vue depuis le clocher de l’église Saint-Michel

1-Aliénor et Louis quittent Bordeaux

Suger gardait le visage soucieux car le roi agonisait. Le temps pressait. Il devenait nécessaire d’écourter les fêtes du mariage sans froisser les susceptibilités des invités.

Il fallut quitter Bordeaux.

« …sans doute, si rieuse et si résolue qu’elle fût, eut-elle en se retournant un long regard pour la cité qui lui apparaissait en contre-jour dans le soleil couchant, quand elle eut à son tour traversé la Garonne : Bordeaux avec ses remparts remplis d’ombre et, se découpant sur le ciel doré, les clochers de sa cathédrale et de ses neuf églises, les colonnes de l’antique palais Tutelle* tout proche de la ville et, plus loin, les anciennes abbayes : Saint-Seurin, Sainte-Eulalie, Sainte-Croix, près du rivage — tout ce coin de terre vénérable qu’on pouvait embrasser d’un coup d’œil au creux du fleuve arrondi et paisible… »RÉGINE PERNOUD/Aliénor d’Aquitaine.

Musée d’Aquitaine

Le Port de la Lune depuis le clocher de l’église Saint-Michel

Il s’agit là de la vision du Port de la lune dont on peut admirer encore de nos jours l’harmonieuse courbure. Sur le blason de la ville de Bordeaux la configuration de la Garonne à cet endroit précis est représentée par un croissant de lune argenté sur fond bleu du fleuve. En faisant un bond dans l’Histoire, en nous projetant bien des années plus tard, nous remarquons au centre des armoiries, l’ancien Hôtel de ville (La grosse Cloche) et ses quatre tours disparues, surmontés par le léopard des rois d’Angleterre, en souvenir de la domination anglaise (1150 à 1453).

Richard Cœur de Lion avait pour symbole deux léopards.

NB: Les Piliers de Tutelle, monument de l’époque des Bituriges (peuple celte) ont été localisés grâce à des fouilles, près du Grand-Théâtre actuel .

L’Hôtel de ville de Bordeaux

*

2-Quand Aliénor revint-elle en Aquitaine pendant qu’elle fut reine de France?

En 1141, Louis VII et Aliénor tinrent leur cour en la cathédrale Saint-André de Bordeaux.

En 1146, ils revinrent en Aquitaine pour lever l’argent nécessaire à leur organisation de la croisade.

-Ils revinrent une dernière fois ensemble à Bordeaux en 1152 (début d’année).

*

 

3-Après son mariage avec Henri Plantagenêt en 1152, quand Aliénor  revint-elle à Bordeaux ?

-A Noël 1156, le roi et la reine tinrent leur cour à Bordeaux.

-En 1156 également, Aliénor confirma les privilèges de l’abbaye de Sainte-Croix à Bordeaux dont la façade romane date de la deuxième moitié du XIIème siècle et fait référence à l’art roman saintongeais. L’abbaye fut l’objet de toutes les attentions sous Guillaume IX qui lui permit de s’agrandir et d’étendre son emprise sur les monastères de Soulac et Saint-Macaire. Les possessions de cette abbaye seront encore agrandies sous Guillaume X.

*

4-L’ Abbaye de Sainte-Croix:

vue depuis le clocher de l’église Saint-Michel

 

L’église Sainte-Croix en 2009. Depuis, le parvis est pacifié: plus de stationnement.

 

 

5- L’abbaye de la Sauve-Majeure:

-En 1156 Le roi Henri II et la reine Aliénor séjournèrent au Palais de l’Ombrière et à l’abbaye de La Sauve-Majeure qui se trouve à une trentaine de km à l’est de Bordeaux. Aliénor offrit à cette abbaye terres et dons pour assurer sa construction qui fut terminée en 1220). La construction de l’abbaye bénédictine de la Sauve-Majeure fut favorisée par Guillaume VIII (arrière- grand-père d’Aliénor). La Sauve-Majeure a été érigée en sauveté par Guillaume IX.

 

Dans le livre de KATY BERNARD LES MOTS D’ALIÉNOR, on peut lire une charte rédigée en faveur de cette abbaye :

  • «… Nous nous sommes rendue, dans ce voyage, au même monastère de la Sauve où nous avons appris par le témoignage de personnes de qualité et dignes de foi et avons vu de nos propres yeux que c’est un lieu saint, tant en son chef qu’en ses membres, et qu’il a grande réputation grâce à leur piété et à leur religion. C’est ce qui a fait que nous nous sommes recommandée à leurs prières, ainsi que les deux âmes des deux rois susnommés* et qu’afin que notre visite ne leur soit pas inutile nous confirmons par ces présentes tous les privilèges et voulons que nos successeurs les confirment et les ratifient. »
  • NB-Les deux rois cités dans la charte relative à La Sauve-Majeure sont Henri II et Richard Cœur de Lion

à son apogée et actuellement, après bien des vicissitudes historiques.

