Le ciel en partage ou comment sortir du silence

 

 

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Domaine de Certes, au bord du Bassin

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« Tout ce qui ne peut se dire qu’au moyen du silence, et la musique, cette musique des violons et des voix venues de si haut qu’on oublie qu’elles ne sont pas éternelles »

Louis-René Des Forêts/ OSTINATO

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Géo-graphiquement l’absence

Les lignes parallèles infranchissables

Le ciel comme boussole vive

Et ses messagers les nuages

L’imaginaire ombre et soleil

Orfèvre dorant le pourtour

D’un trait fin peut-être,  enfin le sourire

Entre ciel, terre et eau

Le regard aimanté pour

Ne pas perdre le sud et l’ouest

Où se couchent les incertitudes

Parfois plus terre que ciel pluie de fer-blanc.

Mettre les pas dans les dialogues d’ oiseaux

Et l’oubli de la condition de mère

Jetant au vent des lambeaux de roseaux

Un jour sur le plateau de Gergovie

Là-haut le père et l’enfant

Mêmes cirés bleu marine sur les monts

Aux herbes folles, absence de bateaux,

Inaudibles pas, vision fugitive, frêles tentatives de l’être

Toute parole inutile, sifflements vengeurs de l’Histoire.

Mirage aux heures des sentiers tracés

Au bord des pieux iodés ; l’eau, avec la marée

Clapote et emporte au loin les pans immobiles

Du passé retiré dans les limbes de l’enfance.

D’autres Géo-graphies viendront

Sur les pas incertains courant à l’aventure

D’autres destins croisés, des petites mains potelées

Cueillant le sud au détour d’un sentier

Où fleurit la Celtitude

Où les mûres rappellent  l’été

Les senteurs légères d’une vie à inventer.

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Photos Maïté L et les mots jetés au vent aussi.


18 commentaires

  1. Ils s’élancent, volettent et reviennent … pendant des jours et des jours …Le vent les pèse et les ramène, trop légers … Jusqu’à ce qu’à la faveur d’un courant ascendant plus chaud, plus fort, ils prennent tout à coup l’envol attendu mais redouté … Le silence qui s’ensuit applatit toutes choses …Reste à s’unir « au vent qui parcourt une année en une nuit » … pour renouer un à un tous les fils de la parole décousue …
    Je t’embrasse fort petite mère orpheline.

  2. @ Ladyapolline

    comme les oisillons que j’ai observés de si près de l’automne au printemps: jusqu’à leur envol avec des petits signes de temps en temps.
    Merci d’avoir bien compris.
    Je t’embrasse, toi qui connais aussi la chaleur du nid.

  3. @ fifi

    les images douces viennent-elles à moi parce qu’elles me ressemblent? Ou est-ce la démarche inverse?Vous avez aussi de la douceur en vous. je l’ai ressentie dans vos dernières photos surtout.

  4. Oh, ce chemin au bord de mer me donne envie de partir à l’aventure! Ça me rappelle de merveilleux souvenirs d’enfance quand ma grand-mère avait un chalet à l’île d’Orléans (près de la ville de Québec). Ce que j’adorais me promener sur le bord de la grève! Parcourir les rochers et le sable à la recherche d’agathe et de coquillage à cueillir. Pendant mes vacances, je vais essayer d’y retourner et puiser cette belle énergie qui m’a tant séduite à l’époque.

    Je te souhaite une belle journée,
    Amitié,
    Anne xx

  5. Le ciel comme boussole vive
    Et ses messagers les nuages
    L’imaginaire ombre et soleil
    Orfèvre dorant le pourtour (…)
    Belles évocations poétiques. Une invitation au voyage à laquelle on cède volontiers.

  6. Comme est beau dans ton regard le plat pays qui est le tien.
    J’entends le vent,la houle,la plainte du vent,tous ces éléments de la nature qui chantent dans tes notes.
    une complainte de mots et d’images que j’apprécie fort.
    bises.

  7. @ Anne

    merci pour ce merveilleux témoignage empreint de sincérité. Lorsque j’ai mis cette photo, je doutais un peu qu’elle présente de l’intérêt pour d’autres que moi. mais les bonheurs simples sont l’apanage de l’authenticité. Je te souhaite de retrouver les sentiers de ton enfance.
    Bon we photographique, en toute amitié.

  8. @ Archie

    une invitation au voyage, une découverte simple de la région, des paysages qu’on peut dans doute retrouver ailleurs, ni tout à fait les mêmes, ni complètement différents; une approche sensible d’une région touristique vécue de l’intérieur.

    Merci Archie.

  9. @ Omillou

    on ne se refait pas: on revient toujours à ce qui nous va le mieux: pour ma part entre ciel, terre et eau.Evidemment, ceux qui ont les mêmes raisons de se fondre dans les paysages se comprennent à demi-mots.Question de longueur d’ondes en adéquation.
    Bisessssssssss

  10. Cris du cœur dans toute leur intense émotion …
    Cris du cœur qui trouvent des échos entre douceur, force, frémissements, alternances de chaud et froids,
    entre ciels nuageux et ciels radieux, entre incertitudes et espérances …
    Ciel et chemin assurent le partage et le lien …
    Les silences ont leur éloquence …
    Les sensations s’élancent enrobant les vies nouvelles, les vies qui s’inventent au gré des hasards, les vies qu’on espèrent les meilleures, les vies en devenir …
    La musique des regards, la couleur des échanges fussent-ils discrets et pudiques, peu importe la forme, l’Amour est là ! …

  11. @ Marithé
    Merci pour tes mots qui viennent aussi du cœur et pour ton retour.

    il y a en effet le si peu que j’y ai mis en mots et le tout que le lecteur comprend à demi-mots.

  12. Bonsoir Maïté,
    Tu viens si souvent écrire de jolis commentaires au dessous de mes photos chez Lali alors à mon tour de te dire que ton blog est merveilleux et j’y reviendrai. La photo du chemin qui longe la mer ressemble tant à la digue à la mer en Camargue. Cela me fait chaud au coeur mais j’imagine que c’est un autre endroit. J’aime tes photos et tes doux mots.
    Bon week-end Maïté avec mes amitiés.

  13. @ Denise

    Bonsoir Denise,je suis comblée par ta visite.
    Bien sûr tu es la bienvenue lorsqu’il te plait de revenir.
    J’apprécie chez Lali tes photos qui témoignent d’un désir de partage de jolies vues de ton environnement, particulièrement les fleurs. Tu sais que j’y suis attentive car de plus tu me relies par une sorte de fil d’amitié au pays dans lequel se trouve maintenant mon fils;pays dont j’ai pu apprécier bien des aspects cet été;
    Ces photos ont été prises en Gironde, au bord du Bassin d’Arcachon, dans une partie plus sauvage,qui moi aussi, me fait penser à la Camargue.
    Merci de ta gentillesse et à mon tour je te souhaite un bon we.

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