Au château Labottière: une œuvre de PAE WHITE -3-

http://www.institut-bernard-magrez.com/artistes/pae-white

***

***

Champs d’éclamour

 

 

Le temps goutte à goutte en  reflets

Toujours.

Les rais-lumières succombent dans les prés

Peupliers d’argent, colonnes, orbes

Chinoises.

Les vols s’enchantent et tournent nuages

Eclats métalliques fuient, s’orientent

Autour de la terre.

Inlassable géomètre, le temps glisse poète

 Comme rubans et langues. Enchantent d’algues,

L’œil qui se mouille.

 La  coursive des songes s’étire sur l’orgue feutré

 Les papillons scellent mes paupières

Sans bruit.

Le brise-lames du temps ; en arabesques

L’Immobile présence saule-à-seul, frôle frisson

 Sur l’épaule.

 Brise des jeux-de-moi, jeu des toits au loin

Au  miroir d’argent, silences d’ailes

 Or le soir s’avance.

Rouge bouge, bleus papiers de soi

S’ombrelle le soir de mousse

Douce.

Maïté L

VOUS POUVEZ CLIQUER SUR

CHAQUE MINIATURE.

crédit photos: Maïté L

MES REMERCIEMENTS AUX CONCEPTEURS DE CETTE EXPOSITION QUI M’ONT PERMIS CES MOMENTS DE BONHEUR GRÂCE A LA RENCONTRE AVEC LES ŒUVRES ET LA POSSIBILITÉ DE FAIRE DES PHOTOS DANS LE RESPECT DES ŒUVRES, DES ARTISTES ET DE LEURS PROPRIÉTAIRES.

***

Tags:

19 Responses to “Au château Labottière: une œuvre de PAE WHITE -3-”

  1. marithe Says:

    Kaléidoscope où volent des milliers de rêves
    Eclats de lumières fascinantes
    Se laisser hypnotiser …
    Jeux de miroirs, jeux de couleurs
    Jeux scintillants de Vies
    Enchantements
    Chantent les éclats dans les « Champs d’éclamour » …
    Se laisser noyer dans ce doux bonheur
    Pour en émerger régénéré
    Entièrement neuf de sensations inédites …

  2. fifi Says:

    Magnifique texte pour accompagner les éclats qui virevoltent et vibrent des oeuvres qui t’ont charmées !
    Bonne semaine Maïté !

  3. anne Says:

    J’aime bien les néologismes comme le verbe « s’ombrelle ». Le tout est superbe!

  4. Denise Says:

    C’est magique et je regarde avec des yeux d’enfant. Merci Maïté de nous faire profiter de cette splendide oeuvre et tes mots vont si bien ensemble.
    Mes amitiés !

  5. colo Says:

    Éclats de mots en verre
    Reflets d’âmes en couleur
    Vie qui tournoie…
    Que l’ensemble est beau, superbe!
    Scintillante semaine Maïté.

  6. Maria-D Says:

    MAGNIFIQUE
    Merci beaucoup Maïté pour cette belle visite d’expo

    Beaux jours à vous

  7. gballand Says:

    L’oeuvre et le titre – est-ce le vôtre ? – ont su faire voyager vos mots…

  8. Alienor Says:

    @ Marithé

    comme tu sais le faire, tu as donné une suite poétique à mon ressenti. Je t’emmènerai en ces lieux avec un immense plaisir.
    Merci.

    ***
    @ Fifi

    Merci. J’ai osé. Comme j’aurais pu accompagner « Tracking Happiness » de Mircea Cantor ou les « Larmes » de Claude Lévêque.
    Bonne fin de semaine pour toi aussi.

    ***
    @Anne

    merci de marcher sur les sentiers de liberté de mes mots.Il faut un temps où je m’évadais « en poémie ». Peut-être viendras-tu un jour au Château Labottière.

    ***
    @ Denise

    « magique » est un mot qui convient parfaitement à ces deux expositions et particulièrement au choix de cette œuvre de Pae White, par ailleurs en interaction intéressante avec ce qui est présenté dans la même salle.
    Amitiés, Denise.Un petit bonjour s’envole vers la Suisse.

    ***
    @ Colo

    Merci Colo de rebondir toi aussi poétiquement sur cette découverte scintillante et fascinante.
    Chaude semaine et pensées vers ton île du sud.

    ***
    @GBalland

    L’œuvre s’intitule  » Better Places » (miroir,fil d’aluminium, vinyle)
    le titre de mon poème « champs d’éclamour » que m’a inspiré cette œuvre s’est imposé à moi.
    Merci de votre visite.

  9. ulysse Says:

    Les papillons ont scellé vos paupières …mais n’est ce pas ainsi qu’on voit le mieux ?

  10. Frantz Says:

    Aérien…

    Papillons bien sûr, métaphore de l’art.

    Des oiseaux déguisés de l’existence de l’artiste.

