Ces vagues si particulières que les hommes chevauchent-10-
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« Il faudrait réécrire les livres d’histoire, car le seul point de vue de la terre y est exprimé.Or la mer façonne les paysages, les hommes , les sociétés.C’est elle qui apporte prospérité, drames ou renouveau. Aujourd’hui encore, les hommes de tout bord continuent de l’ignorer, de l’oublier, de n’y voir qu’une manne, une attraction pour touristes.Mais la mer monte, elle gronde de toutes les souillures que nous lui infligeons sans même nous émouvoir. C’est notre amnésie et notre cécité qui la rendent dangereuse. »
Hugo Verlomme, écrivain de mer.
Préface du livre KOSTA, la côte basque au fil des vagues, ERIC CHAUCHE. Préfaces de Hugo Verlomme et Peyo Lizarazu/ Textes de Guillaume Dufau et Willy Uribe
Editions Surf.2004
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Homme grenouille
disparaît, semblant englouti
virevolte, chevauche la vague;
En équilibre sur les crêtes
crève le mur d’eau
ou glisse quand explose l’écume.
Deux longueurs d’avance
pari presque gagné,
quatre pas en arrière
et toujours renouvelé
l’impossible défi
face à la marée
l’Indomptée.
Nous, les hommes aux semelles de sable
et de plomb
ne pouvons que rêver
la chevauchée.
Chevaux d’écume
vagues transversales
hennissant de brume
levant l’écume
fièrement.
Et sur le sable
la rumeur va bon train
de lames, de grains
de ciels vagues à la dune.
Les hommes à la double peau noire
transis mais heureux
repoussent la nuit
A l’horizon du toujours.
habillés des dernières lueurs
quand la mer devient de velours
quittent le large
à regret,
les pieds absents.
Ne sont plus qu’os et flammes.
Les flots soumis pour quelques secondes
d’illusions sauvages
et nous pieds de sable
et de plomb
transis sur la dune
l’œil rivé aux flots,
aux planches
aux tourbillons.
Salut l’artiste
le prince
des défis
droit
comme un i
qui glisse vers la nuit
ignorant les profondeurs marines.
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Remerciements à l’Ecole de Surf du Cap Ferret et à ses hommes « grenouilles »
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photos et texte: Maïté L
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mai 11th, 2011 at 5 h 14 min
vous dites joliment :
« Nous, les hommes aux semelles de sable
et de plomb
ne pouvons que rêver
la chevauchée. »
En ce qui me concerne, je préfère voir la mer de loin…
mai 11th, 2011 at 7 h 41 min
Bonjour GBalland
pour ma part j’aime la voir au plus près , mais les deux pieds sur terre encore.
mai 11th, 2011 at 10 h 07 min
Et laisse la vague t’emporter …
mai 11th, 2011 at 15 h 53 min
Je rêve d’avoir la mer à côté de moi. Tous les matins, j’irai la voir, je ferai ma salutation au soleil, j’écouterai le chant de la mer m’envahir, et j’irai mon jour portée par ses mots tendres.
Merci pour ce beau voyage !
mai 11th, 2011 at 16 h 33 min
Se sont de beaux cavaliers de la mer,mer sauvage pour rude rodéo marin
Chevaucheurs de vagues.
Par contre une histoire de la mer, la belle idée.
bises et bravo spendides photos pas facile s a fixer.
mai 12th, 2011 at 7 h 47 min
Des photos merveilleuses et un beau texte. La mer, toujours si fascinante mais tellemnt imprévisible !
mai 12th, 2011 at 19 h 22 min
Les cavaliers de vagues et d’écumes ont une monture bien spécieuse qui n’obéit pas à la voix du maître ou à l’éperon. Dans toutes les situations l’océan apporte le tumulte et l’imprévisible tandis que toujours la planche flotte. Le défi du surfiste est de rester le plus longtemps possible debout contre vents et marées jusqu’au moment ou la vague vidée de son énergie vient mourir sur le sable de la plage.
mai 13th, 2011 at 7 h 35 min
@ Les Héphémères
la vague m’emporte souvent au loin. En pensée je vais parfois loin, loin jusqu’à toucher l’Amérique.
mai 13th, 2011 at 7 h 36 min
@ Lautreje
je fais souvent le même rêve que toi.Mais je jongle entre la mer à un peu moins d’une heure de route et son souvenir.
mai 13th, 2011 at 7 h 40 min
@ Omillou
les histoires de mer nous transportent à travers les âges et les légendes.D’Ulysse au chevalier rouge, notre esprit cavale sur le dos des vagues.
Merci Omillou.D’autres font bien mieux que moi mais je retiens surtout le plaisir que j’ai à traquer la vague.
Bisesssssssssss
mai 13th, 2011 at 7 h 42 min
@ Danièle, merci.
il fut un temps où je surveillais les informations disponibles pour le surf, notamment les webcams. Restait ensuite à se rendre sur place pour avoir une chance de traquer la vague sauvage.
mai 13th, 2011 at 7 h 46 min
@ Sergio
exactement!
Ce soir là, j’ai été frappée par le froid qui semblait ne pas avoir de prise sur les hommes des planches.Pour avoir discuté avec l’un d’entre eux à sa sortie de l’eau, je sais qu’ils avaient les extrémités gelées.Pourtant à la nuit tombée, certains étaient toujours sur leur planche, jusqu’à ce que la furie des flots se calme.
Pendant ce temps-là, l’eau faisait des ravages à la Faute-sur-Mer et ailleurs, enfonçant les digues fatiguées le long de l’estuaire aussi…
mai 13th, 2011 at 17 h 48 min
Mais sais-tu que ces surfistes ont des problème avec un os qui pousse à l’intérieur de leur oreilles sous l’effet du froid. Certains sont obligés de se faire opérer au bout de quelques années de pratique car cet os obstrue partiellement la captation des sons. Comme quoi il n’est jamais évident de franchir le mur du son !
mai 13th, 2011 at 18 h 41 min
@ Sergio
non, je ne le savais pas car ce soir-là, c’est la seule fois où je suis entrée en contact avec un surfeur.
A se demander si le jeu en vaut la chandelle.
mai 13th, 2011 at 18 h 58 min
C’est une passion une fois que l’on est immergé dedans c’est trop tard ! La passion est un court circuit au rationnel.