Archive for octobre, 2010
Mercredi, octobre 27th, 2010

L’automne arrive à petits pas au Parc Bordelais
sous-bois ou bulle
les enfants en sont les rois
pensées en roue libre
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http://alienor.multiply.com/photos/album/188
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Lundi, octobre 25th, 2010

Le Bassin d’Arcachon vu depuis un Cessna 172
« Le rêveur a trempé ses doigts dans le bleu. Son corps est désormais de sable.
…
« On voudrait jardiner ce bleu puis le recueillir avec des gestes lents dans un tablier de toile ou une corbeille d’osier. Disposer le ciel en bouquets, égrener ses parfums, tenir quelques heures la beauté contre soi et se réconcilier. »Jean-Michel Maulpoix Une histoire de bleu.
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Est-ce l’occasion de se réconcilier avec son moi profondément enraciné entre terre, ciel et eau, yin et yang et le Vide Médian de François Cheng. Tout cela se tient par le voile pudique jeté sur la virginité de la courbe de la Terre malmenée, violée et dont le sel de la semence s’échappe entre l’écorce et le zeste d’insouciance dont l’homme fait preuve. Dans ces chemins de vie et de féminité dont j’ai parcouru du doigt les rides sur ta peau de terraciel de terre-à eau, il ne te reste plus que la moitié de moi-même. Tu m’as déjà perdue dans ton combat terre-à-terre où tu n’as pas recueilli les bribes de bleu qui s’échappaient de ma corbeille de vie et d’amour. Je te l’avais déjà dit. Je l’avais même chanté. Je te le redis sur les ailes qui m’ont conduite là où je voulais aller :
Je voudrais un monde bleu
Celui des océans et des mers
Je serais le chef de chœur des flots
Et pourquoi pas
De cœur à cœur à cœur sur les eaux.
Je voudrais un monde bleu
Celui des hauts sommets
Légèrement embrumés.
J’inventerais pour vous
Des vallées de carreaux
Des torrents envoûtants
Des chemins à gravir
Dans l’ivresse de l’abandon.
Je voudrais un monde bleu
Habilement posé sur la palette des peintres.
Au jaune des cultures
Les tracteurs dessineraient
Des destins symboliques
Il suffirait de les emprunter
Et de se laisser guider
En toute liberté.
Je voudrais un monde bleu
Bleu profond hérissé de libellules
Guidant le poumon vert
Des printemps lumineux
Bleu azur, bleu vert
Vert lumière
Là d’où toute vie renaît.
Je voudrais un monde bleu
Partout du bleu
Rien que du bleu.
J’y déposerais par petites touches
Des rouges coquelicot
Des jaunes fulgurants
Et des tournesols
Maïté L
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Vendredi, octobre 22nd, 2010

cliquer sur la photo pour voir l’île dans son écrin
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Ma petite île d’un soir
L’écrin où glisser
Ma liberté de penser
Au joyau dans son écrin
Posé sur l’océan du tranchant de la lame
Comme un copeau d’écorce frappé du sceau
De luminescence lunaire argentifère.
Ma petite île d’un soir
L’écrin où glisser
Ma liberté de voler
Aux nuages pesants, à ceux qui apportent
Leur brume semblable aux contrées d’Avalon
Au temps d’automne tissé et métissé
Au soleil venant de ses harmonies colorées
Caresser les ailes, mon prolongement.
Ma petite île d’un soir
L’ écrin où glisser
Mon oubli de quotidienneté
A la terre nourrie des légendes
Aux forêts saignées, torturées ou généreuses
Aux étangs immobiles témoins
Des roseaux fébriles, des pontons invisibles
A la vie millénaire perpétuée.
Ma petite île d’un soir
L’écrin où glisser
ma liberté de formuler
Le rêve comme un flambeau allumé de mort en mot.
Il n’y a pas de morte saison.
Le 16 octobre 2010
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Mercredi, octobre 20th, 2010
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Mercredi, octobre 20th, 2010