    Les oiseaux déguisés

    Tous ceux qui parlent des merveilles
    Leurs fables cachent des sanglots
    Et les couleurs de leur oreille
    Toujours à des plaintes pareilles
    Donnent leurs larmes pour de l’eau
    Le peintre assis devant sa toile
    A-t-il jamais peint ce qu’il voit
    Ce qu’il voit son histoire voile
    Et ses ténèbres sont étoiles
    Comme chanter change la voix
    Ses secrets partout qu’il expose
    Ce sont des oiseaux déguisés
    Son regard embellit les choses
    Et les gens prennent pour des roses
    La douleur dont il est brisé
    Ma vie au loin mon étrangère
    Ce que je fus je l’ai quitté
    Et les teintes d’aimer changèrent
    Comme roussit dans les fougères
    Le songe d’une nuit d’été
    Automne automne long automne
    Comme le cri du vitrier
    De rue en rue et je chantonne
    Un air dont lentement s’étonne
    Celui qui ne sait plus prier.

    Louis ARAGON

  11. Euterpe Says:

    Moi aussi je suis sous le charme ! Trés belle oeuvre et très beau poème qui sont en harmonie parfaite ! J’aime beaucoup.

    Les tags sont une bonne occasion de sortir un peu de son train-train et de découvrir de très belles choses car je passais, en fait, te tagger pour la radio de l’été.
    Il s’agit de publier sur ton blog un tube de ton choix qui sera ensuite collecté par l’initiateur du tag dans une radio virtuelle. Merci d’avance pour ta participation ! Merci aussi de me bien vouloir prévenir sur mon blog parce que j’ai taggé beaucoup de monde et je ne sais pas toujours qui participe ou non.

  12. marithe Says:

    Je ne sais pourquoi, cette œuvre ne me sort pas de la tête !
    Mes pensées y reviennent régulièrement et je la sens pétiller, pétiller encore …
    j’entends son bruissement harmonieux et je m’évade !
    Etrange !!!

  13. Alienor Says:

    @ Ulysse

    Les paupières scellées gardent le sillage des lianes et clartés qui leur sont attachées. Retour en soi comme on ferme ses mains pour garder quelques pépites de lumière qui ont su trouver le chemin de la sensibilité, de l’émotion.

    ***

    @ Frantz

    Laissez moi savourer ces vers qui sont mélodie-devrais-je dire mélopée- Comme souvent chez Aragon la musique est là, dans un va-et-vient harmonieux entre l’œil et l’oreille. Merci d’avoir prolongé ce moment de bonheur, à l’heure des émotions. Ce n’est pas un hasard si même les fils du mobile entrent en communion avec des photographies sur les murs, œuvres où le bleu du rêve prédomine.

    ***

    @ Euterpe

    Merci de ta visite.
    Je répondrai au tag dès que possible comme je l’ai expliqué chez toi. J’essaie de répartir les plages possibles d’utilisation de ma main; et comme je ne veux pas répondre à la légère…

    ***

    @ Marithé

    Puis-je suggérer une piste: cette œuvre n’utilise t-elle pas le même registre d’émotion que tu avais apprécié chez Othoniel au Grand Palais? Il y a dans les transparences, les vides, les pleins une magie d’occupation de l’espace , une capacité à générer du rêve même si les moyens sont différents: nous sommes ici dans le mouvement et le caractère éphémère de l’instant.Il y avait plus d’opulence me semble-t-il chez Othoniel.

  14. marithe Says:

    A n’en pas douter, il y a un lien … Othoniel était plus dans les rondeurs des boules , mais le rêve généré et les émotions suscitées doivent jouer, effectivement, sur les même cordes …
    Cette œuvre a des mouvements, des éclats, des couleurs, un volume, des variations, une magie et une musique bien particulière … qui titillent toutes les perceptions … Effectivement, l’œil, l’oreille, la pensée… restent en alerte !!!

  15. Alienor Says:

    @ Marithé

    je pense comme toi.

    Merci de ta visite, alors que tu es toi-même en pleine exposition.Mes pensées t’accompagnent ainsi…que mes poèmes.

    http://cerisemarithe.wordpress.com/2012/06/28/exposition-marithe/

  16. Danièle Says:

    Beau jeu de mouvements, de sonorités et de lumières

  17. Alienor Says:

    @ Danièle

    je reverrai demain l’exposition…

    J’ai enfin « rencontré » le livre issu de vos trois voix et plumes qui résonne de si beaux haïkus. C’est une plongée dans un monde merveilleux et délicat aux illustrations d’herbier tout à fait en harmonie.
    Bravo.

    Pour mémoire, à l’intention de ceux qui passent ici: »3 FEUILLES SUR LA TREILLE » JANICK BELLEAU/ DANIÈLE DUTEIL/ MONIQUE MÉRABET aux éditions L’IROLI.

    http://www.editions-liroli.net/z_treille.htm

  18. Armando Says:

    Un grand merci pour tout
    J’essaierais de garder « Nuages » aussi longtemps que le sentiment de partager quelque chose d’utile continue vivant.
    Merci por ton billet.

  19. Alienor Says:

    @ Armando
    mes pensées t’accompagnent.
    Merci à toi pour tout ce que tu donnes.

Leave a Reply