Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure…

01

Il y a des petits ponts tranquilles qui prennent leurs aises sous le couvert du vent : on les franchit allègrement, sûrs de retrouver le solaire présent, le pied  foulant la chlorophylle aux senteurs diffuses. Sous le couvert du vert et du ciel, bon appétit la vie.

02

Il y a des affects dentelle, zig-zag de vie, serpents d’eaux claires migratoires, blancheur en devenir entre deux eaux : la morte et la vive ; impossible d’agripper cependant les reflets sous peine de mouiller sa chemise en vain. Tout est vibratoire et cille parme, bleutée saison où fleurissent les pervenches.

03

Il y a des châteaux sous l’orage, des ponts qui grondent, des figures hardies, des défis interdits par ciel noir zébré, l’escalade des prouesses ourdies dans le miroir de l’œil complice et l’obligation ressentie de se détourner pour ne pas pousser à la fracasse.

04

Quelque part dans le monde, il y a ce pont sur le fleuve, le plus long chemin passant par l’arche : prise de risque, échanges inaudibles mais forts avec la personne cheminant au bas du pont, côté fleuve; stupéfaction de l’œil réflexe, soulagement que le vent n’ait pas emporté le fétu de paille.

05

Il y a bien évidemment ce pont dont on parle beaucoup ces jours-ci : Le plus grand pont levant d’Europe ; Bordeaux, ville de lumières, vient d’en ajouter un pour taquiner la Garonne, jouer avec le ciel afin d’unir une fois de plus les deux rives. Pas de photo récente. Celle-ci date de janvier. Elle nous donne un aperçu. Il faudra attendre le beau temps, les effets de foule estompés et des circonstances plus favorables pour l’apprivoiser.

et pour voir de très belles photos de ce pont dans tous ses états, voici le blog d’Alain de Cal, témoin de l’évolution de la ville:

http://www.bordeauxphotopassion.fr/bx/13/index.html

 

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