*

6-Aliénor et sa descendance:

  • De 1167 à 1173, Aliénor fit découvrir le duché à son fils Richard.

 

  • A la mort de Richard, elle séjourna à Bordeaux le 1er juillet 1199 afin de faciliter la tâche de son dernier fils Jean sans Terre.

 

  • Elle fit étape à Bordeaux une dernière fois en 1200, à son retour d’Espagne où elle était allée chercher la future femme du futur Louis VIII.

 

  • Ces précisions de dates sont extraites du remarquable livre « HISTOIRE DE BORDEAUX » par ANNE-MARIE COCULA

Au MUSÉE D’AQUITAINE, ON PEUT ADMIRER LA COPIE DU GISANT D’ALIÉNOR D’AQUITAINE. L’original se trouve à FONTEVRAUD.

à suivre.

 

Une petite précision s’impose car dans les titres de mes articles précédents, j’avais choisi de jouer avec les mots et de mettre en avant le terme « ballades » grâce auxquelles une partie de la vie d’Aliénor d’Aquitaine et de ses contemporains est mise en lumière dans des textes et ainsi, est parvenue jusqu’à nous.

« Ballade » dont voici la définition : Au Moyen-Âge, il s’agit de poème lyrique d’origine chorégraphique d’abord chanté, puis destiné seulement à la récitation.

Poème de forme libre ou légendaire.

A partir du XIV ème siècle, poème à forme fixe, composé de trois strophes suivi d’un envol d’une demi-strophe. (exemple : La Ballade des pendus de Villon)

Quant à la « Balade », elle a consisté pour moi au cours de toutes ces années bordelaises à partir en balade sur les traces encore visibles de cette période.

Basilique Saint-Seurin1

 

Mais retrouvons Guillaume IX le grand-père d’Aliénor d’Aquitaine de son enfance à son avènement intervenant à sa majorité (15 ans), un mois après la mort de son père, Guillaume VIII mort à la chasse dans la forêt de Chizé.  « Il ne s’agit pas d’une décision extraordinaire car, si c’est une innovation en Aquitaine, c’est une pratique courante dans la tradition germanique où elle est fixée à quatorze ans ».

La cérémonie d’investiture a lieu à Limoges. Elle sera suivie, quelques semaines plus tard d’un service solennel à Saint-Seurin de Bordeaux.

Cet article est donc émaillé de photos de la basilique Saint-Seurin de Bordeaux.

Basilique Saint-Seurin2

Mais comment le jeune Guillaume est-il devenu comte de Poitiers, duc d’Aquitaine ?

Portrait de Guillaume IX :

« C’est un garçon de taille moyenne, bien découplé, mais qui n’a pas la stature robuste de son père. En revanche, il possède des traits fins et une beauté naturelle que certains trouvent trop délicate, en ce siècle où la virilité brutale est la qualité essentielle des hommes de guerre. Mais il ne faut pas se fier à son aspect trop élégant ; Guillaume sait le cas échéant se faire obéir, et comme il se doit, il fait montre de courage au combat, compensant son manque de force brute par son intelligence et sa souplesse. De plus il se dégage de sa personne un charme personnel assez exceptionnel dont il joue avec bonheur. Les chroniqueurs ont évoqué son pouvoir de séduction sur les femmes ; cependant, il convient de ne pas oublier qu’il a su inspirer des fidélités sans faille parmi ses familiers, même dans les périodes les plus difficiles de sa vie. La loyauté envers son seigneur est la première obligation de la société féodale, mais en ce qui concerne Guillaume, l’attachement de sa personne, au-delà du simple devoir, sera toujours le lien de l’amitié. Il n’est pas exclu d’y voir l’influence de ces récits que les jongleurs de passage racontaient aux veillées, récits qui seront, plus tard, à l’origine des chansons de geste.

Guillaume a été un enfant sensible, d’une intelligence précoce, qui, dès qu’il a su lire, a découvert le monde de l’imaginaire dans les livres qu’avait réunis son grand-père Guillaume le Grand, prince cultivé. »

L’éducation du petit Guillaume fut très complète :

« La formation militaire comprend essentiellement trois volets : l’équitation, la chasse et le maniement des armes d’une part: l’enfant est mis en selle vers l’âge de 4 ans et à 8 ans doit être un cavalier accompli : il faut monter à crû, lancer son cheval au galop, le guider avec les genoux pour pouvoir manier les armes, dresser des chevaux…entraînement à la lutte, à la course, au saut, à l’escalade…

Guillaume apprend le latin, l’occitan, il saura se faire comprendre en français, en espagnol, en italien et sans doute at-il des notions d’arabe.

