Charles Perrens fête ses 120 ans:Jean-Jacques Valleton-2-
La nuit tombe doucement sur Charles Perrens et nous sommes tout un groupe prêt pour la première visite son et lumière. Nous grimpons vers la chapelle et là, surprise…
Surgit en contre-haut l’architecte Jean-Jacques Valleton, originaire de Bergerac, (1841-1916), en costume d’époque.
Il est là pour nous faire vivre l’émergence de son projet de « La Maison de santé, au Château Picon, conçu pour les dames, sur le Chemin de la Béchade ».
Dans la chapelle où, un peu plus tôt a retenti le concert Mozart, au plafond, une rosace perpétue le souvenir de notre architecte. Maintenant la chapelle est livrée aux jeux de lumière et aux déclarations enthousiastes de Jean-Jacques Valleton.
Lumière, lumière et ombres sur la Chapelle.
La foule cueillie sur le parvis de l’église…
Valleton a construit son projet en collaboration étroite avec le Médecin-Chef , monsieur Taguet, en relation avec l’évolution des idées aliénistes de l’époque. Ce sera donc un ensemble de bâtiments orienté d’une part Nord-Sud en partant du Château Picon puis un autre ensemble Est-Ouest où de chaque côté d’une galerie s’ouvriront des pavillons disposés en forme de peigne,au nombre de 12 et ouvrant sur des cours intérieures.Avec des bâtiments à étages pour les malades légers, des bâtiments bas pour les pathologies lourdes.Des squares viennent ajouter leur touche de verdure: le square Haut-Brion, rappelant le domaine vinicole du même nom, le square des palmiers et le square des platanes sans oublier l’Allée du Peugue menant au Petit Bois.
L’ouvrage de Jean-Jacques Valleton puise ses sources dans les formes du Moyen-Age (voir par exemple la Tour du Château d’Eau). L’ouvrage doit offrir des gages de solidité et de sécurité. L’emploi de la fonte et du métal d’une part et d’autre part des motifs ornementaux discrets(une trop grande richesse des motifs risquant de perturber les esprits dérangés!) décorant le bâtiment principal et la Chapelle. Une horloge sur le fronton de la façade principale, une autre sur la façade postérieure et 3 cloches rythment la vie.
A l’époque existent des classes de pension qui vont de 55F à 12 F par personne. Le prix expliquant la différence de train de vie.
Actuellement 1500 personnes travaillent dans l’enceinte de Charles Perrens. 80 corps de métiers y sont représentés.L’hôpital est en pointe dans les secteurs de l’addiction, dans les maladies maniaco dépressives et la bi-polarité. Le séjour moyen est d’un mois et il y a 25000 consultations de jour.
516 lits, 325 places et Les missions actuelles du Centre Hospitalier Charles Perrens s’étendent de la prévention à la post-cure des maladies mentales.
Charles Perrens,l’hôpital psychiatrique fête ses 120 ans-1-
Dans le cadre des journées du patrimoine, en septembre 2010, à Bordeaux, l’hôpital Charles Perrens a ouvert ses portes au public pour fêter ses 120 ans d’âge. Ainsi nous nous sommes rendus sur place pour une exposition: « D’Asclepios à Charles Perrens« , à la chapelle pour écouter un concert dédié à Mozart puis à la nuit tombée une promenade son et lumière nous fit revivre certains épisodes-clés de l’Histoire de cet hôpital.
avant-corps de logis du bâtiment château Picon avec fronton, bâtiment administratif
Cette rétrospective passionnante résulte d’une collaboration entre l’hôpital et Francis Baudry, collectionneur,passionné d’Histoire locale, qui travaille à perpétuer la mémoire de Saint Augustin, quartier de Bordeaux pour lequel il a déjà contribué à l’élaboration de deux livres.
Quel intérêt à cette visite me direz-vous ?
Charles Perrens est un village dans la ville avec ses bâtiments et sa chapelle,ses espaces verts et son Histoire.
Et puis au cœur de notre quartier, nous avons l’habitude de croiser « la différence« : des malades qui paraissent vraiment malades, des malades qui n’en ont pas l’air, d’autres qui nécessitent des soins passagers, d’autres comme vous et moi susceptibles de sombrer un jour ou l’autre pour de multiples raisons. Parce que la raison est fragile, comme l’équilibre psychique, nous nous devions d’être présents, non par curiosité mais parce que nous vivons en voisins et que sans cela, nous n’aurions pas eu l’occasion de pénétrer dans ces lieux et qu’il est de bon ton de les contourner.
Tour du Château d’eau/ Galerie ouest menant aux pavillons
Il y a 120 ans, nous aurions déambulé au pays des vignes, des peupliers, des arbres fruitiers et nous aurions fait une halte auprès de la rivière canalisée aujourd’hui : le Peugue.Avant que n’intervienne l’architecte Valleton que l’on fit revivre devant nous lors du son et lumière.
