Charles Perrens fête ses 120 ans:quand les murs parlent-4-

Des paysages

Des personnages qui ont traversé son Histoire

sans oublier l’œil…dont je ne me souviens plus pourquoi il était là, avec la main d’ailleurs…

Et puis il y a ce que cela m’évoque:

Mot

Cette ride interminable qui s’enlise dans l’enclos de son regard

jusqu’où chantera-t-elle l’étrange à la lisière du visage de l’homme

la clarté du mot est à l’horizon de la parole tenue,

de la musique unique.

Il est temps de dire à l’ombre que l’ailleurs

est un grain

qui ne se cultive nulle part.

Gabriel Okoundji dans Cycle d’un ciel bleu

Les malades s’expriment aussi par la peinture

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Ou encore, pourquoi pas ces mots de ce poète que j’apprécie:

Vent fou me frappe

la folie est infidèle à la folie

le regard du ciel m’étonne

la raison est innocente

ô voies sinueuses de mon âme

le cri de la panthère

n’a d’écho

que dans la savane de ses origines

******

si vent fou me frappe

et que ma bouche

manque de paroles

ne me livre pas

au défi du soleil

le dernier mot est à la nuit

Gabriel Okoundji dans Vent fou me frappe.

né au Congo, monsieur Okoundji chemine en poésie et est psychologue clinicien des hôpitaux en région bordelaise.

Le dernier mot est à la nuit…en effet.

Fin du spectacle…

Et comme d’habitude, clic sur la première photo puis au bas de celle-ci, next….

Toutes les photos ont été prises au vol car le spectacle haut en couleurs ne s’arrêtait jamais.D’où peut-être certaines sensations de flou.

18 commentaires

  1. @ Lautreje

    merci de votre visite attentive.

    Je crois en effet que cela mérite d’être souligné. Projeter ainsi sur les murs des jalons de ce qui fut l’Histoire au long cours de la vie de l’établissement ainsi que des témoignages de ceux qui en furent les acteurs a fait de nous des spectateurs comblés.
    Une seule interrogation de ma part : comment les malades ont-ils été associés à ces réalisations festives?
    Belle journée aussi Lautreje.

  2. Un spectacle haut en couleurs et riche. On comprend que vous ayez été comblés. D’autre part parler de ce sujet ô combien délicat est louable de ta part. Aujourd’hui encore les tabous persistent et ont besoin d’être brisés, afin que les malades soient mieux considérés.

  3. 08 décembre… un jour de fête… un jour à souffler les bougies… depuis Bordeaux jusqu’à LYON LUMIERES… Heureusement, la folle du logis veille à induire le vivant… et de blog en blog… ici ou là… les âmes manifestent comme on danse… c’est un partage de sardanes virtuelles…
    Et j’aime que ce soit aujourd’hui !

  4. @ Archibalt

    J’avais confiance en mettant ce sujet sur mon site que je risquais de heurter ou que cet intérêt paraisse malsain car en marge du spectacle, il y a les malades.Et qui n’a pas été confronté à des soucis de ce type dans son environnement peut peser que cela n’arrive qu’aux autres.
    Par ailleurs, il y a eu une réelle évolution au niveau de la considération de ces maladies, au fur et à mesure des avancées de la science.
    Je crois qu’en son temps, Charles Perrens a déjà été construit à partir de considérations de bien-être des malades. Je ne peux en dire plus n’étant absolument pas partie prenante dans ce domaine.

  5. @ Marie-Chrsitine

    A chacune ses lumières n’est-ce pas?Et les lumières font sens, se répondent et se répandent pour qu’on n’oublie pas.
    Pour ma part je me sens papillon attirée par la lumière solaire mais aussi par celle des bougies d’anniversaire et par les lueurs de la nuit.
    Ne jamais perdre de vue les phares, même modestes qui s’offrent à nous.