« Il apprend également à écrire en utilisant des tablettes enduites de cire ou des écorces, car le parchemin coûte cher. Enfin il s’initie au calcul par l’emploi de l’abaque… »

« Sans avoir les connaissances d’un clerc, il aura abordé les arts majeurs et en particulier le trivium. Celui-ci comprend la grammaire, la rhétorique et la dialectique… ». Le chant fait partie de l’éducation de base.

Il n’est donc pas étonnant que Guillaume IX, dont la formation s’inscrit dans cette tradition de culture, se soit révélé comme un excellent artiste, poète, ayant développé les traits de sa personnalité qui, au départ auraient pu être un lourd handicap.

dans le chœur, panneaux d’albâtre racontant la vie de saint Martiel et saint Seurin

Le duc d’Aquitaine mourra le 10 février 1126. A cette époque, son fils Guillaume X, père d’Aliénor était déjà marié.

Toutes les citations et les informations sont extraites du livre de Michel Dillange/ GUILLAUME IX D’AQUITAINE le duc troubadour

trône épiscopal du XVéme siècle

sarcophage mérovingien

tombeau de saint Fort

Pour en savoir plus sur la basilique Saint-Seurin dont l’Histoire relatée dès la fin du VIéme siècle, part de la crypte :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Seurin_de_Bordeaux

D’autres balades suivront…

Un grand merci à Maria-D qui m’a permis de connaître les mises en musique des poèmes de Guillaume IX et de les insérer ici.

Une fée s’en est allée, fauchée à l’aurore des temps.

*

J’aurai juste croisé pour la première fois dimanche dernier, l’œuvre photographique d’ANN CANTAT-CORSINI à L’INSTITUT CULTUREL BERNARD MAGREZ, à Bordeaux, dans l’ambiance du PAVILLON BOÉTIE qui lui va à merveille. Elle s’y épanouit comme une fée entre réel et rêve dans la pénombre ambiante.

ANN CANTAT-CORSINI donnait une vision du monde, de la nature qui allait aux myopes dont je suis et pour lesquels le flou est une coquetterie de l’âge, mais aussi et surtout aux rêveurs et aux poètes. Brouillard, brumes et légers voiles nimbant les paysages de matins des origines, de soirs entre chien et loup ou de nuits étranges nous prennent par le bout du regard dans une autre dimension, celle de l’impalpable.

D’ailleurs quel bonheur ai-je ressenti lorsque je suis entrée dans le Pavillon Boétie, d’être ainsi accueillie poétiquement, non seulement par le titre m’invitant à « Respire »

 » La poésie plutôt qu’un enseignement, et plus même qu’un ensorcellement, une séduction, est une formes exorcisantes de la pensée. Par son mécanisme de compensation, elle libère l’homme de la mauvaise atmosphère, elle permet à qui étouffait de respirer. »

HENRI MICHAUX/ L’avenir de la poésie.

mais aussi à me ressourcer dans « L’Aurore des temps ». Petits formats regroupés par thèmes de couleurs, d’éléments : nuages, arbres, routes…, grands formats.

« Pourquoi la poésie? Parce que sans elle il n’est pas possible de respirer! Parce que sans elle nous ne vivons pas vraiment. »

Fabrice Midal/ Pourquoi la poésie?

Je ne sais d’où vient la lumière dans ses œuvres et je ne veux pas le savoir. Je peux faire un bout de chemin dans l’imaginaire, assise dans un véhicule à la nuit tombée, en jouant avec les différents éclairages, avec les lampadaires en appoint ou pas, avec ces lueurs occasionnelles. Je ne le sais pas mais n’est-ce pas plutôt parce qu’en Ann Cantat-Corsini brûlait une flamme intérieure qu’elle nous donnait à percevoir, à recevoir presque religieusement, une manière sensible et personnelle, intelligente de voir ce que nous ne savons pas voir, ce qui nous effleure en un souffle, une ambiance si particulière.

Mais hélas, la flamme de vie d’ANN CANTAT-CORSINI s’est éteinte prématurément à l’âge de 47 ans dans la nuit de mardi à mercredi.

Je ne savais RIEN d’elle avant la visite de cette exposition. Tout juste son nom me titillait-il. Je me promettais de me renseigner car elle m’avait prise par le bout de la poésie, elle m’avait envoûtée dans cette ultime manifeste impressionniste.

