Au château Labottière: une œuvre de PAE WHITE -3-
http://www.institut-bernard-magrez.com/artistes/pae-white
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Champs d’éclamour
Le temps goutte à goutte en reflets
Toujours.
Les rais-lumières succombent dans les prés
Peupliers d’argent, colonnes, orbes
Chinoises.
Les vols s’enchantent et tournent nuages
Eclats métalliques fuient, s’orientent
Autour de la terre.
Inlassable géomètre, le temps glisse poète
Comme rubans et langues. Enchantent d’algues,
L’œil qui se mouille.
La coursive des songes s’étire sur l’orgue feutré
Les papillons scellent mes paupières
Sans bruit.
Le brise-lames du temps ; en arabesques
L’Immobile présence saule-à-seul, frôle frisson
Sur l’épaule.
Brise des jeux-de-moi, jeu des toits au loin
Au miroir d’argent, silences d’ailes
Or le soir s’avance.
Rouge bouge, bleus papiers de soi
S’ombrelle le soir de mousse
Douce.
Maïté L
CHAQUE MINIATURE.
crédit photos: Maïté L
MES REMERCIEMENTS AUX CONCEPTEURS DE CETTE EXPOSITION QUI M’ONT PERMIS CES MOMENTS DE BONHEUR GRÂCE A LA RENCONTRE AVEC LES ŒUVRES ET LA POSSIBILITÉ DE FAIRE DES PHOTOS DANS LE RESPECT DES ŒUVRES, DES ARTISTES ET DE LEURS PROPRIÉTAIRES.
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Ce(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France.
Tags: Château Labottière






juin 25th, 2012 at 7 h 59 min
Kaléidoscope où volent des milliers de rêves
Eclats de lumières fascinantes
Se laisser hypnotiser …
Jeux de miroirs, jeux de couleurs
Jeux scintillants de Vies
Enchantements
Chantent les éclats dans les « Champs d’éclamour » …
Se laisser noyer dans ce doux bonheur
Pour en émerger régénéré
Entièrement neuf de sensations inédites …
juin 25th, 2012 at 12 h 07 min
Magnifique texte pour accompagner les éclats qui virevoltent et vibrent des oeuvres qui t’ont charmées !
Bonne semaine Maïté !
juin 25th, 2012 at 14 h 06 min
J’aime bien les néologismes comme le verbe « s’ombrelle ». Le tout est superbe!
juin 25th, 2012 at 15 h 34 min
C’est magique et je regarde avec des yeux d’enfant. Merci Maïté de nous faire profiter de cette splendide oeuvre et tes mots vont si bien ensemble.
Mes amitiés !
juin 25th, 2012 at 16 h 08 min
Éclats de mots en verre
Reflets d’âmes en couleur
Vie qui tournoie…
Que l’ensemble est beau, superbe!
Scintillante semaine Maïté.
juin 26th, 2012 at 6 h 03 min
MAGNIFIQUE
Merci beaucoup Maïté pour cette belle visite d’expo
Beaux jours à vous
juin 27th, 2012 at 5 h 43 min
L’oeuvre et le titre – est-ce le vôtre ? – ont su faire voyager vos mots…
juin 27th, 2012 at 14 h 54 min
@ Marithé
comme tu sais le faire, tu as donné une suite poétique à mon ressenti. Je t’emmènerai en ces lieux avec un immense plaisir.
Merci.
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@ Fifi
Merci. J’ai osé. Comme j’aurais pu accompagner « Tracking Happiness » de Mircea Cantor ou les « Larmes » de Claude Lévêque.
Bonne fin de semaine pour toi aussi.
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@Anne
merci de marcher sur les sentiers de liberté de mes mots.Il faut un temps où je m’évadais « en poémie ». Peut-être viendras-tu un jour au Château Labottière.
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@ Denise
« magique » est un mot qui convient parfaitement à ces deux expositions et particulièrement au choix de cette œuvre de Pae White, par ailleurs en interaction intéressante avec ce qui est présenté dans la même salle.
Amitiés, Denise.Un petit bonjour s’envole vers la Suisse.
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@ Colo
Merci Colo de rebondir toi aussi poétiquement sur cette découverte scintillante et fascinante.
Chaude semaine et pensées vers ton île du sud.
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@GBalland
L’œuvre s’intitule » Better Places » (miroir,fil d’aluminium, vinyle)
le titre de mon poème « champs d’éclamour » que m’a inspiré cette œuvre s’est imposé à moi.
Merci de votre visite.
juin 28th, 2012 at 16 h 11 min
Les papillons ont scellé vos paupières …mais n’est ce pas ainsi qu’on voit le mieux ?
juin 29th, 2012 at 9 h 04 min
Aérien…
Papillons bien sûr, métaphore de l’art.
Des oiseaux déguisés de l’existence de l’artiste.
