Archive for 2017

Des ponts à Bordeaux, des hommes, des femmes…

mercredi, mai 17th, 2017

Des ponts sur la Garonne.

Des hommes et des femmes les ont construits.

Des hommes et des femmes les entretiennent.

Des hommes et des femmes les empruntent pour leur travail, leurs loisirs.

Pour certains ils sont synonymes de départ en vacances du nord vers le sud.

Des hommes et des femmes aiment leur proximité- j’en fais partie-

Certains sont même éphémères…

Certains ont à cœur de les immortaliser, de les représenter.

Le pont d’Aquitaine

Le pont d’Aquitaine vu depuis la Garonne

Le 6 mai 1697, il y a 50 ans le Pont d’Aquitaine était inauguré à Bordeaux après 7 ans de travaux et je me souviens…

J’étais au collège dans le département voisin des Landes. Nos professeurs organisaient des sorties qui sont restées gravées dans mon souvenir. On nous amena donc un jour en autobus, à la découverte de la ville de Bordeaux ; monsieur Chaban-Delmas en était maire. La ville était déjà en pleine mutation : nous avons foulé le pont d’Aquitaine juste avant qu’il ne fût ouvert à la circulation (L’essai de charge a été effectué le 1er avril 1967). Ensuite, on nous montra la maquette d’un nouveau quartier : Mériadeck avant d’aller constater l’évolution du vieux quartier en pleine démolition. La journée se termina par une balade sur la Garonne, dans le port de la Lune, sans doute pour prendre la mesure depuis le fleuve de l’emprise du Pont d’Aquitaine… mais là, ma mémoire marque ses limites.

En tous cas, ce fut mon premier contact avec cette Garonne que j’aime. Malheureusement, je ne possède aucune photo de l ‘époque. Cependant le journal Sud-Ouest a célébré récemment l’événement avec des photos en noir et blanc, émouvantes pour moi.

D’autres ponts plus accessibles ont fait l’objet sur mon site de billets, notamment le pont de pierre(1822)

un pont dans la ville, vu depuis la flèche Saint Michel

 

un pont poétique à souhait

pont dessiné par Xavier Aubinaud à ma demande. Xavier a fait une force de son lourd handicap; il dessine à partir de cartes postales, sans voir les couleurs. C’est sa façon de s’exprimer.

 

le pont de pierre mythique représenté par Cerisemarithé,d’après une de mes photos et qu’elle nous a gentiment offert. Nous étions très émus de voir notre collection de ponts s’enrichir encore une fois en toute amitié.

Vous pouvez retrouver aussi le pont de pierre ici:

République, il finit par prendre son nom.

http://www.eclats-de-mots.fr/category/le-pont-de-pierre/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/02/10/le-pont-de-pierre-saupoudre-de-neige-et-autres-pensees/

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/02/05/le-pont-de-pierre-un-embrouillardmini-3/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/01/28/le-pont-de-pierre-2-lobjet-de-toutes-les-attentions/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/01/21/le-pont-de-pierre-1/

 

 

Le dernier construit : le pont Chaban-Delmas.

 

vue depuis le parking des Hangars

le pont Chaban-Delmas de nuit

Ses lumières, ses reflets.

Le Pont Chaban-Delmas représenté par Cerisemarithé. Le petit dernier arrivé au printemps et qui nous a gentiment été offert. Admirez les reflets, le traitement tout personnel de la représentation et l’Hermione bien accompagnée arrivant dans le port de la Lune. Encore une fois, nous avons été émus, comblés. Nous adressons tous nos remerciements à Marithé qui a su si bien nous surprendre tout en nous associant aux différentes étapes de l’élaboration du tableau.

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/05/07/bordeaux-et-le-pont-chaban-delmas-en-poesie-1/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/05/16/du-pont-bacalan-bastide-au-pont-chaban-delmas-naissance-dun-pont-2/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/05/23/un-pont-des-ponts-le-pont-chaban-delmas/

Je ne vous ai pas parlé des autres ponts:

Le pont Saint-Jean, pont à poutres (4 avril 1965)

Pont Saint-Jean et passerelle Eiffel vus depuis la flèche Saint Michel

 

Sous la passerelle Eiffel

vue de côté

les « pieds » dans l’eau

La passerelle Eiffel, qui jouxte le pont Saint-Jean ancien pont métallique ferroviaire construit de 1858 à 1860. Elle a été conçue par Stanislas de la Laroche-Tolay avec Paul Régnault comme ingénieur en chef ; Gustave Eiffel en assure la conduite des travaux.

vue entre les piles du pont François Mitterrand

la barge transportant les pièces de construction de l’Airbus passe sous le pont François Mitterrand