Était-ce parfois la forêt des Landes ou bien celle de Brocéliande que je croyais voir ? Était-ce un avant ou un après orage ou bien la chanson du vent dans les cimes des pins qui me sont chers ou bien de tout autre arbre s’élevant comme un être vivant à part ? Était-ce ce ruban d’asphalte que je vois défiler lors des retours nocturnes hebdomadaires des Landes, celui qui me fascine aussi et qu’elle a su traduire si bien en mon nom de spectatrice ? Etait-ce ce spectre de couleurs ? Ou bien pourquoi pensais-je à ce premier film du cinéaste turc NURI BILGE CEYLAN et aux premières images de son film « Il était une fois en Anatolie » ?

Que dire ? Que je suis touchée de cette coïncidence d’avoir baigné dans ses lieux de mémoire, ses paysages qui disaient la liberté et qui m’enchantaient.

Oh, bien sûr, depuis j’ai cherché à en savoir davantage et j’ai rencontré son humanité lorsque son regard précis, joint à celui de son mari BRUNO CORSINI  œuvrait pour la mémoire bordelaise dans un court-métrage sur la Cité des Aubiers : un sacré moment d’Histoire locale, loin des clichés à charge.

Son œuvre et moi aurions pu nous rencontrer, lorsqu’elle exposa à la Base sous-marine ou lorsqu’elle reçut le Grand Prix Bernard Magrez en 2016. ( L’image « L’Aurore des temps » a reçu le prix d’Excellence Labottière lors du premier Grand Prix Bernard Magrez lancé en 2016). Cela ne se fit pas.

Mais dimanche, je me suis laissée envelopper d’un voile de poésie et de rêve.

Je n’étais pas venue spécialement pour elle, mais pour CHARLES FOUSSARD, lauréat Street-art du Grand Prix Bernard Magrez 2016 dont j’ai déjà parlé lors de l’exposition Transfert dans l’ancien Virgin, place Gambetta.

Je découvris aussi VALÉRIE BELIN, déjà exposée à Paris mais l’émotion me fut réservée, comme une cerise sur le gâteau par ANN CANTAT-CORSINI. Je compris, dès la prise de billet à l’accueil, en voyant les cartes postales d’ANN que quelque chose allait se jouer dans cette rencontre.

Ici la photographie va au-delà du sujet, au-delà de la Couleur-lumière. L’acuité affinée de la sensibilité traduit la perception en pures vibrations lumineuses.

« La poésie est le plus court chemin d’une sensibilité à une autre » A BEUCLER

Merci ANN CANTAT-CORSINI d’être qui vous avez été.

« Nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont accordées à notre destinée ».

François Mauriac

Exposition « Respire » Ann Cantat Corsini | Institut Culturel Bernard Magrez – Bordeaux

Devise Bernard Magrez

à mes très  proches,

à  mes  vrais amis dans la vie de tous les jours,

à ceux qui se sont rapprochés de moi, de nous, généreusement dans ces circonstances,

à mes amis de la toile tissée peu à peu, à coup de mots, d’images de messages entre les mots,

à  mes lecteurs de passage,

à tous ceux qui ont œuvré pour ma rémission, formidables membres du corps médical ou détenteurs de connaissances en marge,

à ceux qui  m’ont fait bénéficier de leur savoir-faire autant que de leur savoir-être,

à ceux qui m’ont accueillie pour me remettre le pied à l’étrier, lorsque les traitements lourds ont cessé,

un immense MERCI.

Le temps qui  passe...

 

Je n’ai jamais douté ; je n’ai jamais renoncé ; j’ai gardé le sourire.

Certains ont voulu croire que c’était « facile ».

D’autres ont cherché leurs mots, ont enfoui leurs silences dans la peur : peur pour moi, certes… mais aussi peur pour eux ?

Certains se sont détournés dès la première minute : être femme et avoir un cancer du sein est encore tabou.

renoncer aux larmes et lutter.

J’ai eu mal au plus profond de moi-même pour avoir été laissée au bord de la route. J’en ai aujourd’hui tiré les leçons.

J’ai senti de la lassitude dans la bonne volonté de l’accompagnement au long terme : les traitements sont longs, sans aucune pause.

Mais combien sont belles les voix, les présences qui se sont élevées, qui se sont mobilisées, jusqu’au bout, qui respectaient la fatigue mais ne laissaient jamais tomber.

« L’accompagnement » prenait ainsi tout son sens. Chaque signe était un don.

Dans les épreuves, je me suis sentie portée par vous.

Merci à tous ceux qui m’ont accompagnée jusqu’au bout.

