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Mon GRAND bonheur du jour: La boîte à couture lue par Sagine

vendredi, décembre 6th, 2013

06 07 2010 033

Mon GRAND bonheur du jour,

c’est celui d’entendre  mon poème « La boîte à couture »

que j’ai intitulé

« Petite musique et mise au pas » ,

lu par MARTINE BRESSAN sur son site:

DE MES YEUX A MES OREILLES

 Vous pouvez l’écouter ici:

http://mesyeuxvosoreilles.free.fr/204-miseaupas-MLadrat

.

Sagine, je t’adresse mes plus vifs remerciements. Tu es loin de mesurer toute  la portée du plaisir que tu peux m’apporter pour bien d’autres raisons encore que celles que tu connais.

Je lis actuellement

LE GOÛT DES MOTS »

de  FRANÇOISE LHÉRITIER

et elle évoque justement ceci:

« je ne peux m’empêcher d’associer ce goût pour les mots au goût pour les boîtes qui me possède aussi depuis l’enfance et de tous les tiroirs remplis de ces choses délicieuses pour l’esprit que sont la mercerie et la passementerie, les boutons, fusettes, bobines, rubans, boutons-pression, gros-grains, extraforts, fils, laines, cotons mercerisés, dentelles, doublures, aiguilles, épingles de nourrice… »

Elle continue d’ailleurs avec la petite quincaillerie.

Je me sens très proche des sensations de cette grande dame avec mon texte écrit il y a de nombreuses années déjà, exhumé d’ un fond de tiroir.Lecteurs,vous m’avez prouvé que vous aussi êtes sur le même registre, dans mon billet précédent.

DERNIERS Reflets d’hiver en écho

jeudi, mars 28th, 2013

givre 02

 

photo J Ladrat

La fuite éperdue du givre

 

Les langues en écailles de nacre

Effeuillent les vitres opaques

 Où crissent nos consciences.

Tous ces chemins pétioles

Cèdent  aux aubes brûlantes.

 Seul, le merle visionnaire

A pris dans son bec mélodieux

 La promesse de l’aiguille pendulaire

Qui pointe vers le printemps.

Maïté L

***

J’aurais voulu vous parler  de printemps.

SAGINE aussi l’aurait souhaité

Mais il faut vivre avec son « temps »!

Aussi pouvez-vous retrouver la voix de SAGINE sur son blog

 ainsi que ses choix, sa contribution à

une BIBLIOTHÈQUE SONORE de qualité.

***

J’ai été séduite par sa voix un jour.

Elle a été séduite par mes « REFLETS D’HIVER »

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/01/22/je-dialogue-dombres-et-reflets/

***

Rendez-lui visite

Sur son blog:

« DE MES YEUX à MES OREILLES »

et si comme moi, vous avez des non-voyants dans votre entourage,

Ou simplement des envies de faire vivre et découvrir la littérature et

les coups de cœur de SAGINE

***

Grâce à la magie de sa voix

faites-circuler le lien vers son blog.

Merci.

http://mesyeuxvosoreilles.blogspot.fr/2013/03/reflets-dhiver.html

 

********

ET LE PRINTEMPS APPORTA SON VENT DE POÉSIE SANS FRONTIÈRES…

vendredi, mars 22nd, 2013

«  Que faut-il donc

pour faire de l’homme

un poème ouvert à tout vent ? »

Il faut sans doute

 « D’un geste et d’un regard

Donner raison

A la beauté de l’autre

 

Affamer chaque instant

 

Voilà maçon

De la pierre à bâtir. »

Jean-Pierre Siméon

***

Copie de DSC_0603

Je ne m’y attendais pas ; j’ai reçu un peu de magie dans mon quotidien, quelque connivence venue illuminer la grisaille de fin d’hiver, un pont de partage .

 Tresser des liens de papier venu tout droit d’Inde, choisir du tissu de couleurs à caresser.

 En faire des rouleaux, des carnets à confidences , réaliser une carte postale, une carte postée dans un temps volé au temps, après avoir été si finement brodée, fleurie en guirlande de fleurettes si délicates.

Recevoir des airs d’ailleurs au parfum d’orange et d’anis, des perles roulant sous les doigts, un petit haïku personnel et une citation de Christian Bobin…dont le dernier livre paru et  commandé a pris, en ce qui me concerne le chemin des champs, puisqu’il se fait désirer !