Le pont François Mitterrand, pont à poutre-caisson, pont autoroutier ;Il fut nommé au départ pont d’Arcins , car proche de l’île du même nom mais inauguré  le 7 décembre 1993 par le président de la République, il finit par prendre son nom.

sur les berges de la Garonne, près du pont François Mitterrand

Je n’oublie pas, pour terminer, cette passerelle éphémère qui a compté dans le cœur des bordelais:

L’architecte Didier Faustino a imaginé Evento, première biennale d’architecture et d’arts urbains 9 au 19 octobre 2009 à Bordeaux. L’architecte japonais Tadashi Kawamata soutenu par le mécénat de  l’entreprise FP Bois y développa un concept de passerelle en pin maritime des Landes qui reliait la Place des Quinconces et les quais . 4 à  5 semaines furent nécessaires pour la pose de cette passerelle de 5 mètres de hauteur, 120 mètres de long et 12 mètres de large, qui mit en oeuvre 500m3 de bois issus du projet ABOVE (aboutage de bois vert). Ce fut une vitrine technologique pour le savoir-faire de FP Bois en matière de collage de bois vert sans séchage préalable qui permet d ‘obtenir des poutres de grandes dimensions en pin maritime.

passerelle Kawamata

La passerelle et quelques symboles de Bordeaux

 

 

Notre printemps océanique

dimanche, mars 19th, 2017

Notre printemps océanique

Toc, toc, toc !

C’est le printemps,

Pétales roses et pétales blancs !

Chatons de saule et mimosa

Se sont éclipsés

Au bord des routes,

 Et dans les sous-bois.

Au ras du sol : la primevère

Soit le troisième œil,

Celui qui, de son sourire

Annonce le retour du beau temps.

Dans mon jardin

Narcisses ou pervenches

Et corolles au vent,

Coronilles jaune lumière,

Jacinthes en rang serrés

Et par-ci, par-là

Des arbustes vaporeux

Posés en pointillés

Sur fin d’hiver déshabillé.

Ailleurs, une profusion

De buissons japonais

Et de généreux camélias.

Toc, toc, toc !

C’est le printemps !
pétales roses et pétales blancs

Ô mon ciel bleu

Depuis si longtemps le prunus t’attendait…

Mais tout cela ne dure qu’un instant

Quand souffle le vent

Quand survient la pluie

De pétales roses, de pétales blancs !

Tandis que coucous des bois

Et discret myosotis

S’invitent aux abords

Du blanc buisson de perles,

La mésange regagne son nichoir

Les merles sautillent dans la prairie

Entre les pissenlits aux dents de lion

Et les pâquerettes à profusion.

Le printemps va et vient

Entre chapeau de paille et parapluie

Mais petit à petit la nature s’enhardit

Bientôt la froidure tombera dans l’oubli,

Déjà… je vois poindre les premiers coquelicots :

Le printemps fait son numéro !

♠Maïté L/ printemps 2017♠

Merci d’aller voir chez Fifi comme le printemps est beau!

https://aufilafil.blogspot.fr/2017/04/enumeration-printaniere.html

DésaCorps, une exposition remarquable de l’EHPAD La Maison de Fontaudin à Pessac

vendredi, février 17th, 2017

DésaCorps

Désaccords entre le corps qui vieillit et la tête qui ne perd pas une miette de son enfance ; Des accords malgré tout parce que le résultat est époustouflant.

et si l’on dansait

Des corps à corps ; des corps à cris ; des corps à vivre, à supporter, à sourire et à rire le plus souvent possible.

duo

Oui, bien sûr parfois la mémoire s’en va laissant des bulles de vide, des blancs, des points d’interrogation, des points de suspension. Silences toujours.

Et puis soudain du mouvement, du projet où dansent les corps, aux mains qui s’affairent, semaine après semaine, mois après mois… PUIS surgit la parole.

en avant la musique

Celle de Yves, Madeleine, Paulette, Reine, Marie-Josée, Félix, Christiane, Edith ; précieuse dans ce qu’elle imagine, ce qu’elle dit et ne dit pas, ce qu’elle cache du naufrage de la vieillesse et celle qui dit le bonheur d’être là, de vivre.

swing

en accord

tous réunis

C’est tout cela que l’on ressent en entrant dans l’exposition DésaCorps à la médiathèque Jacques Ellul de Pessac (Gironde). Tout à coup nous voilà en proie à l’émotion, alors que la musique d’antan nous accompagne. Nous entrons dans l’intimité de ces personnes de L’EHPAD La Maison de Fontaudin, toujours à Pessac ; nous entrons dans le projet de leurs accompagnants qui y ont cru et l’ont mené à son terme.