J’ai une pensée particulière bien sûr pour mes très proches, si attentifs, si bousculés dans leurs certitudes et leur vie, si inquiets et impuissants devant la douleur lorsqu’elle s’est présentée, toujours prêts à chercher à me faciliter la vie, à me gâter.

Car j’ai été gâtée… J’ai trouvé sur ma route des trésors d’affection, d’amour et d’amitié, qui effacent tout le reste dans ces quatorze mois entre parenthèses.

Il y a ceux et celles qui « savaient »  pour avoir vécu dans la même tourmente. Leur expérience et leurs encouragements m’ont été précieux. Il y a aussi ceux qui ne savent pas, qui ressentent naturellement de l’empathie et dont j’espère qu’ils ne « sauront » jamais.

Il y a ceux qui continuent à lutter…

à Paloma...

Mais à vous  tous, je veux dire mon espoir, mon désir de changer ce qui peut l’être pour ne jamais revenir sur ces sentiers ardus, je veux témoigner qu’après une pente, surgit une autre pente, qu’après un défi surgit un autre défi, autant de problèmes à résoudre ; Je veux dire que l’on trouve en soi des trésors de forces, de rage de vivre. De petites victoires succèdent à de petites victoires.

Et puis après chaque étape vient l’oubli des jours difficiles, la place nette et le besoin d’aller de l’avant.

Chaque jour, je mets dans mes pensées ceux qui souffrent et je sais que j’aiderai certains d’entre eux comme j’ai été aidée : par un petit mot, une attention, une présence, la persuasion, le silence habité;  le partage prend différentes formes.

Qu’espérer de plus beau pour 2015 que le retour des couleurs de la vie. Qu’espérer pour chacun d’entre vous sinon le meilleur sur votre chemin de vie.

Ne jamais renoncer.

Vivre debout.

Je vous aime.

MERCI.

Maïté

L'équilibre et l'harmonie1

1-La devise de Bernard Magrez est inscrite sur le mur à l’entrée du château Labottière/ Institut culturel Bernard Magrez(Bordeaux).

2-Le temps qui passe…comme le tram décoré aux couleurs de l’été métropolitain.

3-Renoncer aux larmes et lutter/ Claude Lévêque/ collection Bernard Magrez/ Institut culturel Bernard Magrez.

4-A Paloma, ma compagne d’infortune : une bouteille XXL, décorée par sa fille, réalisée en performance publique/ Bordeaux fête le vin ; exposée actuellement dans le parc du château Labottière.

5-L’équilibre et l’harmonie : une vue classique de Bordeaux.Avec mes meilleures pensées et vœux adressés à chacun(e) d’entre vous.

« Souvent, j’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot dans les abîmes du passé, comme l’insecte qui flotte au gré d’un fleuve sur quelque brin d’herbe ».

BALZAC.

Cette citation me fut envoyée par Anne, l’artis-Anne .

Pour moi, cette exposition dans la ville de Bordeaux des sculptures, maquettes, lithographies… de JAUME PLENSA, s’apparente à un voyage estival qui, s’il peut paraître immobile à ceux qui sont épris de paysages lointains, fut l’occasion d’un voyage intérieur. Le but de l’artiste est donc atteint puisqu’il écrivait dans la revue de présentation :

Mes sculptures sollicitent physiquement le spectateur. Ce n’est pas un travail de voyeurisme, il faut pouvoir la partager, marcher autour, passer au travers, la pénétrer. C’est une nécessité. La sculpture est en fait un prétexte pour provoquer un mouvement, intérieur, certes, mais aussi physique.”

JAUME PLENSA

Mais l’artiste était-il conscient que la sollicitation des spectateurs irait jusqu’au vandalisme ? J’ai appris ce matin-même, que la sculpture qui suit ,AINSA II ,a été vandalisée par trois individus, malgré ses 450 kg et qu’elle s’est écrasée au sol. SELF PORTRAIT et AINSA I ont été également vandalisées.

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Fils de pub et fils d’inox, homme de paille et homme de lettres avec un petit air de chevalier en armure venu jusqu’à nous, à coup de lettres et de signes sur le Cours de l’Intendance :voici

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Ainsa II, 2013, en acier inoxydable et pierre, 320 x 225 x 350 cm

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Ainsa est le nom d’un petit village médiéval, perché  près de Huesca dans les Pyrénées aragonaises.

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Un joli petit village avec ses remparts, son clocher, ses ruelles aux maisons de pierre,( son figuier couvert de fruits), sa place et la fraîcheur sous ses arcades.

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L’artiste sélectionne les blocs de pierres dans une carrière de pierre de Huesca servant de socle à ses personnages de transparence. Les photos d’Ainsa ont été prises en 1997 avec un appareil argentique.

