Mon petit loup
» La vie est changeante comme les nuages qui passent au-dessus d’elles, comme la mer qui fait son bruit de sablier. Quand Eulalie est née, Ujine a décidé qu’elle irait chaque jour avec le bébé au bord de la mer, pour que le bruit et l’odeur entrent en elle et qu’elle les garde à jamais. et c’est ce qu’elle a fait. »
Histoire du pied et autres fantaisies J.M.G. LE CLÉZIO
Viens, mon petit loup,
Te blottir dans mon cou
Fais-toi de coton
Et de coussin doux
Oublie ton chagrin
Sur ton cheminement d’homme.
Viens, mon petit loup,
Tu peux te cacher ou te sauver
Je vais t’attraper
Et je te montrerai l’étoile
Dans son croquant de ciel
Ecoute-la tinter et si tes mains
Cherchent à caresser la lumière
La nuit nous enveloppera bientôt.
Viens, mon petit loup,
Viens faire et refaire
Cent fois le même geste
Pour apprivoiser le monde
Ecoute la kourouma du petit japonais
Les tendres grelots, les maracas
Tu peux danser, tu peux jouer
Comme un homme, tu peux rêver
Au duo des chats, à la pigne que je t’ai gardée.
Viens, mon petit loup,
Encore une fois dans mes bras
Au loin tu vas t’en aller
Et grandir je ne te verrai pas.
Tout est là dans le coffre rebondi
Pour quand tu reviendras
La petite pigne de cet été
Et les maracas
Les clés du monde
Les éclats de rire et le coin
De tapis doux de ton enfance.
L’iris fait son printemps en hiver
Le romarin fleurit sous la pluie
Et je souris au souvenir
De cette petite main qui
Cherchait la mienne
Quand le temps trop vite s’en allait.
Maïté L
avec une chanson enfantine et les maracas:
Le petit japonais
dans sa kourouma
conduisant son poney
va cahin caha
il chemine et trottine
et s’en va vers la ville
de Yokohama.
***
avec le dessin animé fétiche:
http://www.dailymotion.com/video/x2je1u_mulan-comme-un-homme_music
***
avec Le Duo des chats de ROSSINI.
*******

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janvier 9th, 2012 at 11 h 21 min
Pierre Perret :
- « T’en fais, pas mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleure pas.
T’oublieras, mon p’tit loup,
Ne pleur’ pas.
Je t’amèn’rai sécher tes larmes
Au vent des quat’ points cardinaux,
Respirer la violett’ à Parme
Et les épices à Colombo.
On verra le fleuve Amazon’
Et la vallée des Orchidées
Et les enfants qui se savonn’nt
Le ventre avec des fleurs coupées.
Allons voir la terre d’Abraham.
C’est encore plus beau qu’on le dit.
Y a des Van Gogh à Amsterdam
Qui ressemblent à des incendies.
On goût’ra les harengs crus
Et on boira du vin d’Moselle.
J’te racont’rai l’succès qu’j'ai eu
Un jour en jouant Sganarelle.
Je t’amèn’rai voir Liverpool
Et ses guirlandes de Haddock
Et des pays où y a des poul’s
Qui chant’nt aussi haut que les coqs.
Tous les livres les plus beaux,
De Colette et d’Marcel Aymé,
Ceux de Rab’lais ou d’Léautaud,
Je suis sûr qu’tu vas les aimer.
J’t'apprendrai, à la Jamaïque
La pêche’ de nuit au lamparo
Et j’t'emmènerai faire un pique-nique
En haut du Kilimandjaro
Et tu grimperas sur mon dos
Pour voir le plafond d’la Sixtine.
On s’ra fasciné au Prado
Par les Goya ou les Menine.
Connais-tu, en quadriphonie,
Le dernier tube de Mahler
Et les planteurs de Virginie
Qui ne savent pas qu’y a un hiver.
On en a des chos’s à voir
Jusqu’à la Louisiane en fait
Où y a des typ’s qui ont tous les soirs
Du désespoir plein la trompett’.
T’en fais pas, mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleur’ pas.
Oublie-les, les p’tits cons
Qui t’ont fait ça.
T’en fais pas, mon p’tit loup,
C’est la vie, ne pleur’ pas.