Le tout, dont chaque détail avait été pensé par Anne à mon intention, fut livré dans  cette enveloppe aux couleurs anis-printemps-espoir-fraîcheur des sentiments, reçue  la veille du jour marquant la nouvelle saison.

Copie de DSC_0594

Merci Anne. Une veilleuse d’humanité et d’amitié  répond à ma faim d’instants de vie poétiquement vécus.Vous la retrouverez ici dans son univers de création qui m’enchante ici:

http://quilt007.free.fr/wordpress3/

***

DSC_0530

 

 http://www.sudouest.fr/2012/01/19/francoise-laly-et-les-ecrivains-latino-americains-609211-2752.php

Comme un bonheur ne vient jamais seul et que je crois aux séries, aux coïncidences, j’enchaînai  la trame poétique et littéraire avec une rencontre.

Il y eut, hier et avant-hier, dans le cadre de la Maison des Cinq sens,

http://www.maisondes5sens.fr/

 

ma deuxième maison, en quelque sorte, cette rencontre avec une voyageuse, traductrice, poète,peintre romancière ; une personnalité lumineuse qui répand la parole venue de l’Amérique du Sud : Françoise Laly.

Qu’ai-je trouvé dans cet univers si différent du mien, mais auquel je me rattache cependant par la langue espagnole ?  L’absence de frontières, une langue qui m’est chère, même si  je ne fais plus que la lire, le désir de voyage littéraire et contemporain.

Dans cette exposition  conçue par  en partenariat avec les auteurs argentins et chiliens que je ne fais qu’évoquer ici (à lire sur sur le blog de la Maison des Cinq Sens),

 j’ai mis mes pas dans les traces de la voyageuse : elle a quelque chose des pèlerins évoqués récemment dans mes billets précédents par son charisme, son amour du voyage, son énergie à faire vivre cette littérature si proche et j’ai trouvé :

des livres susurrant l’ailleurs ; des livres imprimés de pensées profondes et de trames à épouser, des haïkus sans frontière, de ceux qui ont bourlingué et voyagé au-dessus de l’océan Atlantique.

En un mot j’ai aimé cette fenêtre donnant généreusement vers l’horizon poétique.

DSC_0549

Pourquoi  faire un lien entre l’artis-Anne , Françoise Laly et Jean-Pierre Siméon ?

J’ai trouvé dans le recueil de poèmes de Françoise Laly intitulé DICHO LIMITADO/ PAROLE LIMITÉE

Cet extrait de poème ; Il dit Françoise mais il me parle aussi d’Anne et de son amour pour L’Inde

« Elle portait des fleurs dans sa poche

Et les corps de soie vierge

La regardaient passer.

L’arc de ses cheveux

Dessinait sa prochaine planète

Et le dernier rire ébauché

Entre ses dents.

***

Llevó flores en su bolsillo

Y los cuerpos de seda virgen

la miraban pasar.

El arco de sus cabellos

dibujó su próxomo planeta

y la última risa que esbozó

 entre sus dientes… » Françoise Laly

Quant à Jean-Pierre Siméon, il reste pour moi le poète à l’origine du Printemps des poètes et celui qui a écrit  » SANS FRONTIÈRES FIXES« .

A toutes les rencontres, à celles et ceux qui nous font citoyens des songes, citoyens du monde

Sans frontières

Merci/ Gracias.

Maïté L

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http://www.maisondes5sens.fr/article-une-exposition-ouverte-sur-le-monde-avec-fran-oise-laly-116359180.html

http://www.maisondes5sens.fr/article-un-pont-par-dessus-l-atlantique-116431824.html

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Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure…

lundi, mars 18th, 2013

01

Il y a des petits ponts tranquilles qui prennent leurs aises sous le couvert du vent : on les franchit allègrement, sûrs de retrouver le solaire présent, le pied  foulant la chlorophylle aux senteurs diffuses. Sous le couvert du vert et du ciel, bon appétit la vie.

02

Il y a des affects dentelle, zig-zag de vie, serpents d’eaux claires migratoires, blancheur en devenir entre deux eaux : la morte et la vive ; impossible d’agripper cependant les reflets sous peine de mouiller sa chemise en vain. Tout est vibratoire et cille parme, bleutée saison où fleurissent les pervenches.

