Archive for the ‘Photo & Poésie’ Category

Pour la nuit de NOËL…

Vendredi, décembre 23rd, 2011

En attendant NOËL, qui sera , cette année une fête dans la maison, autour des petits pieds, des petites maisons et des grelots qui tintent, j’ai ressorti les calendriers :gling , gling, c’est déjà l’hiver.

Voyons dans la poche du 23 la comptine du jour!Je vous la donne plus bas.

En nous souvenant que nos ancêtres déposaient un sabot au pied du sapin pour recevoir une orange. Sabots de paysans, sabots de lutins, sabots de petite file qui se tordait les chevilles.

Classique cette année, du rouge et du vert et des ciseaux magiques pour des flocons de neige d’ailleurs, tous différents.

Tout doucement le soir descend sur la maison où dès l’abord les guirlandes vous accueillent. Petites lumières dans la nuit: c’est ici.

Vous l’aurez compris, je me consacre à de petits pieds explorateurs qui partent à l’aventure de la maison , des petites mains, des joues câlines et des rires aux éclats. Ici, on aime les éclats: de mots, de lumières, de joies, d’amitié. Aussi, je remercie tous ceux qui passent ici un jour ou l’autre et qui laissent des empreintes dans ces pages. Je vous souhaite de bonnes fêtes. Je suis, par voie de conséquence moins présente à la lecture des différents blogs. J’arrive à les visiter peu à peu mais je laisse moins de traces.

J’ai attendu cet instant pendant des mois. Je pense qu’il me faudra attendre pour qu’il  revienne… donc voilà.

Amitiés à tous.

Père Noël surpris sur ma route

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une des petites comptines de NOËL de ma collection lorsque dans une vie antérieure, je pratiquais de la sorte avec les enfants:

Pour que la nuit de Noël

Soit encore plus belle,

Tout le monde a besoin

D’un ami, d’un copain…

Même les sorcières, les lutins,

Les fées, les diablotins,

Et par-dessus tout les grands loups,

Que l’on chasse de partout.

La comptine appartient à la tradition orale. Bien à vous: Maïté L

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Liberté, liberté…

Dimanche, décembre 18th, 2011

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Il y a quelques jours à peine:

Elles vont et viennent les feuilles du cerisier

derrière les grilles

L’automne s’approche de l’hiver à pas roussis

de l’or, des oranges et des soupirs de vent

De douces musiques, imperceptibles facettes diamant.

« Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune un véritable soleil. »/PICASSO

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Lui,

Mort-vivant

fidèle, dans sa lande solitaire

en danseuse

cambrée

tout le temps

Je le vois

de loin

Je l’aime

si fragile

Joachim part

Lui toujours là

Jusqu’à quand?

« Sous le ciel il n’y a rien qui soit stable rien qui ne dure à jamais » CONFUCIUS

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Liberté, liberté

Des oliviers

à la fin

de l’été

Je rêve

de ces paysages

visages de l’été

que je ne verrai jamais.

« L’impossible nous ne l’atteignons pas, mais il nous sert de lanterne »/RENÉ CHAR /Feuillets d’Hypnos

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Cerisier en décembre et arbre solilande: Maïté L

Bords de mer de rêve :cadeau LV

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MELOCROQ= CROQ’NOTES + MELOCOTON

Lundi, décembre 12th, 2011

 

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http://sites.google.com/site/croqnotespessac/

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Pour écouter la chorale:

http://sites.google.com/site/croqnotespessac/Accueil-croqnotes-pessac/musique-cd

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et aussi:

http://www.youtube.com/watch?v=d1aH1XXHlDM

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LA SIGNIFICATION DU MUR QUI TOMBE:

En référence à la chanson »The Wall » des Pink Floyd que nous avons chantée, et qui fut ce soir-là, une de nos passerelles  musicales.

Nous voulions abattre celui qui existe entre la chanson et le rock, étendre à toutes les musiques et surtout donner à penser à tous ces murs qui existent dans le monde et qui finiront peut-être comme celui de Berlin… Qui sait?

C’était notre ambition et notre message »

Anne-Marie



Pour en savoir plus sur la chorale Croq’Notes et le groupe Melocoton qui se sont unis pour un spectacle nouveau le 2 décembre:

http://alienor.multiply.com/photos/album/306/306

photos  Maïté L

 

Sans interdit la marée

Dimanche, décembre 4th, 2011

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Le sens des marées

Nuages au ciel nuages en mer bleu au ciel bleu en mer

une tache blanche celle du pêcheur de loin je la regarde

les heures passées en mer passées au soleil en mer

la houle à portée de main la brise me pousse à rentrer

Peaux noires peaux blanches le ciel réunit les deux mondes

tout autour montagnes d’automne l’océan est au milieu

longtemps les marées ont rythmé la vie

Au centre un point rouge des vêtements noirs troués de rouge

blancs des mille teintes de la nuit on entend le souffle de l’eau

les sentiers demeurent invisibles en dehors de la marche

 