J’t'en supplie, mon p’tit loup,
Ne pleure pas. »
janvier 9th, 2012 at 13 h 08 min
Que de tendresse dans ton billet, Maïté !!! Ujine-Maïté a t-elle montré la mer à petit loup pour que son coeur s’en imprègne ?
Moi aussi j’ai un p tit loup mais elle a 15 ans
Et je suis nostalgique parfois de son temps de petite fille. C’est un grand bonheur d’avoir un petit loup dans sa vie !!!
Je te souhaite que tu puisses le voir le plus souvent possible malgré l’éloignement, si j’ai bien compris !
Je t’embrasse avec mon coeur de grand-mère
janvier 9th, 2012 at 13 h 17 min
@ JEA
une chanson douce:
« t’en fais pas mon p’tit loup… »une si belle chanson.J’espère n’avoir jamais à en dire la fin mais plutôt » je t’apprendrai ».
Merci JEA.
janvier 9th, 2012 at 13 h 24 min
@ FIFI
Ujine-Maïté n’a pu montrer la mer au pt’it loup pour cause de mauvais temps, d’éloignement(elle est tout de même à 50 km au plus près) et puis les petits loups ont les dents qui poussent quand ils n’ont que quelques mois et ça les travaille au corps. Le petit loup n’a pas échappé à la règle.C’est un vrai petit loup de montagne lointaine de 15 mois.
C’est un grand bonheur en effet et je l’éprouve comme tel. j’espère bien lui montrer l’océan en partage un jour.
Je t’embrasse aussi avec mon cœur de grand-mère.
janvier 9th, 2012 at 16 h 45 min
C’est magnifique … images si attendrissantes et un texte si délicat. Mille merci mon amie pour ce partage. Ce petit minou de rien du tout a conquis ton coeur et celui de J.
Voici l’une de mes chansons préférées de Bob Dylan, interprétée par Joan Baez :
http://www.youtube.com/watch?v=kYsKt-eAjXk
Ici, la traduction … http://www.bobdylan-fr.com/trad/hardrain.html
Cette chanson m’étreint d’émotion quand je l’écoute … d’autant que sur mes quatre fils, deux ont les yeux très bleus et les deux autres noirs …
Les enfants sont la seule chose au monde qui compte vraiment dans nos vies et même si nous tremblons de les avoir jetés dans un monde aussi violent, ils y arriveront … Oui, « les hommes ont des enfants qui réinventeront les hommes « … (Paul Eluard).
janvier 9th, 2012 at 17 h 46 min
pour toi Maïté:
http://www.club-tralalere.com/boutique-enfants/chanson-pour-enfant.php?id=1568
janvier 9th, 2012 at 20 h 38 min
@ Apolline
Le cœur parle parfois plus fort que le sang. le cœur parle d’avenir et de rivages où aboutir.
Merci pour ta contribution très émouvante. Le comprends l’hymne aux yeux bleus et j’aime les yeux noirs , les cheveux noirs. J’aime voir grandir les enfants. j’aime voir se dessiner l’avenir et les personnalités.
J’aime le charisme de Joan Baez et les mots d’Eluard.
Merci.
janvier 9th, 2012 at 20 h 42 min
@fifi
si tu savais comme cette chanson a pu m’accompagner: à l’âge de mon enfant, lors de ma vie quotidienne d’enseignante et tout particulièrement dans la mise en scène de conte musical.
Henri Dés:Un monument de l’enfance.
Merci fifi.
janvier 10th, 2012 at 5 h 55 min
Les pieds et les mains des enfants sont ce qu’il y a de plus tendre. Je comprends qu’ils vous inspirent… Tendre poème à vivre ;.)
janvier 10th, 2012 at 7 h 56 min
Tout simplement … émouvant … et si beau !!! …
Accompagner un p’tit Loup … entre montagne et océan …
La vie a inventer et à ré-inventer sans cesse …
janvier 10th, 2012 at 11 h 47 min
Il y a beaucoup de tendresse dans cette évocation qui va droit au coeur car tous les parents connaissent ces moments uniques en ne réalisant pas sur le moment combien ils sont fugaces à l’échelle de la vie.