03

Il y a des châteaux sous l’orage, des ponts qui grondent, des figures hardies, des défis interdits par ciel noir zébré, l’escalade des prouesses ourdies dans le miroir de l’œil complice et l’obligation ressentie de se détourner pour ne pas pousser à la fracasse.

04

Quelque part dans le monde, il y a ce pont sur le fleuve, le plus long chemin passant par l’arche : prise de risque, échanges inaudibles mais forts avec la personne cheminant au bas du pont, côté fleuve; stupéfaction de l’œil réflexe, soulagement que le vent n’ait pas emporté le fétu de paille.

05

Il y a bien évidemment ce pont dont on parle beaucoup ces jours-ci : Le plus grand pont levant d’Europe ; Bordeaux, ville de lumières, vient d’en ajouter un pour taquiner la Garonne, jouer avec le ciel afin d’unir une fois de plus les deux rives. Pas de photo récente. Celle-ci date de janvier. Elle nous donne un aperçu. Il faudra attendre le beau temps, les effets de foule estompés et des circonstances plus favorables pour l’apprivoiser.

et pour voir de très belles photos de ce pont dans tous ses états, voici le blog d’Alain de Cal, témoin de l’évolution de la ville:

http://www.bordeauxphotopassion.fr/bx/13/index.html

 

Prendre le large sur le site de Breizh Shot -1-

vendredi, décembre 21st, 2012

Au fil  des échanges épistolaires initiés dans l’enfance, puis poursuivis à l’adolescence, au temps où parfois le courrier mettait des mois à être transmis,  tout naturellement j’ai ensuite utilisé la messagerie pour faire connaître ma région, ma ville, mon petit univers, avant d’aborder la blogosphère. Commençait alors pour moi une histoire d’échanges sur un forum littéraire d’abord, puis au fil des blogs et de leurs aléas, avant la création de mon site.

Le chemin de SERGIO a croisé le mien il y a quelques années.

Je me souviens de l’avoir découvert à propos de reportages dont j’ai gardé des souvenirs précis : sur Amiens, sur la Bretagne, sur ses voyages, sur la flore, la faune, à propos de la défense de l’environnement… Je venais là découvrir des lieux, leur histoire ou leur géographie, des impressions ; j’appréciais et je continue d’apprécier le savoir-faire photographique et tout ce que j’apprends autour. 

Les articles de SERGIO ont toutes les qualités du documentaire : précision photographique, écrits témoignant d’une recherche approfondie, d’un traitement méthodique de l’information et d’un désir de transmission du savoir. Par le passé nous avons  déjà partagé puisque certaines de ses photos se montrèrent source d’inspiration pour moi et qu’il est resté fidèle lecteur.

J’aime aller grâce à lui dans des lieux où je n’irai jamais, mais aussi sur ses terres et ses bords d’eaux habituels, leurs traditions fortes. J’aime aussi voir abordés des domaines photographiques qui me sont refusés pour des raisons personnelles et particulièrement les macrophotos de la faune et de la flore.

 Voici un aperçu de sa galerie de photos de BREIZH SHOT

 

où je vous invite à vous rendre pour le découvrir et découvrir également notre partage

Presentation-Breizh-Shot - Copie

 

 cliquer sur la mosaïque pour voir l’ensemble des photos dont voici la présentation:

Laos
Paysage de rizière au Nord du Laos proche de la frontière chinoise
Chute de Khone Phapheng au Sud du Laos proche de la frontière Cambodgienne
Les 4000 îles sur le Mekong au sud du Laos
Motocycliste à Vang Vien Laos
Plantage du riz dans le 4000 îles au Laos

Birmanie
Commerce traditionnel à Rangoon
Jeune garçon dans un camion bus près de la pagode Shwedagon
La pagode Shwedagon à Rangoon est la plus célèbre de Birmanie
Un pêcheur traditionnel sur le lac Inle

Cambogde
Le pont en bambou de Kampong Chang
Un marchand ambulant à Kampong Chang
Scène du barattage de la mer de lait Angkor
Le Bayon à Angkor

Thaïlande
Survol du golfe de Siam avant l’atterrissage à Bangkok
Une présentation culinaire à Bangkok
Ayutthaya : Une boisson pétillante au citron vert
Sukkhothai : Le parc historique

***

http://breizhshot.blogspot.fr/

 

À ce sujet, voilà comment SERGIO l’auteur de BREIZH SHOT présente son site dernier-né et son art. C’est avec plaisir que je le mets en pleine lumière sur mon site et que je lui laisse la parole:

 

« Breizh Shot est l’aboutissement de plusieurs expériences dans la blogosphère. Aujourd’hui j’aime le format proposé sur Blogspot et surtout l’association des galeries photos en plein format gérées de manière conviviale.