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« La pensée ne peut tenir dans l’homme.

C’est pourquoi elle se lance comme un bélier contre le ciel,

Fichée comme un coin entre couleur et couleur,

Cherchant son lieu

Dans le corps du monde.

*

Sa charge de puissance nue

Ravage les bords et le fond,

Comme un courant barbare

Qui dévore son lit.

La pensée est une liberté plus grande que l’homme. »

 ROBERTO JUARROZ (V,36)

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Pour terminer ce parcours, voici quelques œuvres de dentelle,plus éclectiques sous forme de maquettes dans le salon de l’Hôtel de Ville

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ou bien quelques lithographies de la Galerie ARRÊT SUR L’IMAGE mettant au premier plan la musique ; juste pour faire le pendant des « mélomanes » du Jardin Public.

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Place donc à Berlioz, Verdi, ou encore Bartok.

Place à la musique parce qu’elle est aussi et avant tout écriture et langage.

Un dernier petit tour et s’en iront les  sculptures disséminées dans la ville…

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FIN…

 Maïté L

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«L’architecture de nos corps est le palais de nos rêves».

 JAUME PLENSA

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SELF-PORTRAIT: place Camille Jullian

2013, acier inoxydable, 350 x 325 x 325 cm

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L’Homme-Monde agenouillé dans sa sphère, individu parti à la découverte de l’universalité du langage,la diversité des cultures. L’individu inscrit dans un tout, une forêt de signes, dont il ne peut se dissocier .

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Arrive un jour

où la main perçoit les limites de la page

et sent que les ombres des lettres qu’elle écrit

S’échappent du papier.

*

Derrière ces ombres,

elle se met alors à écrire sur les corps dispersés par le

  monde,

sur un bras tendu, sur un verre vide,

sur les restes de quelque chose.

*

Mais vient un autre jour

où la main sent que chaque corps

furtivement et précocement dévore

l’obscur aliment des signes.

*

Le moment est venu pour elle

d’écrire dans l’air,

de se conformer presque à son geste.

Mais l’air aussi est insatiable

et ses limites obliquement étroites.

*

La main décide alors son dernier changement

et se met humblement

à écrire sur elle-même.(V,2)

ROBERTO JUARROZ

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THOUGHTS : Place Fernand Lafargue

2013, acier inoxydable et pierre, 310 x 200 x 270 cm

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« Thoughts est constituée de phrases, de pensées qui s’entrecroisent et se chevauchent sur de grands bandeaux en acier inoxydable.

Elle illustre parfaitement cette recherche de la construction de la pensée dans l’espace, les croisements de langues et de langages plastiques et littéraires chers à l’artiste » /Dossier spécial Bordeaux Délices

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Depuis 1992, l’artiste a été honoré par les titres de Chevalier des Arts et des Lettres du Ministère de la culture en France (1993), et celui de Docteur Honoris Causa de la School of the Art lnstitute of Chicago (2005).

Il expose régulièrement ses oeuvres d’art à la Galerie Lelong à Paris, Galerie Lelong à NewYork et Richard Gray Gallery à Chicago et à New York.

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“Il [le sculpteur] a regagné sa liberté publique, il n’a plus besoin de décorer ni de commémorer, il peut à nouveau parler de sculpture. C’est-à-dire poser de petites questions, inscrire sur le mur très discrètement un petit point d’interrogation : je crois que c’est la véritable fonction de la sculpture d’aujourd’hui.”

JAUME PLENSA

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******* à suivre  pour un ultime billet…

« Voici venir la nuit.

 

Aux enclumes du soir

frappent les rayons de lune.

 

Voici venir la nuit.

FEDERICO GARCIA LORCA/ Eau dormante, Air final.

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Voici venir la nuit bleue

 

« Bleue est la couleur du regard, du dedans de l’âme et de la pensée, de l’attente, de la rêverie et du sommeil »

JEAN-MICHEL MAULPOIX

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Ce soir-là les réverbères tâtonnaient tandis que les nuages dans un grand tourbillon de nuit bleue, couleurs non modifiées, donnaient de la voix, donnaient ce rien de velouté qui nous enveloppait sur les pavés.

« Au bout du jour, la nuit me dresse à voir plus clair »aurait dit CLAUDE SERNET à moins que ce ne fut l’impassible penseur qui eût pu le dire.

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Jaume Plensa aurait-il eu en tête ce soir-là le poème Élévation

de CHARLES BAUDELAIRE :

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par-delà le soleil, par-delà les éthers,
Par-delà les confins des sphères étoilées,

 

 

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

 

 

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

 

 

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;

 

 

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

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***à suivre, mais avec d’autres sculptures: les dernières?***

 

Avec la complicité involontaire des passants que je remercie.