Merci pour ce moment attendrissant.
janvier 10th, 2012 at 19 h 47 min
Le Petitou c’est le pied, la main, un regard…caché, déjà sage.. et moqueur. Il verra la mer la prochaine fois, quelle découverte. Grands et petit sont repartis. J’espère que la maison et la mémoire de ceux qui l’habitent ne sont pas trop tristes. « L’homme habite la terre en poète » alors quelques mots pour les enfants et les grands…
Y a que les enfants
Qui savent éviter
Ces sacrées rayures
Qui nous font tomber
Tu sais que les grands,
Ce qu’on s’ra jamais,
Suivent leurs chaussures
Sans rien regarder
Nous piétineraient même,
Tranquilles, pour peu ;
Tout ça parce qu’on s’aime,
Qu’on vit pas comme eux.
C’est pas des histoires, non,
C’est pas du pipeau
Fais gaffe aux adultes,
A leurs godillots.
N’ouvre pas la porte,
Y a sur’ment un loup,
Faudrait pas qu’y sorte
Du fond de son trou
Pourrait bien, la bête,
Nous bouffer tout cru,
En voyant nos têtes,
A nous, qui avons cru
Si souvent le soir
L’entendre hurler
Au bout du couloir,
Ou sous l’escalier.
C’est pas des histoires,
C’est pas du pipeau
Fais gaffe à ses griffes,
Évite ses crocs.
Y a que les enfants
Qui savent aimer
Les loups noirs ou blancs
Qui nous font trembler.
Tu sais que les grands,
Ce qu’on s’ra jamais,
Méprisent souvent
Les chiens sans collier,
Leur préférant même
Les agneaux, pour peu
Qu’ils plient sous les chaînes,
Et bêlent comme eux.
C’est pas des histoires,
C’est pas du pipeau
Fais gaffe à jamais
Suivre les troupeaux.
Renaud Séchan
janvier 10th, 2012 at 19 h 52 min
Bonsoir Maïté, que tes photos et mots sont doux et tendres pour ce p’tit loup… et cela me fait revenir des années en arrière avec mes filles puis avec mes petits-enfants! J’aimais leurs petites mains et pieds bien potelés, j’ai toujours trouvé attendrissant et j’aimais leur donner des bisous
Les enfants, il faut en profiter au maximum car le temps passe très vite, trop vite. Profite bien Maïté. Leur sourire, les premiers pas, les premiers mots, ce n’est que bonheur et à chaque moment de leur vie.
Tes mots sont magnifiques…
Je t’embrasse également avec mon coeur de grand-mère
janvier 10th, 2012 at 22 h 29 min
J’ai lu ce livre de le Clézio et je me suis régalée
Comme je me régale avec vos photos (celle de la main si belle)
janvier 12th, 2012 at 5 h 46 min
un petit loup, la chair de sa chair, en continuité de la vie avec tout l’amour et la sagesse des grands-parents. Bien heureux petit loup quand il reviendra, les petits pieds gouteront le sable !
janvier 12th, 2012 at 9 h 23 min
@ GBalland
J’aime à lire dans les mains des bébés et notamment dans leurs doigts et leurs ongles ce que je trouve fascinant de leur devenir. Certains s’intéressent d’abord aux yeux, ce sont les formes des doigts et des mains qui attirent mon regard.
janvier 12th, 2012 at 9 h 25 min
@ Marithé
Avec Yves Duteil:
« Prendre un enfant par la main
Pour l’emmener vers demain.
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi.
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras.
Prendre un enfant par le coeur
Pour soulager ses malheurs,
Tout doucement, sans parler, sans pudeur,
Prendre un enfant sur son coeur.
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois
Verser des larmes en étouffant sa joie,
Prendre un enfant contre soi.
Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu’il s’endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l’amour.
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins,
Vivre sa vie des années puis soudain,
Prendre un enfant par la main,
En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien. »
janvier 12th, 2012 at 9 h 28 min
@ Sergop
Mais avec l’immense bonheur de vivre et de revivre ces instants fragiles.Je trouve que cela prend encore plus de signification à nos âges.
