A l’ancre du cœur-4-
RAFAEL ALBERTI
Si mi voz muriera en tierra,
Llevadla al nivel del mar
Y dejadla en la ribera.
***
Llevadla al nivel del mar
Y nombradla capitana
De un blanco bajel de guerra.
***
¡Oh mi voz condecorada
Con la insignia marinera:
Sobre el corazón un ancla
Y sobre el ancla una estrella
y sobre la estrella el viento
Y sobre el viento la vela!
***
TRADUCTION DE JEAN-MICHEL MAULPOIX
Si ma voix meurt à terre
Portez-la au niveau de la mer
Et laissez-là sur le rivage.
***
Portez-la au niveau de la mer
Et nommez-la capitaine
D’un blanc bateau de guerre.
***
Oh ma voix décorée
D’un insigne maritime:
Sur le cœur une ancre
Et sur l’ancre une étoile
Et sur l’étoile le vent
Et sur le vent la voile!
***
***
Aujourd’hui pourtant c’était une belle journée d’automne.
Et dans le chêne tant d’oiseaux en concert de pépiements
Mais l’appel de la vague est le plus fort.
Il tatoue le cœur de poésie
et s’en vient
s’immiscer
au fil
du jour.
***
Photos Maïté L/ Le grand Crohot

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novembre 14th, 2011 at 21 h 14 min
Tout est si précis qu’il n’y a pas de place pour du vague à l’âme.
Ton esprit n’est plus d’ici, il est écume, tourbillons, vaguelettes
dispersées au gré des ressacs et des vents.
A la fois marin et aérien, en permanente recomposition
Les vagues sont une invitation au voyage,
Elles ne laissent aucune place pour le vague à l’âme.
novembre 15th, 2011 at 5 h 37 min
à l’ancre du cœur, sur le cœur une ancre…
inlassablement le cœur de la mer ancre mon cœur.
novembre 15th, 2011 at 8 h 32 min
Je reviens tout à l’heure ou dans la soirée pour déguster !
Merci merci, Maïté pour tes mots !
novembre 15th, 2011 at 9 h 15 min
Francisco Soloave :
- « Je retourne à la mer pour raconter quelque chose sur moi-même… »
novembre 15th, 2011 at 12 h 36 min
la vague
sans cesse recommencée
battant ua bord de mes pensées
novembre 15th, 2011 at 16 h 15 min
L’amour de la mer, de la vague est palpable dans tes images, Maïté ! Quelle fine observation du mouvement, de l’écume, des éclats, de la couleur ! Comme un désir de faire corps avec la vague !
novembre 15th, 2011 at 18 h 21 min
Coulées de Transparences
Irisations de Diamants
Jaillissements d’écumes immaculées
Vie dans toute son intensité …
novembre 15th, 2011 at 19 h 28 min
Cette série continue d’images marines pourrait presque remplacer la présence de la mer. Un exploit, rehaussé par l’encre des mots !
A l’ancre… Une fois l’ancre crochée, le bateau s’oriente proue au vent.
On dit qu’il « évite ».
Si le vent tourne, il tourne toujours nez au vent, sauf en cas de courant fort.
Un bateau, c’est toujours un étonnant équilibre des forces.
novembre 18th, 2011 at 9 h 27 min
@ Sergio
tout n’est que retour aux origines, attirée par l’étoffe de la mer.Pas de place pour le vague à l’âme et vogue l’esprit au gré de la vague en effet.
merci …
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@Lautreje
toi aussi tu as les mêmes attaches en bandoulière.
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@Fifi
le sel de la vie des bords de mer se déguste en effet à petites doses.
Bien vu! J’avais ce désir par objectif interposé.
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@JEA
Bien vu! merci pour la citation!
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@Jeandler
Elle s’y entends bien pour faire entendre son pouls.
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@Marithé
bien dit! C’est là tout ce qui m’a charmée lors de ces deux séances de corps à vague.
