Archive for mars, 2013

DERNIERS Reflets d’hiver en écho

Jeudi, mars 28th, 2013

givre 02

 

photo J Ladrat

La fuite éperdue du givre

 

Les langues en écailles de nacre

Effeuillent les vitres opaques

 Où crissent nos consciences.

Tous ces chemins pétioles

Cèdent  aux aubes brûlantes.

 Seul, le merle visionnaire

A pris dans son bec mélodieux

 La promesse de l’aiguille pendulaire

Qui pointe vers le printemps.

Maïté L

***

J’aurais voulu vous parler  de printemps.

SAGINE aussi l’aurait souhaité

Mais il faut vivre avec son « temps »!

Aussi pouvez-vous retrouver la voix de SAGINE sur son blog

 ainsi que ses choix, sa contribution à

une BIBLIOTHÈQUE SONORE de qualité.

***

J’ai été séduite par sa voix un jour.

Elle a été séduite par mes « REFLETS D’HIVER »

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/01/22/je-dialogue-dombres-et-reflets/

***

Rendez-lui visite

Sur son blog:

« DE MES YEUX à MES OREILLES »

et si comme moi, vous avez des non-voyants dans votre entourage,

Ou simplement des envies de faire vivre et découvrir la littérature et

les coups de cœur de SAGINE

***

Grâce à la magie de sa voix

faites-circuler le lien vers son blog.

Merci.

http://mesyeuxvosoreilles.blogspot.fr/2013/03/reflets-dhiver.html

 

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ET LE PRINTEMPS APPORTA SON VENT DE POÉSIE SANS FRONTIÈRES…

Vendredi, mars 22nd, 2013

«  Que faut-il donc

pour faire de l’homme

un poème ouvert à tout vent ? »

Il faut sans doute

 « D’un geste et d’un regard

Donner raison

A la beauté de l’autre

 

Affamer chaque instant

 

Voilà maçon

De la pierre à bâtir. »

Jean-Pierre Siméon

***

Copie de DSC_0603

Je ne m’y attendais pas ; j’ai reçu un peu de magie dans mon quotidien, quelque connivence venue illuminer la grisaille de fin d’hiver, un pont de partage .

 Tresser des liens de papier venu tout droit d’Inde, choisir du tissu de couleurs à caresser.

 En faire des rouleaux, des carnets à confidences , réaliser une carte postale, une carte postée dans un temps volé au temps, après avoir été si finement brodée, fleurie en guirlande de fleurettes si délicates.

Recevoir des airs d’ailleurs au parfum d’orange et d’anis, des perles roulant sous les doigts, un petit haïku personnel et une citation de Christian Bobin…dont le dernier livre paru et  commandé a pris, en ce qui me concerne le chemin des champs, puisqu’il se fait désirer !

Le tout, dont chaque détail avait été pensé par Anne à mon intention, fut livré dans  cette enveloppe aux couleurs anis-printemps-espoir-fraîcheur des sentiments, reçue  la veille du jour marquant la nouvelle saison.

Copie de DSC_0594

Merci Anne. Une veilleuse d’humanité et d’amitié  répond à ma faim d’instants de vie poétiquement vécus.Vous la retrouverez ici dans son univers de création qui m’enchante ici:

http://quilt007.free.fr/wordpress3/

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DSC_0530

 

 http://www.sudouest.fr/2012/01/19/francoise-laly-et-les-ecrivains-latino-americains-609211-2752.php

Comme un bonheur ne vient jamais seul et que je crois aux séries, aux coïncidences, j’enchaînai  la trame poétique et littéraire avec une rencontre.

Il y eut, hier et avant-hier, dans le cadre de la Maison des Cinq sens,

http://www.maisondes5sens.fr/

 

ma deuxième maison, en quelque sorte, cette rencontre avec une voyageuse, traductrice, poète,peintre romancière ; une personnalité lumineuse qui répand la parole venue de l’Amérique du Sud : Françoise Laly.

Qu’ai-je trouvé dans cet univers si différent du mien, mais auquel je me rattache cependant par la langue espagnole ?  L’absence de frontières, une langue qui m’est chère, même si  je ne fais plus que la lire, le désir de voyage littéraire et contemporain.