Les oiseaux déguisés
Tous ceux qui parlent des merveilles
Leurs fables cachent des sanglots
Et les couleurs de leur oreille
Toujours à des plaintes pareilles
Donnent leurs larmes pour de l’eau
Le peintre assis devant sa toile
A-t-il jamais peint ce qu’il voit
Ce qu’il voit son histoire voile
Et ses ténèbres sont étoiles
Comme chanter change la voix
Ses secrets partout qu’il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé
Ma vie au loin mon étrangère
Ce que je fus je l’ai quitté
Et les teintes d’aimer changèrent
Comme roussit dans les fougères
Le songe d’une nuit d’été
Automne automne long automne
Comme le cri du vitrier
De rue en rue et je chantonne
Un air dont lentement s’étonne
Celui qui ne sait plus prier.
Louis ARAGON
juin 29th, 2012 at 10 h 18 min
Moi aussi je suis sous le charme ! Trés belle oeuvre et très beau poème qui sont en harmonie parfaite ! J’aime beaucoup.
Les tags sont une bonne occasion de sortir un peu de son train-train et de découvrir de très belles choses car je passais, en fait, te tagger pour la radio de l’été.
Il s’agit de publier sur ton blog un tube de ton choix qui sera ensuite collecté par l’initiateur du tag dans une radio virtuelle. Merci d’avance pour ta participation ! Merci aussi de me bien vouloir prévenir sur mon blog parce que j’ai taggé beaucoup de monde et je ne sais pas toujours qui participe ou non.
juin 29th, 2012 at 16 h 49 min
Je ne sais pourquoi, cette œuvre ne me sort pas de la tête !
Mes pensées y reviennent régulièrement et je la sens pétiller, pétiller encore …
j’entends son bruissement harmonieux et je m’évade !
Etrange !!!
juillet 1st, 2012 at 8 h 28 min
@ Ulysse
Les paupières scellées gardent le sillage des lianes et clartés qui leur sont attachées. Retour en soi comme on ferme ses mains pour garder quelques pépites de lumière qui ont su trouver le chemin de la sensibilité, de l’émotion.
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@ Frantz
Laissez moi savourer ces vers qui sont mélodie-devrais-je dire mélopée- Comme souvent chez Aragon la musique est là, dans un va-et-vient harmonieux entre l’œil et l’oreille. Merci d’avoir prolongé ce moment de bonheur, à l’heure des émotions. Ce n’est pas un hasard si même les fils du mobile entrent en communion avec des photographies sur les murs, œuvres où le bleu du rêve prédomine.
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@ Euterpe
Merci de ta visite.
Je répondrai au tag dès que possible comme je l’ai expliqué chez toi. J’essaie de répartir les plages possibles d’utilisation de ma main; et comme je ne veux pas répondre à la légère…
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@ Marithé
Puis-je suggérer une piste: cette œuvre n’utilise t-elle pas le même registre d’émotion que tu avais apprécié chez Othoniel au Grand Palais? Il y a dans les transparences, les vides, les pleins une magie d’occupation de l’espace , une capacité à générer du rêve même si les moyens sont différents: nous sommes ici dans le mouvement et le caractère éphémère de l’instant.Il y avait plus d’opulence me semble-t-il chez Othoniel.
juillet 1st, 2012 at 15 h 47 min
A n’en pas douter, il y a un lien … Othoniel était plus dans les rondeurs des boules , mais le rêve généré et les émotions suscitées doivent jouer, effectivement, sur les même cordes …
Cette œuvre a des mouvements, des éclats, des couleurs, un volume, des variations, une magie et une musique bien particulière … qui titillent toutes les perceptions … Effectivement, l’œil, l’oreille, la pensée… restent en alerte !!!
juillet 4th, 2012 at 8 h 34 min
@ Marithé
je pense comme toi.
Merci de ta visite, alors que tu es toi-même en pleine exposition.Mes pensées t’accompagnent ainsi…que mes poèmes.
http://cerisemarithe.wordpress.com/2012/06/28/exposition-marithe/
juillet 5th, 2012 at 9 h 16 min
Beau jeu de mouvements, de sonorités et de lumières
juillet 5th, 2012 at 15 h 59 min
@ Danièle
je reverrai demain l’exposition…
J’ai enfin « rencontré » le livre issu de vos trois voix et plumes qui résonne de si beaux haïkus. C’est une plongée dans un monde merveilleux et délicat aux illustrations d’herbier tout à fait en harmonie.
Bravo.
Pour mémoire, à l’intention de ceux qui passent ici: »3 FEUILLES SUR LA TREILLE » JANICK BELLEAU/ DANIÈLE DUTEIL/ MONIQUE MÉRABET aux éditions L’IROLI.
http://www.editions-liroli.net/z_treille.htm
juillet 9th, 2012 at 10 h 16 min
Un grand merci pour tout
J’essaierais de garder « Nuages » aussi longtemps que le sentiment de partager quelque chose d’utile continue vivant.
Merci por ton billet.
juillet 9th, 2012 at 16 h 35 min
@ Armando
mes pensées t’accompagnent.
Merci à toi pour tout ce que tu donnes.