Cela faisait déjà longtemps que nous avions la possibilité de monter en avion au départ de l’aérodrome de Mimizan : un cadeau sympa symbolisé par un bon d’une heure de vol. Récemment, la décision fut prise et le pilote Laurent Aztiria nous invita à gagner l’aérodrome au jour dit à 18h.
17h 45. Nous voilà sur place à prendre la température des lieux. Toute la journée, le temps fut maussade : pluie dès le matin, puis soleil et gros nuages noirs ; vers le soir le temps semble meilleur. Dans ce pays sous influence de la marée, on ne sait jamais ce que nous réserve le ciel. Nous n’espérions pas un ciel exempt de nuages, habitués comme nous le sommes à l’observer!
18 h et des poussières de rêve: nous voilà installés, casque sur la tête, agrémenté d’un micro. Notre pilote chevronné est instructeur et totalise déjà 1800 heures de vol, le co-pilote d’une heures’installe à ses côtés et je suis à l’arrière, confortablement installée avec mon appareil photo.
Sans avoir eu le temps de dire « ouf » nous voilà propulsés de manière douce dans les airs : en liaison incessante avec Bordeaux.
Le défilé des images commence dans la joie : 200 km/h, 600m de hauteur le paysage se dévoile dans un halo de brume qui lui confère un certain charme. Je vous rassure cela ne s’apparente pas à l’ivresse des hauteurs mais plutôt à une vision gourmande de terres et d’eaux vues du ciel. Nous longerons le courant de Mimizan et puis la côte landaise en direction du Bassin D’Arcachon. Chaque fois que je me retourne, l’océan a une couleur grise, métallique que je ne lui connaissais pas. Au loin, à l’abri du cordon dunaire et de la forêt, le chapelet des lacs : Aureilhan, Biscarrosse, Sanguinet, Cazaux et bientôt la dune du Pilat. Celle-ci a même son arc-en-ciel grâce à un nuage de pluie résiduelle qui passe par là.
Puis se dessinent le Banc D’Arguin, le port et la ville d’Arcachon ainsi que l’île aux oiseaux. Un petit tour au-dessus des cabanes tchanquées, des différents chenaux, des passes et bancs de sable et nous revenons le long de la côte. La dune du Pilat est baignée de soleil, la côte de sable clair à l’aller devient dorée ; les villages sont des trouées au milieu des parcelles de forêt omniprésente dessinée, agencée avec le sable des chemins de prévention des incendies : les pare-feu.
Tous les villages ont un nom qui résonne à mes oreilles depuis l’enfance. Avec leurs toits de tuiles rouges ils apportent une touche de gaieté supplémentaire au paysage.
Nous sommes mi- octobre et le soleil se couche tôt. Nous aurons tantôt un coucher de soleil orangé et rouge venant caresser l’aile de l’avion avec juste un petit nuage noir, tantôt la côte fuyant vers l’infini dans des teintes plus pastel.
Nous faisons un crochet en direction de la maison de mon enfance et l’émotion est au rendez-vous. Je craignais d’avoir mal au cœur en voyant les signes de la dernière tempête mais il n’en a rien été. La végétation a tendance à recouvrir les traces et c’est une tout autre vision qui s’est imposée à moi.
Nous rentrons au bercail entre chien et loup et le pilote pose l’avion aussi doucement qu’il s’est envolé, sur la piste éclairée.
Le temps de regarder du coin de l’œil une dernière fois l’avion que l’on pousse dans son hangar et de caresser avec sa propriétaire attentionnée l’aluminium des ailes de l’ULM à deux places qui nous emmènera, c’est promis, un de ces jours à la chasse aux photos sans les reflets de la vitre.
Le temps aussi de revenir sur terre, de façon très conviviale, au bar de l’aérodrome et la nuit noire, très noire a recouvert toute la beauté du jour dans ces contrées landaises et girondines. Restent les images entachées certes de quelques reflets, d’un peu de brume et de quelques tremblements mais dans les yeux l’amour de la terre et de l’eau vues du ciel. L’Aquitaine est vraiment belle.
Merci à Laurent et Sylvie pour leur professionnalisme, leur passion qu’ils savent communiquer, leur joie de vivre et cet amour des nuages et de l’océan que nous partageons et souhaitons partager encore avec eux.
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Dimanche, octobre 17th, 2010

D’autres îles en bandoulière dans la sacoche des mots
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Dimanche, octobre 17th, 2010
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Samedi, octobre 16th, 2010

L'île Nouvelle: le village vu de la digue-cliquer pour agrandir
L’automne est ici une fleur d’eau
Un Ô où froufroutent mille vols d’oiseaux
Une rive de canaux creusés sous le vent
Un va-et-vient de langues de terre en mouvement
Et de liquides humeurs s’immiscent dans les creux
Sauvages entrelacs, instables rêves amoureux.
Arrêt sur image et de partout en stéréo
Nous parviennent beaucoup de chants d’oiseaux
L’homme lutte jour après jour, endigue en travailleur infatigable
Pour préserver et ensemencer la vie sur le fleuve navigable.
Vents, courants et marées façonnent le paysage
Des îles meurent, des vasards naissent au cours des âges
Sa Majesté l’estuaire fait son lit de fines couches d’alluvions
Et la Garonne charrie son bouchon vaseux depuis l’amont
Quand le courant est faible la vase tombe au fond du lit
Donnant une crème de vase, on se croirait en pâtisserie.
L’île Nouvelle réunion des îles Bouchaud et Sans- Pain
Fut un vaste champ de maïs après avoir connu le vin.
Habitée durant un siècle sur ses six kilomètres
Y vécurent en autarcie jusqu’à 150 êtres
L’île est aujourd’hui un havre magique, un domaine
Où la faune et la flore y sont nommées reines.
Si l’île semble s’endormir l’automne venu
Tout n’est que germes de vie hors de notre vue.
Plus de 150 sortes d’oiseaux y sont accueillies
Et les routes essentielles de migration font escale ici.
A chaque détour de la digue en perpétuelle évolution
Des sons étranges, des froissements d’ailes et des plongeons…
Non loin de Blaye et de sa citadelle de Vauban
Il est une île où l’ on ne voit pas passer le temps.
8 octobre 2010