Dans cette exposition  conçue par  en partenariat avec les auteurs argentins et chiliens que je ne fais qu’évoquer ici (à lire sur sur le blog de la Maison des Cinq Sens),

 j’ai mis mes pas dans les traces de la voyageuse : elle a quelque chose des pèlerins évoqués récemment dans mes billets précédents par son charisme, son amour du voyage, son énergie à faire vivre cette littérature si proche et j’ai trouvé :

des livres susurrant l’ailleurs ; des livres imprimés de pensées profondes et de trames à épouser, des haïkus sans frontière, de ceux qui ont bourlingué et voyagé au-dessus de l’océan Atlantique.

En un mot j’ai aimé cette fenêtre donnant généreusement vers l’horizon poétique.

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Pourquoi  faire un lien entre l’artis-Anne , Françoise Laly et Jean-Pierre Siméon ?

J’ai trouvé dans le recueil de poèmes de Françoise Laly intitulé DICHO LIMITADO/ PAROLE LIMITÉE

Cet extrait de poème ; Il dit Françoise mais il me parle aussi d’Anne et de son amour pour L’Inde

« Elle portait des fleurs dans sa poche

Et les corps de soie vierge

La regardaient passer.

L’arc de ses cheveux

Dessinait sa prochaine planète

Et le dernier rire ébauché

Entre ses dents.

***

Llevó flores en su bolsillo

Y los cuerpos de seda virgen

la miraban pasar.

El arco de sus cabellos

dibujó su próxomo planeta

y la última risa que esbozó

 entre sus dientes… » Françoise Laly

Quant à Jean-Pierre Siméon, il reste pour moi le poète à l’origine du Printemps des poètes et celui qui a écrit  » SANS FRONTIÈRES FIXES« .

A toutes les rencontres, à celles et ceux qui nous font citoyens des songes, citoyens du monde

Sans frontières

Merci/ Gracias.

Maïté L

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http://www.maisondes5sens.fr/article-une-exposition-ouverte-sur-le-monde-avec-fran-oise-laly-116359180.html

http://www.maisondes5sens.fr/article-un-pont-par-dessus-l-atlantique-116431824.html

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Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure…

Lundi, mars 18th, 2013

01

Il y a des petits ponts tranquilles qui prennent leurs aises sous le couvert du vent : on les franchit allègrement, sûrs de retrouver le solaire présent, le pied  foulant la chlorophylle aux senteurs diffuses. Sous le couvert du vert et du ciel, bon appétit la vie.

02

Il y a des affects dentelle, zig-zag de vie, serpents d’eaux claires migratoires, blancheur en devenir entre deux eaux : la morte et la vive ; impossible d’agripper cependant les reflets sous peine de mouiller sa chemise en vain. Tout est vibratoire et cille parme, bleutée saison où fleurissent les pervenches.

03

Il y a des châteaux sous l’orage, des ponts qui grondent, des figures hardies, des défis interdits par ciel noir zébré, l’escalade des prouesses ourdies dans le miroir de l’œil complice et l’obligation ressentie de se détourner pour ne pas pousser à la fracasse.

04

Quelque part dans le monde, il y a ce pont sur le fleuve, le plus long chemin passant par l’arche : prise de risque, échanges inaudibles mais forts avec la personne cheminant au bas du pont, côté fleuve; stupéfaction de l’œil réflexe, soulagement que le vent n’ait pas emporté le fétu de paille.

05

Il y a bien évidemment ce pont dont on parle beaucoup ces jours-ci : Le plus grand pont levant d’Europe ; Bordeaux, ville de lumières, vient d’en ajouter un pour taquiner la Garonne, jouer avec le ciel afin d’unir une fois de plus les deux rives. Pas de photo récente. Celle-ci date de janvier. Elle nous donne un aperçu. Il faudra attendre le beau temps, les effets de foule estompés et des circonstances plus favorables pour l’apprivoiser.

et pour voir de très belles photos de ce pont dans tous ses états, voici le blog d’Alain de Cal, témoin de l’évolution de la ville:

http://www.bordeauxphotopassion.fr/bx/13/index.html

 

Au bord de l’Eau Bourde depuis Cayac

Mardi, mars 5th, 2013

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Au bord de L’Eau Bourde

Cheminement

Dans l’œil du vert

Sous couvert du vent.

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L’Eau Bourde est une jolie rivière de la communauté urbaine bordelaise ; 5 communes sont arrosées par cet affluent de la rive gauche de la Garonne.