    Belle fin de la fête des lumières…

  6. Sur mon piètre balcon, c’est en raison du mistral, mes trois bougies viennent de s’éteindre… mais depuis mon balcon, encore, je peux voir… un rayon… Fourvière est toujours « éclairée »… Et voilà bien tout ce qui nous tient si chaud tandis que nous progressons « ensemble » vers demain…
    Bien à toi, Maïté, au plus profond du « sens » qui nous abrite… en ses « cinq » dimensions…

  7. @ Marie-Christine
    Cinq Sens pour profiter de la vie.
    Nous avions aussi un vent très fort…surtout sur Le Pont De Pierre où je suis allée « danser » et promener mon objectif, histoire de faire plus léger que l’hôpital psy, tandis que les feuilles du cerisier, orangées ce matin claquaient comme pluie en se détachant à vue d’œil. Ciel profondément bleu. Vent fou du sud. 19° aujourd’hui. Hier aussi!Et ce soir chute vertigineuse: 6°. Mais ailleurs, dans la France du nord: c’est bien pire! On grelotte!
    Une pensée lumineuse vers toi. La paillette dans l’œil.

  8. Trop longtemps et souvent restés secrets et muets…
    Les lumières donnent vie et enseignent la reconnaissance et le respect …
    Les lueurs, les couleurs, les mouvements, les souvenirs, les symboles m’évoquent l’espérance, l’humanité, l’ouverture …

  9. Formidable de souligner l’événemnt avec autant de faste et d’enthousiasme, surtout à une époque où les maladies mentales ne sont plus des maladies « honteuses » et où n’enferme plus les gens comme on le faisait autrefois pour une lubie ou une autre…

    Dommage qu’on n’ait nullement souligné ici certains anniversaires non moins importants d’institutions psychiatriques. Mon cousin (psychiatre et poète) aurait apprécié…

  10. C’est un article haut en couleur ou plutot multicolor.
    en tout cas magnifique
    les mots,les poémes choisis nous proménent en ce lieu sans heurts,j’oserai dire avec plaisir.
    bises.

  11. @ Marithé

    Tu as raison. beaucoup de respect autant pour les malades que pour les travailleurs de ce lieu.
    Nous avons assisté à ce son et lumière avec pas mal « d »‘anciens  » de Charles Perrens » je l’ai compris au fur et à mesure. Un hommage leur a été rendu sur les murs, sous la forme de témoignage faisant appel au souvenir pour les soignants, et sous forme d’art pour les malades.
    Tout était mouvement comme la médecine qui est inscrite dans une démarche de progrès.

  12. @ Lali
    on n’enferme plus pour des raisons autres que nécessaires à la maladie…
    Quoique…J’ai connu un tel cas. Tout s’est bien terminé pour cette personne heureusement.J’ai assisté à sa réinsertion professionnelle. ça donne à réfléchir!

  13. @ Omillou

    merci d’être sensible, comme à ton habitude à ce qui , là tout particulièrement se passe un peu entre les lignes . J’ai en effet cherché ce qui pouvait être au carrefour de l’expérience personnelle, du spectacle et de la poésie.
    Bises.

  14. Toujours très riche tes textes et tes photos très belles.Voici une note qui me rappelle ce 8 décembre ou s’était envolée une lumière de Sainté. Cette année le vent à éteint les bougies avant que ne s’échappent leur flamme.Mais que ferait ma petite flamme face à ce merveilleux embrasement Bordelais qui fait surement du bien au cœur et à l’âme
    Bisesssssss

  15. @ Frizisto

    Une flamme, quelque soit sa taille reste une flamme et un symbole et n’a pas à rivaliser avec une autre mais plutôt à se joindre à elle avec les intentions qui l’accompagnent.

    Il semble qu’il y ait chez Marie-Christine et chez toi une tradition des lumières bien présente. Si je comprends bien, le 8 décembre, vous mettez des bougies sur votre balcon: à quelle intention?
    Bises et merci de ton passage.

  16. Je passe en coup de vent, non sans vous laisser un mot pour le plaisir que j’ai eu a me plonger dans cette série et puis vous dire combien suis touché par l’humanité qui se dégage dans cette fête de lumières

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