La mer et la terre se rejoignent aux falaises de Xodre

entre les racines en plein sable l’une et l’autre se marient

silence et ressac comme réveil au matin

contempler cela donne le sens des marées

 

NICOLAS KURTOVITCH/ Inédit 2010

OUTREMER TROIS OCÉANS EN POÉSIE

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Feuille après feuille pianote la vague

Sur la Morte, la saison

Aux couleurs de l’automne

Automne ment, dans un souffle du vent

Gémit et crève l’arpenteur du temps

D’espoir, des espoirs

 Où s’accrochent dans un bouillon nuage d’enfer

Marrons et malachite présence cuivrée.

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Tatoue le sable et t’emporte l’ocre

Ocre ment cependant,

Occulte ton visage, ton sourire, tes dents de loup

Ta peau salée, tes doigts rubans, tes yeux fermés.

Tremble la lie de tes pensées

Le rien, le vide sans cesse recommencé.

Marée sous le couvercle au front muselée

 Ses cheminées et soubresauts touchent la cale

Remuent sable et cristaux, coquillages et couteaux.

De l’eau atone, brisée au couchant et aux tempes grisées

Vois les images nous défier, les vagues feuler, trouer, vriller

Les heures du passé et le refrain lancinant en bouche avorté.

Inutile ment.

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 L’océan ne va pas plus loin que nos pieds et nos rêves

Deux mains apposées et la douceur du coton d’aimer

Quand l’ Ira  est Apaisée.

Au loin l’horizon inaccessible.

Le ciel inaccessible.

Le soir enterré

Au pied de la dune.

Paix  à lames    le courant   les mots   à la dérive…

Maïté L

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Et puis aussi pour le plaisir, chez Armando:

http://www.nuagesdephotos.com/2011/12/04/pour-maite/

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Dis-leur…

Jeudi, novembre 24th, 2011

DIS-LEUR

« Un oiseau passe

éclair de plumes

dans le courrier du crépuscule

VA

                    VOLE

                                                          ET DIS-LEUR

Dis-leur que les marées

ouvrent la serrure de nos mémoires

que parfois le passé souffle

pour attiser nos flammes

car un peuple qui oublie

ne connaît plus la couleur des jours

il va comme un aveugle dans la nuit du présent

dis-leur que nous passons d’île en île

sur le pont du soleil

mais il n’y aura jamais assez de lumière

pour éclairer

nos morts

dis-leur que nos mots vont de créole en créole

sur les épaules de la mer

mais qu’il n’y aura jamais assez de sel

pour brûler notre langue

VA

              VOLE

                                      ET DIS-LEUR »

….

ERNEST PÉPIN/ GUADELOUPE/OUTREMER TROIS OCÉANS EN POÉSIE

ÉDITIONS BRUNO DOUCEY

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Dis-leur

 Que de la vague Venise

Le carnaval marin masque l’amer

Les yeux, la crête la gorge tremblent

Sur l’enclume se forge le bras de fer au marteau de l’amarrée.

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Dis-leur…

 Que chutent lisses les eaux sans retenue

Les vagues  au coude à coude.

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Dis-leur…

Que Gemme l’Agate au cœur

Dis-leur que je cherche la lumière

Dans le passé

Dans le présent.

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Maïté L

Je respire, je suis libre….Mes yeux parcourent sans se lasser…

Dimanche, novembre 20th, 2011

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« Le soleil maintenant brûle mon visage, brûle mes yeux. la mer est si belle, avec sa houle lente qui vient de l’autre bout du monde. Les vagues cognent contre la côte en faisant un bruit d’eau profonde. Je ne pense plus à rien. Je regarde, mes yeux parcourent sans se lasser la ligne nette de l’horizon, scrutent la mer balayée par le vent, le ciel nu. Je veux voir arriver le bateau italien, je veux être la première, quand son étrave fendra la mer vers nous … »

Esther/ETOILE ERRANTE/ LE CLÉZIO

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Plisse complice, et glisse le vent

Rythme les blancs sursauts et

Douce la bruine soupire et s’inscrit

Au-dessus du fronton qui s’élève puis s’abîme

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Ses pointes, ses creux

S’enivrent

S’enchaînent

Ecrivent

VVVVVVVVVVVVV

la vague

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avec plus de discrétion

un petit intermède.

Le Grand Crohot, encore et presque toujours.

Maïté L

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Cette photo : J L

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A l’ancre du cœur-4-

Lundi, novembre 14th, 2011

 

RAFAEL ALBERTI

 

Si mi voz muriera en tierra,

Llevadla al nivel del mar

Y dejadla en la ribera.

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Llevadla al nivel del mar

Y nombradla capitana

De un blanco bajel de guerra.

