Quelque chose se joue
De l’ordre de l’irréversible
Dont l’homme de la rue
N’a pas conscience.
On voudrait nous faire croire
Que là se trouveraient
Des niches fiscales
Quand on ne voit
Que pins à terre
Et désarroi.
Mais tu as raison
Il reste quelque beauté
Une sorte de paradis perdu
Que l’on aimerait bien voir perdurer.
Mais le réveil des consciences
Et du rôle de la forêt
Ce n’est pas pour demain.
A ne pas voir l’intérêt du public
à travers le privé
On finira par en crever.
Il vaut mieux,
pour se donner bonne conscience
Croire que les annonces
ont été suivies d’indemnités
Et regarder du côté des forêts lointaines
avec tout l’exotisme des pensées.
N’empêche Omillou
Continue à te fondre sur le sentier
Fais-toi forêt, fais-toi rosée
Et bientôt tu verras
Les traces de vie
Que le sable n’a pas effacées.
Car si un grain de sable peut enrayer
La belle mécanique des pensées
Plusieurs grains de sable
nous livrent à l’oubli…
septembre 24th, 2010 at 14 h 24 min
j’aime que les histoire se terminent dans l’espoir !
septembre 24th, 2010 at 15 h 57 min
@ Les Héphémères:
Il le faut!
Un peu comme dans les phrases en exergue de votre site.
septembre 24th, 2010 at 17 h 50 min