Archive for mars, 2012

Printemps éclaboussé : malgré les apparences.

dimanche, mars 25th, 2012

Le printemps déferle, va de l’avant, hésite, reflue

Grand vent met des étoiles sur le bleu des flots

Arbustes jaunes , roses ou blancs, soudain

Je guette les coquelicots, les violettes

Qui sortent de terre, poussée de vie

Refoulée la part de l’ombre, le gris silence

Au soir, le merle, ses trilles, les rais de lumière

Gagnent le mur, inondent le moindre recoin.

Pousser du pied les feuilles mortes accrochées

Aux bourgeons ; les bouchées doubles.

Chaque jour apporte du vert tendre

De l’amour sur les branches, des nids à l’abri

De la pie, des gouttes, du bruit de la ville.

Mettre du vert et du bleu, savoir le printemps

Là, sous la main, dans les yeux, dans le matin

Goûter à la douceur du soir, s’asseoir et rêver

Remercier la vie qui s’accroche ici, qui s’épanouit

Quand ailleurs elle n’a pas de prix.

Garder le cap

Quand on vient à désespérer de l’amour, la paix

Et la sagesse. Quand on en vient à désespérer

De la nature humaine. Donner à ses pensées

Du vert printemps, de l’espoir à mâcher,

de l’Humanité, de la Tendresse.


J’accroche le printemps à nos jours: il nous faut tant de roses blanches:

de vigilance

d’oubli

de larmes séchées

d’incrédulité

de vigilance toujours recommencée

de roses blanches tendues

de roses blanches en bouquets.

Maïté L

PS: vous pouvez déposer ici vos roses blanches.


Oiseaux de rencontre-2-

vendredi, mars 16th, 2012

Comme nous quittions les grues dans leur champ doré par la lumière du couchant,un peu plus loin, en pleine campagne, en voilà un, sûr de son effet, qui entreprit de traverser la route devant la voiture. Juste le temps d’attraper l’appareil photo.

Solitaire, l’aigrette garzette échafaude sans doute son plan pour convoler;  en période nuptiale, elle porte deux longues plumes sur la nuque.

La spatule, reconnaissable à son bec avec lequel elle balaie le fond de l’eau de droite à gauche et vice-versa ne craint pas les -8 degrés ambiants.Le Domaine de certes a ce jour-là des allures de banquise.

Monsieur le chevalier gambette est un limicole. Au pays des échasses, rien d’étonnant.

En parfaite tenue de reine du givre et de la glace, le vol de l’aigrette, me semble-t-il se confond avec le paysage. Nous ressemblons à des ours polaires . Les réflexes sont un peu amoindris et l’appareil photo a froid mais l’envol est saisi malgré tout.

Une foulque, deux foulques glissent sur l’eau.

Dans l’équation du soir, sur le lac déserté, l’inconnue X ne gardera pas longtemps son masque (ou alors il faudrait lui clouer le bec).

Quelques rides sur l’eau, un survol de mouette rieuse: les poissons  filent doux.

A moins que l’X rieuse ne se laisse doucement bercer par les clapotis du rivage.

Chut! à pas de velours, nous quittons les lieux.

Nous avons hâte de retrouver chez nous notre couple de merles qui a tenu à nous accompagner jusqu’au portail lorsque nous avons quitté la maison le matin.

La photo n’est pas de très grande qualité mais vous imaginez notre surprise. Là aussi, il a fallu sortir l’appareil photo et la prendre à travers le pare-brise.

Nous avons hâte aussi de retrouver nos amoureux qui en profitent souvent pour se bécoter:

Photos: Maïté L

Oiseaux de rencontre

mardi, mars 13th, 2012

La route est à nous les  bernaches du Canada!

Promenade au bord de l’eau des oies à tête barrée.

L’ ouette d’Egypte a bien dressé ses petits

Le grand chic: pattes et bec roses

A grands coups de trompette et de sifflements, veuillez-vous mettre en rang!

 Le ballet aquatique peut commencer!

Il existe des arbres à papillons et des arbres à cormorans.

Et des escadrilles de canards suisses

Et puis il y a les solitaires

les boudeurs,

les fatigués

Les étourdis

Ceux qui perdent leur maman dans la foule

Ceux qui font semblant d’être étourdis

fatigués

Numericable très haut débit : Billet d’humeur

mardi, mars 6th, 2012

Internet galère !Numericable galère !Service non assuré !

Rien ne sert d’être dans une grande ville pour espérer une connexion correcte.