Le domaine devint le lieu où l’on mit les « aliénées »: riches d’un côté, pauvres de l’autre. Le système pavillonnaire voisinait avec les grandes salles communes.
dortoir, lingerie, cuisine s’inspirant de la cuisine médiévale de Fontevraud, réfectoire ou salle à manger, jardin d’hiver. Photos Alphonse Terpereau 1890 appartenant à Francis Baudy
D’où vient le nom de Charles Perrens?
C’était un professeur à la faculté de médecine, médecin-chef à l’hôpital Château-Picon de 1920 à 1952.
Quelles sont les origines de l’hôpital Charles Perrens?
La légende rapporte qu’au XVI siècle un marchand Arnaud Giraud, perdit la raison car il avait perdu la trace de son navire en mer. Son vaisseau revint un jour et son propriétaire recouvra ses esprits. Par compassion pour ceux dont il avait partagé le sort, il créa un petit hôpital de 24 maisonnettes, un jardin et une cour en 1586: l’ Enclos Arnaud-Guiraud , conçu pour accueillir les pestiférés et les contagieux.
Il devint ensuite l’ asile mixte Saint-Jean du nom du quartier dans lequel il se trouvait et ceci sous Napoléon en 1802,pour accueillir les déments.Cet établissement fut confié à la Congrégation de Nevers.A partir de 1845, il n’accueillit plus que des femmes.
Les locaux devinrent inappropriés du fait de leur vétusté, après de nombreux épisodes ,un nouvel asile, Château-Picon, fut construit ici et inauguré en 1890 pour accueillir les 523 aliénées sur le lieu que nous connaissons actuellement. Le département de la Gironde possédera deux établissements pour les malades mentaux : Cadillac pour les hommes, Château-Picon pour les femmes.La mixité n’interviendra que bien plus tard en 1972.
L’architecte Jean-Jacques Valleton sera donc à l’origine d’un projet dont nous pouvons encore à ce jour voir la structure .
l’hôpital tenait le registre de ses pensionnaires : « marchande ambulante, fille soumise, cultivatrice, garde barrière, rentière, mercière, ouvrière…Les riches venaient avec leur domesticité…
En 1974, l’hôpital psychiatrique Château-Picon devient le centre hospitalier Charles-Perrens. Dans un parc de 14 hectares,il est situé près de l’université Victor Segalen Bordeaux 2 et du pôle hospitalier universitaire de Pellegrin.
à suivre…
En cliquant sur la première photo, vous pourrez les voir toutes en format original.
Avant et après la neige
R
Rose au vent, balance, balance
O
Ose ton bouton sensuel
S
Sens dessus dessous tu soupires
E
Et puis un jour vient l’hiver et la neige: bouton fripé, tu ne veux pas t’en aller.
Un petit tour dans le jardin après la neige et la rose rouge s’épanouit.
Un petit tour, ça vous dit?
Dernière fraise
ostéospermum
pommier d’amour
grenade, pomme punique
azalée
alysse parfumée
ou tomate
n’en finissant pas de mûrir
et sur la terre
les derniers dessins de la neige.
« on est bien peu de chose et mon amie la rose me l’a dit ce matin »
Françoise Hardy
http://www.youtube.com/watch?v=F8s9Si6jqtE
Et la neige finit par s’inviter!
La dernière rose se poudre et se repoudre: surprise du matin 2 décembre 2010!
La girouette, impassible,effleurée au moins une fois l’an par la neige qui, très vite, paralyse la ville.
Dans le jardin, chaque coin vaut un spectacle à lui seul.
Filet de pêcheur ramassé sur la plage, échoué après la tempête et patiemment démêlé, blanchi au passage et le banc, pour les jours meilleurs!
Tous les légumes… au clair de lune…à midi… ou à minuit.
Une grande manifestation « Les légumes dans la ville »
Organisée en centre ville, place Pey-Berland autour d’un village de stands, sous chapiteaux, ce projet a pour objectif de mieux faire connaître auprès des consommateurs urbains, les produits et métiers du maraîchage.La pyramide de légumes frais atteint 7 mètres de hauteur et 3,5 tonnes!Dans les stands avoisinants: des ateliers d’éducation au goût, ateliers cuisines, ateliers sur les métiers de la production et les formations, ateliers artistiques, dégustations.
Née à Paris en 1995, la pyramide de légumes fait le tour de France depuis 1999 dans le cadre de l’initiative « les légumes dans la ville », menée par les producteurs de Légumes de France.
« Tous les légumes de la pyramide seront donnés aux Restos du cœur et à la Banque alimentaire de Bordeaux. En parallèle, on a un stand où on vend les légumes des producteurs et sur chaque vente, 1 euro est reversé à la lutte contre le cancer. »
Prochaine étape en 2011 à Lyon.
Ephémère
Fauteuil végétal inspir-****-
A Danielle…























