La porte ouverte à leurs regards, leur admiration, leurs caresses, leur escalade.

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Le penseur croqueur de façade du XVIII ème siècle

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« Il y a une porte ouverte

Et pourtant il faut la forcer.

 

Nous ne savons ce qu’il y a derrière,

Mais de là vient l’appel.

 

Nous pouvons aller ailleurs,

Mais nous venons d’ailleurs.

 

Nous sommes dehors et le savons,

Mais peut-être que tout est dehors.

 

Toujours nous cherchons cette porte

Mais elle devrait être fermée.

 

Ici l’ouvert est infranchissable.

Comment franchir ce qui n’existe pas ?

 

Il faut fermer l’unique porte

Afin peut-être de pouvoir entrer. (VI, 104) »

ROBERTO  JUARROZ

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Dialogue avec les Trois Grâces

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« Le jeu du dedans

Se fait parfois complice

Du jeu du dehors

Et tel ou tel des deux

Utilise les marionnettes de l’autre,

Les masques, le hasard et les pièges de l’autre.

Ainsi les deux jeux se fondent

En un jeu cynique

Où peut aller jusqu’à disparaître le joueur.

 

Serait-ce que pourrait aller jusqu’à disparaître du jeu

Le jeu lui-même (VI,100) »

ROBERTO JUARROZ

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dans les bras du penseur

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*** à suivre***

à  JEA, trop tôt disparu

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J’aurais tant aimé qu’il continue à goûter les sculptures de Jaume Plensa, mais surtout à vivre intensément pour tous les combats de grand humaniste qu’il menait, pour la vie auprès des siens…

Il avait apposé cette citation sur un des volets du sujet  et je lui avais promis de la reprendre très prochainement. Voici le temps venu :

RENÉ CHAR :

« La poche d’un poète comme un carré de ciel, une pincée de terre, contient ce qu’un poète ne sait pas : les mousses et les brumes de sa propre vie. Et des gouttes de soleil et de sang »…

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HOUSE OF KNOWLEDGE :

  • « 2008, acier inoxydable, 800 x 550 x 530 cm
    Place de la Bourse
    Composée d’une multitude de lettres soudées, cette grande forme humaine est comme une invitation permanente au voyage dans l’espace et dans la sculpture elle-même. Encourageant la contemplation silencieuse ainsi que l’exploration physique et sensorielle en invitant le public à entrer et à marcher à l’intérieur, le vide monumental se transforme ici en réceptacle de nos émotions et de nos rêves. »
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Sapere? Cognoscere?

Méli de pensées, Mélo du monde, depuis l’intérieur de la tête du penseur.

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Toi tu me hantes

Quand tu m’ouvres ta porte

symbolique

Sur la nuit, sur le jour, sur le ciel.

De lettre en lettre, tu files le néant

Le déclines  en clair, en obscur.

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Toi, l’immobile quêteur de temps

Qui passe,

Le tourbillon autour de toi

Te laisse, ausculté par des curieux

 Aux caresses de doigts voyageurs.

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Toi qui cueilles le vent en entre-deux,

La vie en quelque sorte

Du dehors au-dedans

 Toi, qui fais grotte qui fais clan

Tu me hantes.

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Toi la créature de l’artiste

La maison ouverte aux passants

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Toi tout  l’été pelotonné

Sur les rives de l’ailleurs.

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Toi que l’on escalade

Dans le vertige du sa-voir

Tête en mouvement

House ok knowledge

Frôlant la folie

 des étoiles

Qui une à une s’allument

Comme  les réverbères.

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 « Les rois ne touchent pas aux portes » écrit Francis Ponge

« Ils ne connaissent pas ce bonheur ».

 J’ai frôlé ton invisible absence

Tes invisibles frontières.

Regard  parti à l’assaut

dans la cheminée de ton cerveau.

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Transparence

sur ta peau de dentelle

Sorti de la prison :

A livre ouvert ! tu es LIBRE !

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Une porte ouverte sur le rien

Mais le rien devient un tout,

Un creux où la pierre essaime

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Le ciel essaime

La ville essaime.

Au pays de l’homme monde qui laisse entrer et sortir le monde.