 

Un photographe amateur, une histoire

Au fil des évolutions technologiques je suis resté fidèle à la photographie commencée assidûment avec un boîtier Semflex au format 6 X 6 de fabrication française. Le Semflex était une alternative économique mais néanmoins performante à l’excellent et universellement connu Rolleiflex. Je me rappelle  de l’optique Berthiot qui donnait des photos bien contrastées en noir et blanc. J’aimais bien le format qui permettait d’optimiser la photo au tirage papier. J’ai eu le bonheur de travailler dans la chambre noire lorsque la lumière rouge ou jaune était mise, lorsque l’agrandisseur renvoyait l’image positive du négatif. Le cœur palpitant du moment du cadrage jusqu’au plongeon du papier dans le révélateur.

Et les expériences se sont poursuivies avec l’acquisition d’un 24X36 Praticka un appareil de construction solide fabriqué dans l’ex Allemagne de l’Est. Les optiques étaient de bonne facture, notamment un fabuleux Zeiss Iena Pancolar fourni avec des bagues allonges permettant de faire de la macro avec mesure de la lumière à pleine ouverture. J’avais aussi un petit télé-objectif Meyer de 100mm idéal pour le portrait. Un grand angle Schneider Kreuznach de 35mm venait compléter l’équipement. Dans les années 80 j’ai renoué avec le format 6X6 avec l’acquisition d’un Mamiya C220 à optiques interchangeables, parallèlement je m’équipais d’un Nikon FM dont la fiabilité et la qualité étaient irréprochables.  La constante de ces matériels étaient qu’ils étaient tous mécaniques exigeant donc une connaissance des lois de l’optique notamment de l’importance du choix du diaphragme et de la netteté qui se réglait par une mise au point sur dépoli ou sur stigmomètre. Le Nikon FE2 acquis plus tard annonçait la prééminence de l’électronique qui se concrétisa avec l’achat quelques années plus tard par l’acquisition d’un Minolta Dynax 700 SI et optiques dédiées Minolta. L’évolution est en marche et ne s’arrête pas. J’expérimentai un Olympus E500 puis E520 dont la légèreté et la polyvalence étaient intéressantes. Mais le format 4:3 pose un petit problème de résolution pour les agrandissements.

 

L’équipement actuel

Je suis actuellement équipé d’un Nikon D700 plein format (24X36) équipé de deux optiques l’une 24-70 2,8 et l’autre de focale fixe macro de 150mm qui est également très performante pour le portrait tout en produisant des effets de bokeh bien fondus.

 

 

Le fil conducteur

 

La passion de la nature ne m’a jamais quitté, j’aime fixer des paysages qui dégagent un sentiment de plénitude. J’adore me promener sur les chemins côtiers bretons mais j’aime aussi l’intérieur des terres pour leur ambiance plus secrète. Je pratique aussi la macrophotographie, exercice particulier qui nécessite la rencontre de nombreux paramètres pas toujours évidents à réunir. La Bretagne a un patrimoine religieux exceptionnel datant souvent des XVIe et XVIIe siècle. J’aime ouvrir les portes des petites chapelles et m’émouvoir devant l’art religieux, témoignage de vénération des ancêtres.  J’ai voyagé aussi ; ma terre de prédilection est l’Asie du Sud Est où j’aime bien me retrouver pour  être en immersion dans un mode de vie en opposition avec celui de nos sociétés hyper régulées. J’aime la facilité des contacts humains, l’ouverture et la tolérance de sociétés qui font que l’on ne s’y sent pas comme un étranger. J’aime le décalage culturel et tous les signaux émis que j’essaie de capter à travers l’objectif.  L’émotion guide mes photos, sans elle je ne pense pas que j’aurais pu rester fidèle à ce mode d’expression que d’autres talents expriment du bout de la plume. »

voir la suite plus bas…

 

