Bordeaux Rive droite, autour de la caserne Niel, une grande déception de l’été 2017 -5-

Après l’heure, ce n’est plus l’heure… La Ville ne nous avait pas habitués à ça !

Autour de la caserne Niel, ancienne propriété de l’Armée, ceci expliquant sans doute ce qui suit…

Sur 5 ha de friche bientôt livrés à la construction, 4500 m2 de surface dans la partie arrière de la caserne Niel, ont été offerts à la création d’œuvres éphémères. Bientôt émergera un nouveau quartier dont l’Espace Darwin a été le point de départ. Durant un we du début de l’été, avec l’aval de la Ville et de la Métropole, a eu lieu le festival international de graff auquel ont participé 120 artistes locaux, nationaux et internationaux.

La première édition avait eu lieu l’an passé aux Bassins à flot et nous en avions bien profité. Cette année, nous n’avons pu nous rendre rive droite durant ce laps de temps où les artistes s’en donnaient à cœur joie : impératifs familiaux et très forte chaleur nous ont tenus éloignés de cette manifestation.

Quelques jours plus tard, nous sommes partis joyeusement rive droite avec la ferme intention de voir le résultat du street art et du land art mais nous nous sommes heurtés aux murs et barbelés. Impossible d’approcher. Je trouve dommage que nous ne puissions profiter du spectacle. J’aurais au moins pu espérer au cours de l’été, quelques visites guidées par la Ville, même sous haute surveillance.

Nous n’étions pas les seuls déçus car nous avons croisé d’autres personnes qui cherchaient où se trouvait l’entrée… En désespoir de cause, nous avons décidé de faire le tour de l’emplacement en crapahutant dans la friche et nous avons profité de quelques œuvres extérieures.

Je vous donne donc à voir ma moissons d’images… Mais après tout…

saisissant

détail d’une fresque imposante

au rythme de nos pas

un monde envoûtant

inquiétant

un monde disparu

Le grand chaos

Ensuite nous avons gagné l’Espace Darwin où se déroule actuellement le festival Climax. Nous étions encore naïfs à notre arrivée à Darwin; au point de croire que peut-être nous pourrions accéder à l’arrière par-là. Que nenni§ Il y avait même des vigiles pour dissuader toute velléité d’intrusion. Mais Darwin et la caserne Niel ont été depuis très longtemps un haut lieu pour le street art. C’est d’ici qu’est issu Zarb que nous avions suivi il y a 2 ans maintenant.

enfin l’ombre d’un artiste

très concentré

quelques œuvres ici ou là

dans des styles différents

beaucoup de travail de remplissage géométrique ici

la belle et le piaf

au milieu des ruines du lettrisme

fin… Juste du côté de la flèche, la vigile…

à suivre…

 

 

8 commentaires

  1. J’imagine ta déception; pourtant ce que tu nous donnes à voir est intéressant, coloré.
    Pour ma part, toujours à Marseille, je rentre de Nice et Menton, j’ai vu hier la belle expo Odon, Odon dont les médias ont peu parlé alors que son œuvre personnelle est une véritable œuvre personnelle, un cheminement intime et coloré. Il est mort 3 jours avant le vernissage de cette magnifique expo!

  2. Le street art a pour vocation d’être transgressif . Je ne comprends pas qu’un espace soit gardienné. Quel en est la raison ? A Paris le street Art est présent un peu partout. Il donne de l’animation urbaine, c’est comme une lumière. J’ai fait un parcours street art à Ivry sur Seine et à Vitry sur Seine. J’en conserve un souvenir merveilleux, j’avoue que j’en ai pris plein les yeux. Alors pourquoi priver les œuvres éphémères aux regards des passants.

  3. Tu as quand même réussi à nous montrer beaucoup de choses mais je comprends ta déception. Se heurter « aux murs et barbelés. » doit laisser une drôle d’impression quand on se réjouit de voir du street et du land art.
    Coup de coeur pour les yeux émerveillés de ta première image et pour « au milieu des ruines du lettrisme » pour ce contraste joyeux entre l’opacité de la peinture et la lumineuse transparence des carreaux qui offre le vert des branches.
    Bon dimanche, Maïté !
    Je t’embrasse.

  4. Bonjour chère Maïté, c’est dommage et je comprends que tu aies été déçu mais malgré tout, tu as fait de magnifiques photos que j’apprécie beaucoup. Il y a de la couleur et les idées fusent. J’aime beaucoup. Merci de ce beau partage 🙂
    Je te souhaite une douce fin d’après-midi en te souhaitant une belle semaine.
    Je t’embrasse ♥

  5. @ Anne
    retour vers toi, la voyageuse, après m’être informée sur Odon dont je n’avais jamais entendu parler.
    Sa démarche me paraît très intéressante et je suis sûre que la visite de cette exposition posthume va te donner encore plus d’idées.
    Merci pour cette découverte.
    *
    @ Sergio
    je pense que je n’avais pas compris, notamment en lisant la presse, que le caractère éphémère des œuvres l’était plus que jamais. J’ai gardé les articles et nulle part il n’est mentionné que le site ne serait pas visible ensuite.
    Lorsque, quelques jours après, nous sommes partis pour le voir, les ouvriers étaient déjà sur le site et commençaient les travaux.
    Sans doute est-ce une question de calendrier: le festival international doit avoir lieu à une date précise et le chantier ne « peut » attendre. Une histoire de promoteurs pressés?
    *
    @ Fifi
    heureusement aussi, par la suite nous avons vu d’autres lieux dévolus au street art accessibles au public et dont je me ferai l’écho plus tard.
    J’aime beaucoup aussi la photo du premier visage prise sur un mur bordant un parking.
    Pendant longtemps, la caserne Niel a été le théâtre des graffs et du street art sauvages, accessibles aux initiés, dans le sens premier du terme. Maintenant le street art se fait la plupart du temps au grand jour et a conquis ses lettres de noblesse, l’autre extrême étant de le trouver en galerie: là franchement j’aime moins.
    Merci Fifi; je t’embrasse.
    *
    @ Denise
    chère Denise, tu l’as bien compris, j’aime à travers ces rencontres voir les différentes tendances du street art, les différents courants. Cette variété est belle à voir, même si je m’interroge sur l’emploi des bombes aérosol de couleur, sur la nocivité des produits et que je déplore que ces mêmes bombes vides jonchent parfois le sol… Parfois, elles deviennent à leur tour, avec leur récupération une œuvre…
    Je te souhaite une bonne fin de semaine et te donne rendez-vous pour d’autres balades autour du street art.
    Je t’embrasse fort.

  6. J’ai affiché ton beau texte sous la première image que tu aimes. Merci Maïté ♥
    Nous partons aider la jeune maman qui a vraiment besoin d’être secondée
    A plus tard
    Je t’embrasse fort !

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