Oui, beaucoup de tendresse; une tendresse sereine et éclairée à la lumière de tout ce que nous savons.
janvier 12th, 2012 at 9 h 41 min
@ Frantz
comme toujours de l’à-propos et un partage d’expérience à travers la poésie avec en toile de fond l’ouverture et l’écoute.
Pour les « loups » de la vie, je sais trop bien comment nous les adultes pouvons influencer les enfants et que notre pouvoir est immense.On peut dans l’instant en partant de l’image du loup maléfique donner à voir bien d’autres aspects du loup.
Et je me souviens de la chanson popularisée par Paco Ibanez(poème de Juan Goytisolo) qui dit ceci:
Erase una vez
Erase una vez un lobito bueno
al que maltrataban todos los corderos. (bis)
Y había también un príncipe malo,
una bruja hermosa y un pirata honrado. (bis)
Todas estas cosas había una vez
cuando yo soñaba un mundo al revés. (bis)
Avec une traduction de ma part que j’espère bonne:
Il était une fois un bon petit loup
maltraité par tous les moutons.
Et il y avait aussi un mauvais prince
Une belle sorcière et un pirate honnête.
Tout se passait ainsi
Lorsque je rêvais d’un monde à l’envers.
janvier 12th, 2012 at 9 h 50 min
@ Denise
Merci d’être à l’unisson.
C’est en quelque sorte ici la fête des p’tits loups: ceux qui ont tout à apprendre et ceux qui ont déjà fait un petit bout de chemin dans la vie et aussi la fête des grands-mères.
Il m’est arrivé de bâtir avec les enfants un projet autour du thème de la grand-mère: la vraie ou celle de cœur car malheureusement tous n’ont pas cette chance d’en profiter par les liens de sang. Ce fut tellement émouvant d’arriver à un album où chacun faisait le portrait représenté de sa grand-mère avec en sus tous les petits mots de tendresse qui vont avec.J’ai vu même des grands-pères un peu jaloux alors que je suis persuadée que les grands-pères ont leur rôle à jouer aussi, complémentaire et à égalité.
Et comme on dit ici, Denise, tu es la « payse de mon p’tit loup du poème.
janvier 12th, 2012 at 9 h 56 min
@ Maria
La main a beaucoup d’importance pour moi : elle dit tant de nous.
Lorsque j’ai écouté J.M.G Le Clézio présenter son livre, j’ai eu un sourire.Cela m’a ramenée des années en arrière ou à propos de poésie sur le thème des mains, j’avais dit » mais pourquoi pas le pied? ». Alors lorsque j’ai entendu Histoire du Pied et autres fantaisies, tout mon être était en éveil. Je suis une inconditionnelle de Le Clézio.Et si vous avez lu ce livre, Maria-D, vous aurez vu qu’en plus du sort de chaque personnage la présence très forte de la mer dans chaque nouvelle me frappe.
janvier 12th, 2012 at 10 h 01 min
@ Lautreje
J’ai toujours eu un lien très fort avec les enfants.Pas trop fort, car aujourd’hui il faut se méfier. Il ne s’agit pas de les aimer trop mais de les aimer bien pour les accompagner dans leur découvertes.
J’ai en tous cas un fort désir de leur faire partager ce que j’aime le plus et ce à quoi je crois: en tout premier lieu: les livres. passionnant dès le plus jeune âge.
Il se peut que nous partagions la montagne avant l’océan.Mais tout ce qui doit arriver arrive en son temps, n’est-ce pas?
janvier 12th, 2012 at 13 h 18 min
c’est juste magnifique Maïté, et moi j’aime ce genre de beautés ! vers toi une envolée de baisers
janvier 12th, 2012 at 13 h 45 min
Un charmant premier pas , le seuil de la nouvelle année franchi.
Et tendre et frais. J’ai, de mon petit-fils, le dernier, réalisé également photos des mains et des pieds.
On ne peut imaginer ce que ces mains et ces pieds portent d’ à-venir…
janvier 12th, 2012 at 14 h 45 min
Un très beau billet, Maïté. On ne savoure jamais assez ces beaux moments là.
janvier 13th, 2012 at 6 h 38 min
Merci mille fois Maïté pour ton délicieux poème, pour mon p’tit loup et pour moi même !