Autrefois haut lieu d’activités, notamment pour moudre le grain des habitants contre redevance (droit de ban), l’Eau Bourde garde le souvenir des moulins qui appartenaient à des nobles ou des communautés ecclésiastiques. Presque tous les moulins ont disparu tout au long de ses chemins ombragés. On peut cependant encore voir un moulin restauré avec sa roue à aube et son bief.

Les moulins pratiquèrent ensuite d’autres activités : fabrique de chocolat, de pains de glace, d’engins explosifs, pulvérisation de silex, fabrique de tapis vendus sur place, tannerie au moulin de Cazaux de 1903 à 1955 (150 employés). Celui de Cayac fut le seul à rester jusqu’à la fin un moulin à farine.

Aujourd’hui, le chemin de l’Eau Bourde est un chemin très fréquenté, dès que revient le beau temps !

Qu’i passe gén coum sou camin de Sen-Jacques. (se dit d’un chemin très fréquenté)

Ou avec une autre formulation:

Tan bau lou camin de Sen-Jacques !

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A la source de L’Eau Bourde, dans le parc des Sources de Cestas, on pouvait voir avant la mémorable tempête qui eut raison de son chêne multi séculaire, un panneau indiquant que Napoléon et ses troupes avaient bivouaqué là, sur le chemin de L’Espagne.

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L’Eau Bourde serpente sur 22,5 km ; on rencontre sur ses berges une grande richesse d’arbres : chênes, châtaigniers, aulnes, frênes et saules. On peut aussi observer des érables champêtres, des charmes, des trembles, des ifs, des peupliers, de l’aubépine, des pins sylvestres. Voici quel est le royaume des poules d’eau, martins pêcheurs, (il m’a été donné d’en apercevoir un sans pouvoir le photographier) hérons, tortues de marais. La rivière est paraît-il, d’après les pêcheurs, le territoire du goujon, du chevaine et du gardon mais aussi de la loche franche, de l’anguille, du chabot, de la lamproie de planer et du vairon.

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J’aime tout particulièrement ses reflets, la multitude d’approches rendue possible grâce aux différents parcs qui la jalonnent dans une grande coulée verte, ses passerelles, ses visages si différents selon les saisons. Rendez-vous compte : elle a même son « Petit-Arcachon » et sa plage sablonneuse de poche, pour ceux qui ne peuvent (ou ne veulent) profiter du Grand.

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Je vous laisse vagabonder sur ses chuchotis, ses éclats surpris entre les arbres, sa géométrie poétique, ses souvenirs ; ses silences sur ses bancs accueillants ;

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je vous laisse imaginer ses rencontres insolites : un chat à vélo (mais oui, vous lisez bien !), ses chiens , ses marcheurs nordiques, ses enfants en vacances et centre aéré, ses heureux riverains et les habitants du coin tout étonnés de rencontrer l’intérêt de « bordelais »(ils ont tôt fait de nous qualifier, nous bordelais d’adoption !)

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Je ne sais pas si les pèlerins ont suivi les bords de l’Eau Bourde, ailleurs qu’à Cayac, Cestas… ou s’ils n’ont fait que traverser la rivière.

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 Il m’a semblé que le paysage devait être si important à leurs yeux en fonction du temps que  j’ai cherché chez

FELIX ARNAUDIN,

dans son RECUEIL DE PROVERBES DE LA GRANDE LANDE

des mots immémoriaux dans la langue gasconne, celle qui venait à l’oreille des pèlerins du Moyen-Âge.

Lou diabble que danse sous parcs.(l’ardeur du soleil est telle qu’elle fait trembler

l’air sur le toit des bergeries)

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Lou renart que se maride.(Le renard se marie, temps de soleil et de pluie)

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Lou téms qu’a l’amne negue.(Le ciel est noir, il médite un mauvais coup, littéralement il a l’âme noire)

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Mourane que hey bragué.(Mourane est le nom d’une vache donné au ciel, vache qui a le pis gonflé à l’approche du vêlage , comme le ciel où les nuages s’amoncellent)

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Héy pa sou, ni pluye, ni bén:

Semble esta les dames en un coumbén.(Il n’y a ni soleil, ni pluie ni vent, comme chez les dames du couvent…ça ne bouge pas; se dit d’un ciel couvert et temps doux)

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en été

 ****adichats!