Les commerciaux promettent monts et merveilles : 100mbps. J’étais sceptique et j’avais raison !

Nous avons rapidement déchanté : parfois ça marche, ça marche bien…mais pas longtemps et les galères reviennent de façon récurrente.

L’installation intérieure est régulièrement vérifiée, les prises et le modem changés tout aussi régulièrement.

Je ne compte plus les modem : 10 ? 12 ?

 Mais le modem made in China fait partie de l’obsolescence programmée, dixit le dernier technicien venu; ce qui fait que le modem peut être défectueux avant de servir!!!!!!!!!!!! ça vient de se produire puisque nous en sommes au deuxième en deux semaines (et cette fois, ça semblait vrai !Il était bridé)
Chez Numericable, il y a la BOUTIQUE ou l’ équivalent de la boutique : le SERVICE CLIENT par téléphone, nul et non avenu, auquel nous avons renoncé depuis belle lurette) : il faut montrer patte très blanche  pour qu’une procédure de résolution des problèmes se mette en route.

Arrive au domicile un TECHNICIEN qui n’est technicien que de nom; parfois il n’a même pas d’outils et il faut lui en prêter. Nous l’appellerons technicien 1.

 Le service client par téléphone amuse le client.

L’interlocuteur de la boutique est sympathique, compréhensif, souvent compétent mais a peu de latitude d’action : il essaie d’amuser le client.

 Le technicien 1 amuse le client à son tour (fait changer le modem, change les prises et autres babioles); il n’est « compétent » que jusqu’au boîtier de la rue, ouvert à tout vent et où les connexions sont branlantes. Il débranche en bas, rebranche en haut. On arrive à glaner quelques informations essentielles qui nous serviront d’argumentaire face aux autres techniciens qui viendront un jour, c’est certain.

Si le technicien1 dit que ça ne vient pas de chez nous, il demande l’intervention d’un autre technicien d’une autre entreprise sous-traitante qui lui, va s’intéresser  plus en amont au répartiteur .Nous appellerons celui-ci technicien 2
Le dernier en date a consenti à reconnaître que ça vient du réseau et il fait soi-disant mettre la ligne sous surveillance…Et à nouveau, une opératrice nous téléphone pour nous CONVAINCRE que la panne est réparée !
Mais ce que Numericable  sait faire de mieux c’est changer le modem!
Et comme il semble ne pas vouloir mettre en œuvre des solutions qui consisteraient à TOUT vérifier de A à Z, Numericable brûle actuellement ses dernières cartouches en déclarant que 3 mbps c’est bien (peu importe le temps de chargement et le fait que le téléphone coupe aussi tout le temps) alors qu’avec la fibre Numericable vous annonce :

100mbps commercialement,

 jusqu’à 100 mbps techniquement

 ce qui n’est plus tout à fait la même chose : tout est dans la nuance .

 En désespoir de cause, devant une incompétence généralisée,le technicien 1 nous rétorque que « dans le Médoc », zone presque grise ça marche avec 3 mbps et que »mes beaux-parents se débrouillent très bien avec ça » oui, oui c’est ce qu’a dit le technicien 1: la faim devait le tenailler et il voulait de toute évidence refiler le bébé à un autre intervenant! Et puis, je pense qu’il a jaugé notre âge et est arrivé à la conclusion que 3 mbps sont suffisants pour lire un mail de temps en temps.
Et encore ! Le dernier technicien1 venu avait une caisse à outils! Il n’a pas fallu lui prêter pince et tournevis comme cela arrive fréquemment (environ tous les trois mois !).
Conclusion risible: vérification faite: 57 mbps  subitement , juste avant le passage du technicien 1, après une semaine de galère, connexion  presque inexistante, micro coupures ou maxi coupures après son passage et un record battu : 1 mbps: qui dit mieux?
Tout cela n’est pas très sérieux!

Dans les hautes compétences de Numericable je rajoute que nous n’en pouvons plus d’être sondés par téléphone sur la capacité de la boutique à résoudre nos problèmes.

Je passe sous silence :

- la boutique qui nous envoie rive droite de la Garonne  alors que nous habitons rive  gauche pour chercher un modem dans un atelier …qui n’existe plus depuis des années !

-Nos lettres recommandées à la direction.

 Je passe sous silence le fait que Numericable et ses 100 mbps annoncés comme L’Arlésienne, se targue de travailler à l’arrivée des 800 mbps : qui dit mieux là aussi ?