Belle journée à toi !
janvier 13th, 2012 at 9 h 00 min
@ L.H
merci.
je renvoie par le même chemin des airs une envolée de bisous papillons
janvier 13th, 2012 at 9 h 24 min
@ Jeandler
j’aime ton terme d’enfants « porteurs d’à-venir » et je te remercie pour ton témoignage de grand-père.
J’ai présente devant mes yeux la façon dont JACQUES SALOMÉ clôt son livre « LETTRES A L’INTIME DE SOI »avec les paroles de sa grand-mère:
« Car vous êtes de jeunes soleils
qui se font les dents
et vous rayonnerez
un jour à votre tour »
***
Ne sommes-nous pas tous des « enseignants » pour les enfants dont nous croisons la vie?
Supplique d’un enfant à ses enseignants
Apprenez-nous l’enthousiasme,
Enseignez-nous l’étonnement de découvrir.
N’apportez pas seulement vos réponses,
Réveillez nos questions,
Accueillez surtout nos interrogations.
Appelez-nous à respecter la vie.
Apprenez-nous à échanger,
à partager, à dialoguer.
Enseignez-nous les possibles
de la mise en commun.
N’apportez pas seulement votre savoir,
Réveillez notre faim d’être.
Accueillez nos contradictions
et nos tâtonnements.
Appelez-nous à agrandir dans la vie.
Apprenez-nous le meilleur de nous-mêmes.
Enseignez-nous à regarder,
à explorer, à toucher l’indicible.
N’apportez pas seulement du savoir-faire,
Réveillez en nous le goût
de l’engagement, des responsabilités.
Accueillez notre créativité
pour baliser un devenir.
Appelez à enrichir la vie.
Apprenez-nous la rencontre avec le monde,
Enseignez-nous à entendre
au delà des apparences.
N’apportez pas seulement
de la cohérence et des bribes de vérités,
Éveillez-en nous la quête du sens.
Accueillez nos errances et nos maladresses
Appelez-nous à entrer dans une vie plus ardente.
Devenez plus fiables en prenant au sérieux nos rêves.
Rangez vos critiques et vos jugements.
N’opposez pas d’obstacles,
Aidez-nous à les dépasser.
Il y a urgence vitale.
C’est possible de nous rencontrer ainsi.
Jacques Salomé
janvier 13th, 2012 at 10 h 07 min
@ Danièle
« Grand est celui qui n’a pas perdu son cœur d’enfant »
MENG-TSEN
et sait l’attiser au gré de tous ces moments-là
janvier 13th, 2012 at 10 h 13 min
@ fifi
belle journée à toi:
Pour toi ce poème de François David et Bruno Heitz dans un livre pour enfants: PETITS POEMES DE L’AMOUR aux éditions LO PAÏS d’Enfance.:
Le loup et la biche
Il n’y a pas qu’un seul amour.
Les fleurs bleues aiment les fossés,
Les cobras sont charmés par les flûtes,
Les chèvres consolent les chevaux.
Parfois les chiens aiment les chats,
Parfois l’été aime le vent
Et les vers de terre les étoiles.
Un jour le loup aimera la biche.
N’y a t-il pas des soleils de minuit?
janvier 14th, 2012 at 14 h 21 min
Che bellezza, Alienor!
tanta tenerezza nella musicalità della canzone, degli scritti poi lasciati quale commenti…
Certo, congiungere la bellezza dell’infanzia a quella della Natura…
Grazie di vero cuore e anche a te un sereno 2012
Claudine
janvier 14th, 2012 at 22 h 47 min
Lorsque l’enfant paraît – (Victor Hugo)
Lorsque l’enfant paraît le cercle de famille
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être ?
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Enfant vous êtes l’aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Qu’on ose pas toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire
On rit, on se récrie, on l’appelle et sa mère
Tremble à le voir marcher…
Les yeux des enfants ont une douceur infinie,
Et leur petites mains, joyeuses et bénies,
Ignorent le mal encore !
Jamais, vos jeunes pas n’ont touché notre fange,
A l’auréole d’or !
La nuit lorsque tout dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend parfois une petite voix qui pleure,
Sur des ailes d’azur,
Sans le comprendre encore, vous explorez le monde.
Double virginité : corps où rien n’est immonde,
Ame où rien n’est impur !