À Brocéliande:Une histoire vraie, un partage avec Breizh Shot -2-

vendredi, décembre 21st, 2012

tombeau-Merlin-l'Enchanteur(1)annoté

cliquer sur la photo

 Brocéliande,

j’aime  à plonger de temps en temps du côté des Brumes d’Avalon et dans le monde des légendes, celles de toutes les régions ; j’ai déjà exploré ce domaine lorsque j’ai écrit » Les amants de Roussillon » ou bien encore «  La belle sirène d’Héol » sans oublier la « Complainte de la reine des sirènes de la Ville d’Ys » et «  Le chevalier rouge ».

Brocéliande fait encore partie des rêves, comme la Bretagne dans son ensemble ; cependant je me suis forgée des images au gré des lectures et cette histoire vraie dont je n’avais jamais parlé à personne est tombée dans le creux de mon oreille il y a quelques années, au détour d’une confidence…Le jeune homme venait juste de passer la nuit à Brocéliande.

Je vous convie donc à une petite visite chez Sergio afin de vous mettre dans l’ambiance:

 

 

 

http://breizhshot.blogspot.fr/2012/12/trehorenteuc-la-maison-enchantee-village.htm

 

http://breizhshot.blogspot.fr/2012/12/trehorenteuc-incroyable-destin-abbe-gillard.html

 

 

 

http://breizhshot.blogspot.fr/2012/12/merlin-lenchanteur-broceliande.html

 

 

http://breizhshot.blogspot.fr/2012/12/breizh-shot-presente-eclats-de-mots.html

 

 

 

 

***

Cette histoire a refait surface en voyant les photos de Sergio sur son site Breizh Shot 

Lorsqu’il m’a proposé d’écrire, j’ai accepté avec  bonheur:

 

À Brocéliande, une histoire vraie…

Forêt rêvée, théâtre de tant d’amours,

Forêt d’enchantement de mes tourments,

Je vins vers toi un soir d’égarement,

Je vins dans la clairière, en épave échoué.

Je m’installai, et fis comme les sorcières,

Des ronds à la poursuite de mes idées,

Des ronds à la poursuite de ma bien-aimée.

Tout n’était que tendre souffle sur la bruyère

Tout n’était que langage discret des arbres et des eaux

Sous le masque séparant le monde visible

Des confins du mystère et des amours infinies.

Je me frayai  un passage entre les rubans endiablés

Qui s’agitaient et pleuraient leurs vœux de penons,

 Qui s’agitaient sous le vaisseau renversé de la futaie.

Il me fallut laver ma peine au clair de lune

Et contre le tronc du chêne millénaire me reposer ;

Attendre enfin, que la longue dame brune aux cheveux dénoués,

Renaisse des siècles passés, dans le miroir des eaux troublées.

Sur son sein une  fleur d’ancolie, douce colombine,

Sur son sein, comme un doigt pointé un éclat léonin,

Comme une pulsation venue des entrailles de la terre.

J’entrai dans son monde, fiévreux, hagard et tremblant,

 Au confluent de la terre, du feu de l’air et de l’eau.

Je devins matelot, je pris malgré moi la barre

D’une barge surgie de nulle part, où la longue barbe

D’un Merlin l’Enchanteur, jadis né de la Mer, faisait voile.

Les lourds rochers craquaient au bord de la fontaine ;

Les lourds rochers du tombeau n’étaient  que sarabande plume.

Les visages étaient pâles, les regards cependant perçants,

Trouaient en moi l’espace de la nuit blafarde et pesante.

Auparavant  atteint de cécité, je cessai en moi d’entasser les rochers,

La barge franchit le mur de brume et la lumière trouva son chemin.

Quittant à regret Merlin à la proue dressé et Viviane à peine effleurée,

Mais était-ce Viviane ou ma bien-aimée que j’étais venu chercher ?

Au matin qu’allais-je trouver entre bruyère et morsure d’ajonc ?

Au matin, Brocéliande apaisée, je quittai les lieux…Je retrouvai

Ma vie d’archange…Plus tard, je retrouvai mon aimée.

                                                                                         © Maïté L

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J’ai emprunté cette mosaïque suggestive à ELFIANE que je remercie.