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¡Oh mi voz condecorada

Con la insignia marinera:

Sobre el corazón un ancla

Y sobre el ancla una estrella

y sobre la estrella el viento

Y sobre el viento la vela!

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TRADUCTION DE JEAN-MICHEL MAULPOIX

 

Si ma voix meurt à terre

Portez-la au niveau de la mer

Et laissez-là sur le rivage.

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Portez-la au niveau de la mer

Et nommez-la capitaine

D’un blanc bateau de guerre.

***

Oh ma voix décorée

D’un insigne maritime:

Sur le cœur une ancre

Et sur l’ancre une étoile

Et sur l’étoile le vent

Et sur le vent la voile!

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Aujourd’hui pourtant c’était une belle journée d’automne.

Et dans le chêne tant d’oiseaux en concert de pépiements

Mais l’appel de la vague est le plus fort.

Il tatoue le cœur de poésie

et s’en vient

s’immiscer

au fil

du jour.

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Photos Maïté L/ Le grand Crohot

La valse ou le tango-3-

Lundi, novembre 7th, 2011

Elles valsent…

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Ces vagues

qui se pressent vers le rivage

 En fils de transparence cousus d’aiguilles.

Quand leur falaise joue la haute-contre

Ou

Le pendulaire anis de la vague qui ne sait

Si son encorbellement, sa facture d’écume

 S’échouera sur le sable.

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 Crève soudain leur turbulente

Et translucide mémoire tubulaire.

 

 

Vagues jetées à notre face.

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Dans les ténèbres j’imprime entre mes paupières

Leurs coulures et leur partition : tous ces verts mêlés

Ces voix de basse sur tout,

 Jointes au perpétuel ensorcellement.

L’abîme du regard possédé par la vague, les paumes en avant,

Je vertige le vert tango, dans un souffle j’exhale le bleu

Et puis le vert fourreau encore me vient à la peau

Mène à la danse ses sortilèges, insuffle sa fièvre

Où l’apparente immobilité s’engouffre dans l’infime présent.

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Maïté L: Le Grand Crohot

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L’automne au tambour: la vague-1-

Jeudi, octobre 27th, 2011

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La vague la plus belle est celle qui viendra après: dans quelques minutes, quelques heures passées bien campées sur le sable , demain ou un jour.

La vague est fascination lorsque le regard rentre en elle.

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Vague de vague l’automne

A cris du vert, du bleu

 Vrombit du blanc et du sable

En gros bouillons-choc-

Dans le chaudron de la mer-lame

de l’été indien la crème, la mousse-rousse-

Lie la langue à l’émeraude-vertige-tangue-

Et dentelle glisse de l’épaule-casse

 la vague-du mur retombe-dégouline-

Déferlante la lame-en barre

à la lèvre-vague à perle-

Au corps de l’œil-rouleau-

 Roulis-tambour-à l’assaut-fracas-

Se brise, s’aiguise, s’immisce le regard

Vague, vague vaga-bonde

Choc-vertige toujours

Irrespectueuse et glauque-verte cadence

 franchit le mur de son

  de la nuit- Et toujours verte à bleue

Cavalerie, à compter

les dos, les creux- Tensions en clair semées de blanc

au ressac du soir, marée- furie ou paroxysme-bonheur.

Maïté L

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Le Grand Crohot(33)

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Nature morte à la grenade -3-

Mardi, octobre 11th, 2011

Or ange fit la peau de la douce grenade

En son chant pâle d’été retourné

Oranges ses pétales prenant vie, son calice

Buvant au cœur de nos baisers.

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Grenade soulevant son couvert de feuilles

Grenade, l’enfant la tient encore au creux de sa paume

Les grains éclatés coulent le long de ses lèvres

Nos dents crissent, égrènent le temps de l’avant.

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Petite grenade à l’automne suspendue, six jours contés

A la nature morte abandonnés, malgré le désir

De nourrir soupçon des souvenirs insensés

A sa moitié, l’autre moitié frissonnait dans l’herbe.

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Posée sur la table bleue comme dans un tableau

Au mur rouge du soleil incendiant le toucher

Grenade se mit à tendre son  orbe d’oreille

A l’écoute du géant, à l’écoute de la mer

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                                                                                                         ***

Des noms, des verbes promis à la gorge avancée

Livrée aux pulsions devenues depuis inanimées

L’objet de la ronde Matisse le premier, Lorca et puis Hikmet

Les grenades frémissent encore dans l’oubli de l’île ou de l’été.

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photos Maïté L, avec la complicité par ordre d’apparition:

du bouquet acheté à un vieux monsieur portugais qui fait ainsi son argent de poche

de la grenade souvenir, deux grenadiers poussant dans mon jardin

et de la corbeille aux edelweiss, du fait main venu de Haute Savoie.

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