Bientôt l'île Nouvelle se refermera pour écouter battre son coeur
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Vendredi, octobre 15th, 2010


La journée est de pluie et le tableau d’île voilé,
La glaise est lourde au royaume des oiseaux
Des roselières et des palus où l’homme
Pour quelques heures joue les « îlouts »,
Passager éphémère d’une nature à pas comptés.
Journée grise immaculée au ciel « froncé »
Dit le guide. Taillée dans le matin frileux
A gouttes sur le nez et capuches serrées.
De Blaye vers la barre verte posée sur l’estuaire.
A l’Île Nouvelle via le ponton nous accostons
La palette émergera dans les ocres intimes
Les verts légitimes et l’automne virant au marron.
Les gris ne sont pas si gris lorsque à tire d’ailes,
Lorsque dans les roselières se dandinent les hérons.
Première image, une promesse d’île contée
Parfum d’île abandonnée dans le silence momentané.
Le village s’est refermé près du grand chêne déployé
Les maisons craquelées, les chais et l’école isolée.
Nous ne verrons ni le puits ni la chapelle écroulée
Mais notre cœur se serre, s’émeut devant le passé.
Nous sommes nous aussi à la merci du batelier
Passeur d’île et de continent, au gré des marées.
Nous marchons nous aussi dans les pas des « îlouts »
A la rude vie solaire que jamais n’atteignait la gelée
Mais dont la vigne savait l’effet salutaire du pied mouillé.
Restait le tour de l’île Sans Pain. Parfois un œil sur la Gironde se glisse :
Derrière les frondaisons doucement elle se dévoile.
L’eau si prégnante et les reflets, ce paysage de marais
D’où s’échappe en biais un faisan jusque là embusqué.
Vol de milans noirs planant hors de notre portée,
A eux le ciel, taches noires virevoltantes sur fond gris appliqué
Et bientôt la mangrove et les branches emmêlées.
Sur la digue il faut se hâter, voir à nouveau le village se dessiner ;
Mais pouvoir voler encore quelques instants précieux et secrets
A cette île au matin en demi-teinte à peine esquissée
Avant de repasser sur le ponton de bois et s’en aller
C’est ouvrir la porte dans la sérénité
A l’archipel de nos rêves perlés. Oserons-nous les avouer ?
Le 8 octobre 2010








à suivre…
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Lundi, octobre 11th, 2010

lac de Cap de Bos Pessac (Gironde) cliquez pour voir la photo en entier
Les arbres de ma rue commencent à se dénuder.
Le début de l’automne est comme une crème chantilly rendue mousseuse par le vent du sud apportant un supplément sur la carte de l’été. Car l’été ne s’en va pas d’un coup en tournant la page, en lançant la clef des champs au printemps. L’été a des feux ardents qui vont et viennent. Au soleil généreux répondent des envies de voir les couleurs de l’automne. Pour cela, une bicyclette, un appareil photo dans le coffre aménagé tout spécialement à cet effet et après un salut au Moulin de Noés sur les bords du Peugue asséché en surface mais sentant bon la menthe, seize kilomètres plus loin, j’arrive au bord d’un petit lac qui a traversé l’Histoire. Autrefois situé à un point de confluence entre le delta de la Garonne et les eaux de l’Océan il avait pour nom Lagune. Non loin d’ailleurs, les anguilles remontaient depuis la mer des Sargasses. Ici croisaient les barracudas et les requins comme en témoignent les fossiles datant de 18 millions d’années trouvés lors de l’aménagement de ce bassin.
L’air de l’automne au soleil de l’après-midi agite tendrement mon billet d’automne que je saisis au vol sur les berges aménagées de ce petit étang. Les feuilles frémissent et parfois se retournent pour mieux saisir les accents gais de l’instant. Un petit arbre rouge, un banc invitant à s’approcher des rides à peine perceptibles à la surface des eaux ; Aucun pêcheur à la mouche fouettée ! Jusqu’au sang des arbres aux feuilles pareillement colorées. Sur le clic de quelques photos, je suis repartie comme j’étais venue, suivant le tracé du Peugue : Bois des Sources, Bois de la Princesse : cette dernière au Bois Dormant s’est-elle endormie sur la voie carrossable romaine située non loin de là menant de Burdigala à La Teste ?
Premier chuchotis d’automne dans le bois.
Le 08 10 2010
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