attentive

Il s’agit là d’un projet de longue haleine où les mains ont pétri, façonné, malaxé, où les acteurs se sont confrontés à la difficulté de la réalisation, celle qui crée un abîme entre le corps vécu, imaginé, représenté en deux dimensions par le biais de la photo avant de parvenir à le traduire en trois dimensions. Mais il y avait aussi le corps à saisir en mouvement au cours du bal festif: difficulté supplémentaire!

au piano

Il y a aussi les « petites souris » qui ont guetté chaque instant et nous donnent à voir l’album de l’avancement du projet, toutes les expressions et la concentration des acteurs.

chaque histoire est singulière

face à face

Justement, ces fameux traits du visage, ces particularités de la silhouette, il fallait les croquer et faire émerger la beauté du geste, la beauté intrinsèque à chacun. Avoir habillé chaque sculpture avec les habits portés par leur double humain nous projette dans une tranche de vie ; le décor soigné, coloré, chaleureux est aussi un témoignage des jeunes années de nos anciens.

D’aucuns ont compris l’importance du regard « Tant que ses yeux ne parlent pas, on ne peut saisir qui elle est ». Ce regard qui nous caractérise, qui n’appartient qu’à nous et nous accompagne jusqu’au dernier jour, laisse entrer la lumière, la joie et restitue au centuple ces précieuses expériences de vie.

Il me reste à saluer aussi bien ceux qui font bouger la vie à l ‘EHPAD avec un projet d’une telle sensibilité et d’une telle ampleur ainsi que les participants.

L’exposition se termine à la médiathèque Jacques Ellul mais elle ira réveiller d’autres consciences ailleurs.

Merci.

Il y eut ceux de passage qui se prirent au jeu du dialogue, du mouvement:

on se connaît?

tu te rappelles le bon vieux temps?

Du lieu à l’âme et vice-versa

jeudi, janvier 26th, 2017

 

« Vers le soir, les eaux du fleuve sont au rendez-vous du couchant. Elles consentent à se muer en nuages flamboyants, selon les lois de la transfiguration. L’univers, immensément là, se montre un instant miraculeusement émouvant ; et quelqu’un perdu là, au sein de l’éternité, un instant l’a vu et s’est ému. Tout cela relève, je le sais, de l’âme. Je me reporte alors à cet instant d’il y a près de quarante ans. »

FRANÇOIS CHENG/ DE L’ÂME / ALBIN MICHEL

François Cheng écrit depuis la Touraine la première lettre à une amie perdue de vue depuis un certain nombre d’années et retrouvée qui vient de l’interpeller au sujet de l’âme.

Voici la réponse de François Cheng : « Votre phrase : « Sur le tard, je me découvre une âme », je crois l’avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l’avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques- uns de mes textes et poèmes, j’avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m’interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi… »

Pour notre plus grand bonheur de lecture et de réflexion.

Un essai de définition de ce grand homme que j’admire.

« L’âme est la marque indélébile de l’unicité de chaque personne humaine »/ TROISIÈME LETTRE

 

 

Nous voici de passage, venus de la terre ferme

A l’heure où le crépuscule s’immisce dans l’inattendu,

Marie la terre et les eaux, aimante notre route.

Mariés aussi par ces trop rares instants précieux

Jaillis, d’entre bleus à l’âme et nuages mouvants

D’orange vanille pétillant à rose poudré fugace

Dans la douceur des secondes où se complaisent

Nos yeux dernièrement trop sollicités par les larmes.

Quelques Vols d’oie en silence. Échapperont-elles

À la sombre et patiente traque des hommes

Aux habits dont la vue me glacerait le sang ?

Au bord du lac paisible, la grâce du désert

S’étend entre les roseaux habillés du noir hiver.

Les nuages s’avancent, happent la fulgurance colorée

Leur signature d’eaux se perd dans leur gueule ouverte.

La plage est immobile, le port s’enfonce dans le noir

Les eaux en silence nous prennent par le cœur

Dans ce lieu magique qui a le pouvoir de panser nos blessures.

Maïté L

Sanguinet/ 21 01 2017

A voix nue / France Culture

 

1/5 L’enfance et l’adolescence

https://www.youtube.com/watch?v=HQwSl8JZv88

 

2/5 Paris et l’apprentissage du français

https://www.youtube.com/watch?v=AuXDtqXhIIA

 

3/5 La méditation

https://www.youtube.com/watch?v=GLjy1boRK8w

 

4/5 La beauté Le mal La mort

https://www.youtube.com/watch?v=MQ7AwJEHaqg

 

5/5 L’amitié l’amour la gastronomie

https://www.youtube.com/watch?v=D1mp1e0tDVM