Le domaine de Certes: Infiniment soir-10-

à hauteur du regard, un bateau passe, glissant vers des contrées plus claires.

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Le regard captivé par  les touches pianotées rouge braise, or sur glace.Le soleil gagne les visages, généreux, horizontalement puissant.

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Aucun tremblement de l’air coupant comme verre à pied-d’œuvre versant le métal de l’hiver en fusion sur les dernières minutes possibles d’immobilité.

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Le regard de loin en proche à la recherche du labyrinthe hanté par le soir en couches successives, fondues, plaquées, superposées, révélées au plus offrant.

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Le souffle court sur le miroir des heures propices à l’envol de l’esprit.

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Décorporation.

Être le bateau qui rentre au port.

Être l’eau qui vient de la presqu’île.

Être le ciel dans son fourreau de danse maléfiquement pur.

Être.

Samsara.

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Être infiniment soir.

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13 commentaires

  1. « Samsara est dans Nirvana, comme Nirvana est dans Samsara. » (un sage, je ne sais plus qui)
    Je retrouve avec plaisir tes mots et tes images 🙂
    une belle « peinture » du domaine de Certes, comme un tableau peint avec passion qui me rend contemplatif…
    Bises.

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