Surprise au jardin

le rosier dans la lumière

Le rosier avait une première floraison abondante et de toute beauté. Nous ne nous lassions pas d’admirer chaque rose à nulle autre pareille tant la nature se plaît à mélanger les tons en nous démontrant qu’avec une palette de quelques couleurs et beaucoup de lumière, les combinaisons se font à l’infini. Un bel hommage aux impressionnistes.

Mais voilà, les premières roses commençaient à faner et l’Homme monta sur la plus haute échelle pour faire un brin de ménage. Il s’y employait ardemment lorsqu’il fut arrêté dans son élan ! Entre les croisillons du mur et une branche de rosier : un nid… Dans le nid, un oiseau figé, qui ne bouge pas d’un pouce durant toute l’observation. Notre oiseau a eu chaud car le sécateur est arrivé à trente cm environ de son bec. L’Homme interdit s’arrêta in-extremis et finit par déclarer l’oiseau mort dans son nid.

Les premières photos furent infructueuses

Est-ce un oisillon qui avait viré tous ses frères et sœurs avant de décéder ?

La nuit porta conseil et le lendemain, nous partîmes en pèlerinage : on ne peut pas laisser un oiseau mort dans le nid !

apparition d’une queue noire.

Surprise : l’oiseau avait bougé pendant la nuit et nous offrait maintenant une belle queue noire puis apparut une tête qui nous dévisageait…

la clé du mystère

L’oiseau dit-mort n’était autre qu’une oiselle, une merlette en pleine couvaison.

Avec les chaleurs de ces derniers jours, elle souffrait, avait parfois le bec grand ouvert mais restait stoïque à son poste ne descendant qu’à la tombée de la nuit pour prendre plusieurs bains dans les sous-pots à la disposition des oiseaux dans le jardin.

J’ai d’ailleurs saisi au vol un autre merle venu se poser à côté de ma voiture et qui semblait « agoniser » alors que le thermomètre avoisinait les 35 degrés. Il était venu prendre un bain de terre sous les arbustes. J’ai eu juste le temps de sortir l’appareil photo du sac.

 

Pour ce qui est de notre fait divers du jardin,m’est revenue alors en tête l’attitude d’un merle dans les parages du rosier, il y a quelque temps déjà ; il était passé devant moi en me rasant et en faisant grand bruit. Avais-je dérangé en toute innocence l’installation du nid alors que je m’appliquais à photographier ces fameuses roses ?

En tous cas, maintenant, nous regardons de loin et je pense que la taille des roses fanées devra attendre. Nous notons l’intelligence des merles dans le choix du positionnement du nid :

le cadre tout d’abord : nid abrité par l’avant-toit, l’abri de jardin et le chêne à proximité, situé en hauteur et dans un endroit inaccessible aux chats, le choix du ravissant rosier des peintres (qui porte bien son nom), pourvu de piquants  conséquents, juste à côté du seringat double et des acanthes…

il tutoie la gouttière

fleur d’acanthe et ses feuilles si caractéristiques que l’on retrouve dans les motifs des bas-reliefs médiévaux

le parfum du seringat double alors que le simple a fini de fleurir.

tout contre le rosier

Parfois la merlette se met debout dans son nid pour se dégourdir les pattes

Affaire à suivre mais nous sommes ravis que notre jardin soit choisi par les merles.

Hier soir la merlette faisait respecter son territoire et fuir un merle intrus. Il semble qu’un nouveau merle chanteur soit sur son territoire… qui accessoirement est aussi un peu chez nous. 😎

 

Et pour toutes les photos impossibles à faire afin de ne pas perturber la couvaison, vous pouvez jeter un œil sur ce lien conseillé par Fifi que je remercie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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