Mais voilà, en ce moment, je me décourage quand il faut poster sur mon site. Je me décourage quand je dois poster sur le site de la Maison de Quartier pour assurer la publicité de celle-ci.

Je me décourage aussi pour venir sur vos sites que j’aperçois en coup de vent et que je visite en plusieurs épisodes tronqués.

Je me décourage parce que je ne sais pas quand vous pourrez lire mon message.

Je me décourage en attendant le passage du technicien2 réseau qui après de nombreuses réclamations en boutique va ENFIN se déplacer … peut-être…

 

 

Maïté L

Le printemps s’écrit aussi dans le ciel: les grues cendrées

samedi, mars 3rd, 2012

L’automne 2011 n’en finissait pas d’ étirer sa douceur , aussi les cortèges de grues cendrées  prenaient leur temps pour passer au-dessus de l’agglomération bordelaise .

Quand nous entendions les « krrou, krrou » caractéristiques de leur passage haut dans le ciel, nous sortions pour constater leurs vols en grand nombre et nous restions en admiration devant leur organisation en « V » et leurs  passages des relais.

Mais à l’approche de l’hiver 2011, les grues passèrent jusqu’à fin novembre avec un bon mois de retard par rapport aux années précédentes.

Parfois, nous les entendions de nuit  aux alentours de 22h et je me prenais à rêver.Peut-être avaient-elles du retard et ne pouvant gagner leur escale nocturne, allaient-elles se poser non loin de mon domicile, sur quelque endroit dégagé. Mais bien vite leurs cris cessaient et la rencontre avec elles ne serait pas encore pour cette fois…

L’hiver passa et  dans les conversations revenait la preuve de leur présence ici ou là, dans les Landes de Gascogne.

 

Nous étions au début février lorsqu’en circulant dans le nord des Landes, j’aperçus dans les grands champs dévolus à la culture du maïs une multitude de taches blanches .Je compris assez vite de quoi il retournait.

 

L’appareil photo n’étant jamais loin, si ma vue ne me permettait pas de me faire une idée précise(mais le rêve  pallie aux  manques), j’immobilisai la voiture et je partis vers le champ: des grues étaient là en très grand nombre.J’ai assisté à leur repas et à leur envol .

 

Bien sûr, la distance entre elles et moi était grande et je n’ai pu faire mieux.La grue cendrée a beau être l’un des plus grands oiseaux d’Europe, elle est très prudente. A voir sa taille dans le champ, vous pouvez imaginer la distance nous séparant. N’empêche! J’étais comblée!

 

Nous passons chaque semaine dans le coin et autant vous dire que les semaines suivantes,  j’ai ralenti espérant que le miracle allait se reproduire….Nous avons aperçu des sujets  isolés mais plus de groupe aussi dense.

 

Cependant,la chance m’ a souri une seconde fois lorsqu’un soir ensoleillé, sur la route du retour(une route différente empruntée à dessein) trois grues cendrées s’alimentaient dans les grands champs,en gardant un œil à tour de rôle sur  nous.

 

Une hirondelle ne fait pas le printemps, dit-on, mais les grues cendrées assurément nous préviennent en passant au-dessus de nos têtes que l’hiver arrive ou bien que le printemps n’est pas loin…

 

 

Et bon an, mal an nous les regardons avec émotion lorsque leurs vols se succèdent dans un ciel  si bleu.

un reportage en Champagne-Ardennes:

http://www.youtube.com/watch?v=xOMpeKeaUp0

 

Les oiseaux voyageurs

Les oiseaux voyageurs ont leurs îles,
Leurs enchantements, leur liberté.
Ils planent dans les courants,
Et de leurs figures éphémères trouent le silence
Des hauteurs ouatées de leur univers.

Les oiseaux voyageurs cherchent
Le sable blanc et le beau temps,
Les remous de marée et les planctons dorés.
Ils aiguisent leurs becs dans l’écume du vent,
Et font de leurs pattes un ballet mouvant.

Les oiseaux voyageurs dessinent des rubans
Qu’ils déroulent chaque an, en grand mystère.
Princes des nuages et des nids jamais oubliés,
Ils voyagent sans bagages aux antipodes
Avec le ciel bleu comme seul horizon.

Les oiseaux voyageurs revêtus des rêves des hommes,
S’élèvent cependant légers, emportant nos pensées les plus folles.
De leurs ponts invisibles, alliés du nord, alliés du sud,
Ils tissent le fil des voiles fébriles du printemps
L’éternelle bulle du temps allant de l’avant.
Maïté L