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**à suivre** sur le même sujet…

«   En tant que sculpteur je travaille essentiellement dans le domaine des idées et non pas avec la matière ou les formes, même si chaque idée exige bien évidemment une matière et une forme mais là n’est pas ma préoccupation principale. »

JAUME PLENSA

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Esplanade Edmond Géraud 
The Poets, 2012 (Body Soul, Country,Water fire), résine et acier inoxydable, 800 x 152 x 31 cm

Nous sommes loin des bronzes  de  RODIN, de son «  Penseur «

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Penseur

ou de sa sculpture « Méditation avec bras »

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 « Les Poètes apparaissent comme une suite poétique de » La Llarga Nit », en référence au poème du poète catalan Vicent Andrés Estellés. »

http://www.mallorcaweb.com/magteatre/estelles/1956-71.html

Colo pourra peut-être nous en dire plus sur le poète catalan et le contenu du poème « la Llarga Nit ».

Son blog :

http://espacesinstants.blogspot.fr/

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« (The Poets) Ils se présentent comme des figures de lumière assis sur des mâts, les yeux fermés et isolés dans une position accroupie méditative. Chacun effectue un geste distinct avec ses mains : Body Soul cache ses oreilles, Country, ses yeux, et Water Fire, sa bouche. Ils sont la métaphore de l’énergie interne de la pensée humaine. » (Présentation de l’exposition dans la revue Bordeaux Délices)

 Le symbole des trois singes revisité:

« Les trois petits singes ont été introduits par un moine Bouddhiste de la secte Tendai vers le 7ème siècle. A l’origine, ils étaient associés à la divinité Vadjra.
Mizaru (l’aveugle), Kukazaru (le sourd) et Iwazaru (le muet) exprime le message de sagesse suivant :
Je ne vois pas le mal

Je n’entends pas le mal

Je ne dis pas le mal »

ce que je traduirais volontiers par:

* je cherche à voir ce qui est positif

* J’entends d’une oreille sélective

* Je ne dis que l’essentiel

 

« Selon ce principe et si l’on respecte ces trois conditions, le mal nous épargnera. Ce fut également la devise de Gandhi qui avait toujours avec lui une petite sculpture des trois petits singes »

 Petit clin d’œil :

En visitant le blog de Fifi, cette photo ne pouvait que me faire penser  au symbole des trois singes :

http://aufilafil.blogspot.fr/2013/09/en-famille.html

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 Il suffit ensuite de passer le Pont de pierre, d’attendre la nuit,

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pour arriver, rive droite au pied des trois sculptures, figures à la lumière changeante su plus bel effet.

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  Leur position  me fait penser aux Stylites, en haut de leurs perches qui dans la solitude se tenaient loin des turpitudes humaines  du sol et plus près des dieux.

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Ici, point de prière pour se sauver ou sauver l’humanité mais la solitude et le silence. La vision sera toute différente de jour.

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« La poésie est une solitude,  et nous sommes des moines qui échangeons des silences ».

                       JEAN COCTEAU

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Mais aussi :

« Il n’est pas de poésie sans silence ni solitude. Mais la poésie est  sans doute aussi la façon la plus pure d’aller au-delà du silence et de la solitude. Elle ressemble en cela à la prière, pour celui qui peut encore prier. Pour le poète, la poésie occupe le lieu de la prière ; elle la remplace et, en même temps, la confirme ».

                         ROBERTO JUARROZ

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La présence voulue de ces trois personnages rive droite, faisant face à l’effervescence de la rive gauche, surplombant le Port de la Lune n’est pas innocente non plus.

On aperçoit de loin les trois poètes aux postures figées, y compris depuis la rive gauche,

l’un « se fait » sourd…

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l’autre aveugle…

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et le dernier muet.

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« Le vrai silence est au bout de mots

Mais les mots justes ne naissent

Qu’au sein du silence »

FRANCOIS CHENG

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On aimerait se hisser sans bruit à leur hauteur pour lire sur leurs yeux, leurs lèvres ou leurs oreilles les messages écrits. Leurs forces s’unissent finalement en un seul personnage dont on suit l’évolution dans la méditation, afin d’arriver à  une maturité de la pensée  ou bien à l’inaccessible étoile.

*

 « L’univers est une catastrophe tranquille, le poète démêle, cherche ce qui respire sous les décombres et le ramène à la surface de la vie ».

                         SAINT-POL  ROUX

 

Plus que jamais vrai dans notre monde actuel, dans les jours sombres que nous vivons ; il est nécessaire de prendre du recul, de fuir l’excitation médiatique, de sentir le poids de la réflexion.

THE POETS, dans » la Llarga Nit », « in the Long Night » ne  sont-ils pas  proches, de  HOUSE OF KNOWLEDGE, Place de la Bourse,  aperçue depuis la rive droite:

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Ce sera notre prochaine étape.

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« La poésie c’est une sculpture du silence »

GUILLEVIC