Il est si beau l’enfant avec son doux sourire,
Ses deux grands yeux ouverts qui ne savent pas mentir.
Dans le mal triomphant :
Préserve-moi Seigneur, d’été sans fleurs vermeilles,
De cage sans oiseaux, de ruche sans abeilles,
D’une Maison sans enfants …
(Les feuilles de l’Automne, XIX)
Un grand Classique !!!
janvier 15th, 2012 at 18 h 26 min
Tant de choses ont déjà été dites, mais voilà, ton billet m’a fort touchée, la chanson de Paco Ibañez aussi qui m’a replongée dans l’enfance de mes enfants à moi.
Merci pour ces mains et ces pieds, pour Le Clézio aussi.
janvier 16th, 2012 at 9 h 39 min
@ Claudine Giovannoni
Mille grazie Claudine
pour avoir foulé ici nos pas d’enfance et poétiques.
Felice Anno Nuovo 2012
Pensées affectueuses.
janvier 16th, 2012 at 9 h 44 min
@ Marithé
merci mon amie d’avoir convoqué ici ce monument de poésie qui a su poser un regard si tendre et si émouvant sur l’enfance et surtout qui n’a pas son pareil pour le dire: classique certes mais incontournable. Merci de ton apport que j’apprécie énormément.
J’aime chaque pierre apportée à l’édifice de la pensée: mots,pensées, poèmes, musiques. Cette richesse de partage est ce que j’appelle de tous mes vœux.
janvier 16th, 2012 at 9 h 46 min
colo
je pensais forcément à toi en traduisant la chanson.
Je crois que nous avons le même désir d’approche des sujets.
Bonne semaine pour toi.
Bonne semaine pour tous.
janvier 16th, 2012 at 21 h 50 min
Merci pour ton passage Maïté ! Merci pour « Le loup et la biche » qui nous parle du paradis perdu ou à venir, du doux pays de l’enfance à coup sur ! Merci Beaucoup ! Belle semaine à toi aussi !
janvier 19th, 2012 at 3 h 44 min
Au cœur de la nuit je savoure chaque mot de ton billet et dans ma tête dansent le bruit des vagues qui se fait musique pour le rire émerveillé d’un enfant. Et la tendresse qui tangue dans nos cœurs comme un bateau colorié, dans les pages d’un livre de notre enfance.
Super billet.
Bisous
janvier 19th, 2012 at 10 h 27 min
Comme un petit bout tout d’amour bouleverse nos vies.
Le regard change, tout autour de magnifie.
Pourquoi j’existe:ces mots me viennent à cette lecture
janvier 19th, 2012 at 15 h 02 min
Émue.
Je n’ai rien à ajouter.
janvier 20th, 2012 at 8 h 50 min
@ fifi
histoire à suivre et bonne fin de semaine pour toi aussi.
janvier 20th, 2012 at 8 h 51 min
@ Armando
de très beaux mots pour des sensations semblables.
Bisous pour toi, poète.
janvier 20th, 2012 at 8 h 55 min
@ Omillou
La chanson « prendre un enfant dans ses bras est toujours d’actualité ». elle dit tout haut ce que chacun pense tout bas.
C’est un bonheur que je te souhaite, Omillou.
Et tu as raison quand tu dis que cela recentre notre vie. Nous repartons vers un avenir plus serein que celui qui était le nôtre avec tout ce qui nous incombait en tant que parents.
Merci de ta visite.
Bisous.
janvier 20th, 2012 at 8 h 56 min
@ Lali
merci de ta visite.
l’émotion parfois nous submerge mais elle est également belle dans le souvenir que nous en gardons.
à bientôt Lali sur tes pages.
janvier 21st, 2012 at 9 h 26 min
Merci Maïté pour le « chat Monseigneur » et dormeur !!!
J’en profite pour embrasser les petites mains et les pieds de ton p’tit loup !
Bonne fin de semaine à toi ! Je t’embrasse aussi
janvier 21st, 2012 at 19 h 24 min
@ fifi
L’annonce est sérieuse car ici les souris dansent!
Je transmets tes bisous au petit loup par courrier spécial car il est loin, loin, loin.
Bon we fifi et merci.