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@ Frantz
Merci de donner un autre point de vue différent du pied à terre: celui du marin; un monde que je ne connais pas; d’autant plus que tout pied posé sur le ponton me procure le vertige.
novembre 18th, 2011 at 10 h 48 min
Et je reste des heures à regarder la mer
Le coeur abasourdit les pensées de travers
Et je ne comprends rien à ce triste univers
Tout est couleur de pluie tout est couleur d’hiver
Je suis ce fier bateau qu’on vit un jour partir
Et qui n’en finit plus de ne plus revenir
La mer a ses amants qui s’enivrent de vent
La mer a ses amants qui se grisent à ses fêtes
Qui ne me comprend pas ne comprend pas la mer
Je n’aurai donc été en ce grand univers
Qu’un de ces marins-là qui vont en solitaire
Et l’inutile cri d’une inutile fête
Et je reste des heures
Et je reste des heures
À regarder la mer
novembre 18th, 2011 at 13 h 45 min
Eclats de mots
Eclats de vagues
en pensée avec vous Maïté
novembre 18th, 2011 at 19 h 22 min
La mer, disent certains, est la plus belle des patries.
Je crois que j’ai des photos de vagues quelque part que je finirais bien par tes les offrir.
novembre 18th, 2011 at 20 h 01 min
@ Omillou
et la voix d’Alain Barrière en prime.Merci pour ce bon souvenir.
Et je reste des heures à regarder la mer…
***
@Maria-D
Eclats de mots: je m y essaie
Eclats de vagues: aucun souci!
Oui Maria, pour tous les amoureux des flots.
***
@ Armando
Verlaine ne disait-il pas qu’elle était plus belle que les cathédrales?
J’en serais ravie. J’aime à observer les points de vue des autres photographes car évidemment chacun a tendance à voir différemment et puis il y a la technique au service de la photo, la sensibilité…
novembre 18th, 2011 at 20 h 35 min
Je reviens me faire éclabousser par la beauté des vagues, qui déferlent sur ces pages et rêver avec les poètes !
Bonne fin de semaine, Maïté !
novembre 18th, 2011 at 20 h 44 min
@ Fifi
Peut-être la contemplation du vitrail a -t-elle quelque chose à voir avec la contemplation de la vague. Il faudrait creuser cette fascination de la lumière, de l’intemporel. Mais non, après tout il vaut mieux se laisser porter par ce qui nous dépasse par la beauté.L’important est sans doute la paix qui se fait en nous .
Bonne fin de semaine aussi , Fifi.
novembre 19th, 2011 at 8 h 50 min
Les photos en harmonie avec ce poème de Rafael Alberti et sa traduction, comme redoublant son impact, éclaboussant d’embruns l’écran…
novembre 19th, 2011 at 20 h 26 min
@ Dominique Hasselmann
l’occasion de préciser que ce poème et sa traduction ont été publiés chez Seghers sous le titre POÉSIES DU MONDE, anthologie présentée à l’initiative du Printemps des poètes il y a quelques années déjà.
novembre 21st, 2011 at 13 h 52 min
c’est beau Maïté.
merci.
novembre 22nd, 2011 at 8 h 38 min
Merci Jos d’être passée goûter mer et poésie.
novembre 25th, 2011 at 12 h 28 min
Ces magnifiques vagues sont tout simplement du rêve et je rêve en les regardant…
Merci Maïté.
novembre 25th, 2011 at 13 h 22 min
@ Denise
Rêvez, rêvez, elles sont là pour ça…
décembre 4th, 2011 at 15 h 30 min
j’aime le sensation de flux et reflux du va vole dis leur….
Vers toi une vague de pensées !
décembre 4th, 2011 at 19 h 50 min
@ LH
en t’espérant mieux, je te remercie de ton passage ici.
J’ai aussi aimé ces sensations de langage.
Repose-toi bien.