L’envers du décor : du street art aux Paysages imaginés-7-

l’Arena

Cette petite balade nous a conduits quai de la Souys, côté rive droite, quartier des rives de FLOIRAC où nous avons découvert L’ARENA, future salle de spectacle.

plan

Ce bâtiment voisinera dans quelques années avec un nouveau pont reliant FLOIRAC à BORDEAUX et BÈGLES. Son nom est déjà choisi : ce sera le pont SIMONE VEIL, en hommage à cette grande dame qui nous a quittés récemment.

portail d’entrée du chantier

En attendant, le chantier en bord de Garonne, constitue l’envers d’un décor enchanteur.

porte bien son nom.

Il est délimité par 600 m de barrières ; avec la complicité de l’entreprise DUBREUILH, de la Métropole de Bordeaux, de la mairie de Floirac, et le soutien du Ministère de la Culture, une fresque monumentale est née.

Imaginons…

le collectif

L’association ARTELI et les artistes ont mené à bien une mission afin de fédérer les habitants de ce quartier, de la ville, de les impliquer dans ce projet de rénovation urbaine. Les paroles récoltées auprès des habitants, des enfants d’une école et de leurs parents (130 personnes au total) ont été restituées plastiquement par les artistes associés :

MÉLANIE RIBAILLIER, directrice d’ARTELI et plasticienne,

le street artiste JONE,

le sculpteur JEAN FRANÇOIS ANDRÉ

la vedette de la fresque

coucou!

original

Nous avons trouvé là en cette fin d’été, une scène très animée où l’exotisme, l’humain ; le vivant et le rêve apportent leur touche poétique. Un livre à ciel ouvert, comme si artistes, personnages et habitants s’étaient unis pour se donner la main et raconter un futur le plus agréable possible.

La présentation du projet est inclue dans le décor; ici se dessine, se sculpte un paysage urbain entre ciel, terre et eau.

broderie d’or et transparence

 

Les végétaux sont omniprésents parce qu’il est important de leur donner une grande place dans le cadre à vivre. Comme des lianes, ils font lien et sont le fil conducteur des réalisations.

n’est-ce pas?

Des fenêtres mettent en scène l’arrière-plan.

Des sorties de cadre en nous projetant vers le ciel nous font voir le monde ambiant autrement, dans toutes les directions.

vers le pont de pierre

L’envers du décor est-ce le chantier, les abords de la Garonne neutralisés ou bien comme dans ces habits réversibles passons-nous de l’envers à l’endroit avec les belles photos du passé, la construction de l’Arena et du pont, la parole du présent se nourrissant du passé et du futur?

Quel décor voulons-nous pour nous et nos enfants rive droite?

un avenir en bleu?

ou en gris?

ENFIN un avenir émerge pour un lieu en friche ! quartier super, désiré, pluriel, Liaison enfin !

Des lettres et des mots font sens au milieu des animaux, des couleurs, du nom des artistes, du lettrisme toujours.

comme les intervenants, les habitants, les espoirs, les paysages…

Des onomatopées « vraoum » nous rappellent que notre monde est mouvement L’humour est omniprésent. Les expressions joliment illustrées expriment une qualité de vie. J’en ai relevé quelques unes :city zen, zen, cool.

Mais ce qui me paraît très important ce sont ces liens dont le concept de pont s’entoure : complicité, joie, pont, liaison, fleuve, Garonne, échanges, trait d’union, échanges, rive

Merci à ces artistes qui nous enchantent grâce à leur inventivité et à la fraîcheur de leurs réalisations.De plus , je trouve excellente l’idée de rencontrer là un sculpteur.

Merci pour ce trait d’union actuel et celui à venir.

ou

 

ET puis la signature des artistes: sympa!

Merci… Merci…

La fresque est visible jusqu’au 30 juin…2020

16 commentaires

  1. C’est absolument génial…quelle imagination pour faire vivre cette palissade. Comme tu dis, un lien humain et nature, sourires et cieux.
    Un tout grand merci, je t’embrasse

  2. @ Colo
    merci d’avoir partagé le livre du chantier. Se promener dans un sens, saisir les détails, profiter de l’ensemble en prenant du recul fut un grand plaisir, sous un soleil agréable de fin d’été.
    Je t’embrasse.

  3. @ Anne
    c’est génial… Je suis sûre que tu peux piocher des idées aussi et je comprends que les « broderies d’or » te parlent.En parcourant cette fresque monumentale, on se sent dynamisés, sans doute d etout ce dont elle est porteuse en amont.
    Je t’embrasse.

  4. Je découvre avec plaisir ton nouvel espace de mots et d’images ! Que d’interventions originales et surprenantes, merci pour toutes ces photos.

  5. @Pastelle

    Et nous retrouverons deux des artistes ailleurs un peu plus tard, pour notre plus grand bonheur dans une exposition en forme d’installation.

  6. @ Tania

    Le temps me manque pour me faire l’écho de toutes mes rencontres et tant mieux si ce nouvel espace d’Eclats de mots te plaît; cependant, il a besoin que je lui accorde un peu de temps pour apporter encore quelques aménagements.

  7. Mes amitiés chère Maria-D. Merci d’être passée.
    Je ne suis pas très présente et je m’échappe à nouveau vers d’autres horizons, non sans avoir croisé la route à nouveau de Jone et Jean-François André dans une expo.

  8. Quel reportage ! Dans cette promenade monumentale j’aime tout particulièrement les percées vers le ciel et la nature, les « dépassements » souriants dans l’espace, l’omniprésence du bleu. Un parcours enchanté ♥♥

  9. Bonjour chère Fifi
    merci pour ce commentaire autour de ce parcours »enchanté » , c’est le terme.
    Je reviens vers mon site après de nombreuses absences.

  10. Bonsoir chère Maïté, j’aime infiniment ta nouvelle présentation. Tes photos sont superbes et bravo à ces artistes pour leurs créations.
    Je te souhaite une douce soirée et mes bisous ♥

  11. Ce que j’aime dans le street art est le caractère éphémère des œuvres. Ceci implique que les artistes travaillent en liberté selon leur inspirations, leurs aspirations, leurs styles. Loin de toute considération mercantile. En ce sens le street art est la forme d’art la plus créative du moment. Souvent autodidactes, mais pas toujours, les artistes sont en rupture avec une société où tout se monnaie. Souvent le système essaie de les récupérer mais les purs et durs refusent de rentrer dans le système. Ils préfèrent le caractère éphémère en affirmant leur style. Certains artistes ont un style directement reconnaissable en ce sens ils quittent l’anonymat pour la notoriété à travers un pseudonyme. Cependant, très souvent, ils cachent délibérément leur patronyme pour rester dans l’anonymat.

  12. @ Serge
    Ton commentaire est très pertinent; c’est d’ailleurs pour cela que d’une part j’aime l’esprit du street art et que d’autre part, j’ai un peu de mal lorsqu’il se laisse enfermer dans une galerie . Le seul avantage que j’y ai vu lorsque cela s’est produit consistait à découvrir l’éventail des styles et dans ce cas, je ne dédaigne pas l’aspect didactique . Oui, certains artistes ont un style, du style et il est amusant de reconnaître leurs œuvres.
    Merci, Serge.

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