La Fête du fleuve 2013 : La visite inoubliable du Cauhtémoc


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Lundi 27 mai, le soleil est de retour .

Nous décidons de profiter du seul beau jour  pour monter à bord du Cauhtémoc. Nous avions déjà tenté de le faire il y a quelques années mais la file d’attente était longue et arrivés au pied de la passerelle, une avarie de cette dernière nous avait laissés déconfits et déçus : on ne badine pas avec la sécurité !

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Ce lundi en tout début d’après-midi, pas d’affluence encore. J’ai juste le temps de photographier la mâture flirtant avec le ciel bleu. Seulement deux personnes devant nous et en avant ! Je ne boude pas mon plaisir devant la main tendue du jeune marin préposé à l’accueil, moi qui ai tout…sauf le pied marin… plutôt le vertige facile !

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Je n’aurais cependant laissé ma place pour rien au monde ! J’attendais ce moment depuis si longtemps !

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Il sera difficile de faire des photos sans la trombine des autres visiteurs : Le Cauhtémoc a reçu 65 250 visiteurs au cours des 10 jours de fête !

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Nous avons toute latitude d’admirer chaque détail, de lire les explications. Je porterai souvent mon regard fasciné tout en haut des mâts ou je m’attarderai sur les savants cordages et le soin apporté au moindre détail.

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Je caresserai discrètement le bois, verrai tout ce qui brille, irai sur les tous les  ponts, admirerai la ville au travers des cordages.

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 Malgré  tout ce qu’a subi le Cauhtémoc en haute mer avant son arrivée, le navire est rutilant. Le voyage pour atteindre le Port de la Lune a pourtant été très difficile.

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Pour traverser l’Atlantique, le Cauhtémoc a d’abord fait route vers le nord, au milieu des icebergs avant de mettre le cap sur L’Europe où dans les conditions météorologiques exécrables, il a été pris dans la tourmente : vents de force 7, creux de 7 m,  gîte à 43 °, bateau pratiquement couché, les chaloupes de secours se balançant au-dessus de l’eau.

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Le Cauhtémoc a traversé l’océan en 4 jours ; pour finir, l’entrée dans l’embouchure de la Gironde a été difficile aussi, obligeant le trois-mâts  à ressortir puis enfin à remonter l’Estuaire de la Gironde sous haute surveillance avant de s’amarrer dans le Port de la Lune.

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Le Cauhtémoc est un symbole au Mexique, car il illustre l’esprit de combativité et d’indépendance.

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Il  porte fièrement le nom du dernier empereur aztèque résistant  qui subit un sort tragique : une paternité dont s’enorgueillit d’ailleurs la figure de proue du bateau ; Cauhtémoc signifie aussi  « l’aigle qui fond sur sa proie » en nahuatl

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Le trois-mâts barque, mesure 12 mètres de large pour un tirant d’eau de 5,40 m. Sa voilure de 2300 m² répartie en 28 voiles est supportée par trois mâts dont le grand mât central s’élève à 52 m de hauteur. C’est  un habitué des défis: traversée de l’Atlantique en 17 jours, passage du cap Horn en 1993 entre autres.

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Sur la déclaration affichée sur le pont du bateau, on lit que le Cauhtémoc a pour « mission d’exalter l’esprit maritime des futurs officiers de la marine nationale du Mexique avec l’engagement d’offrir jusqu’à son dernier effort pour faire de ce bateau un digne et noble berceau où pourront continuer à s’affermir le mental et l’esprit de ceux qui embarqueront en son sein, poursuivant l’objectif de se former pour mieux servir sa patrie. » 

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Je quitterai à regret le pont.

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J’emprunterai la passerelle en sens inverse avec l’aide bienvenue du jeune marin, toujours aussi souriant.

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Le Cauhtémoc en quelques mots :

Équipage : 252 hommes dont 90 cadets
Gréement : Trois-mâts barque
Année de lancement : 1982
Longueur hors-tout : 90,50 m
Pavillon : Mexique
Port d’attache : Acapulco

commandant de  bord : capitaine de vaisseau Juan Carlos Vera Minjares

vitesse de pointe : le Cuauhtémoc peut aller jusqu’à 16 nœuds.

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En son temps, Sergio avait aussi  visité le Cauhtémoc :

http://breizhshot.blogspot.fr/search/label/Cuauth%C3%A9moc

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A suivre…

Les photos ont été prises conjointement par  Jacky et Maïté  L

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19 commentaires

  1. C’est superbe, ça fait voyager…………on prend l’air du large en suivant tes photos………………J’ai un peu le blues, ça me fait du bien d’imaginer que le fleuve et les océans nous emportent vers un ailleurs idéal.Magnifique: MER-CI!

  2. @ Anne

    merci Anne d’être une vigie de ce site alors que je poste a posteriori des billets de façon très irrégulière, puisque je suis très souvent sur des « reportages » différents.

    Je suis contente de t’envoyer une bouffée d’oxygène et de ciel bleu alors que la grisaille, la bruine deviennent exécrables, ainsi que les inondations plus au sud. Je profite toujours chez toi aussi d’ un moment de dépaysement et je voyage par procuration en mettant en imagination mes pas dans les tiens. Je suis une voyageuse immobile et le rêve l’alimente souvent à travers tes pérégrinations et celles d’autres fidèles de ce site.
    à bientôt pour d’autres surprises qui te plairont, j’espère; tout comme j’espère que ton blues ne sera que passager.Je suis de tout cœur avec toi.
    Mer-ci…un mot composé entre mer intérieure et grand large.

  3. Je retrouve la même exaltation en regardant les photos lumineuses d’un jour de printemps enfin retrouvé. Je revois ce beau vaisseau où tout est d’une propreté et d’une organisation irréprochable. Je sens l’ambiance attentive et chaleureuse des navigants du Cuauthémoc. Bref c’est comme si j’étais encore à bord : Une visite à bord du Cuauthémoc ne s’oublie pas ! Sympa le lien mis sur ma note, maintenant que la tienne est parue, je fais de même pour les amoureux des beaux gréements.

  4. Hé oui, dans la marine de quelque pays qu’elle soit, on sait recevoir un jeune élève officier mexicain tenant la main des dames ou …demoiselles, pour franchir la passerelle ou des cendre un escalier. les marins, d’ailleurs, les descendent souvent à l’envers, tant ils ressemblent parfois à des échelles, surtout quand la mer durcit.

    Ce bateau et un autre identique pour un autre pays, je ne sais plus lequel, ont été construits en métal en Espagne. Mais on a l’impression de se trouver sur un grand voilier en bois d’autrefois, remis à neuf et briqué jusqu’au moindre recoin pour les visiteurs. Comme dit Olivier de Kersauson: « quand je ne navigue pas, j’ai l’impression de pourrir »

    Nous avons visité ce superbe bateau l’an dernier. Avez vous remarqué comme des idylles se des idylles passagères se lient…. et relient ainsi les continents

  5. Tout en sensualité et détails ton billet.
    Tout est vraiment impeccable et me fascine. le nombre de voiles, les cordages… »hasta su último eszfuerzo ».
    Oui, que d’efforts.
    Merci Maïté, je m’en vais me balader chez Sergio, peut-être y verrai-je d’autre aimables marins!!!

  6. @ Sergio

    En revoyant ton article j’ai retrouvé aussi le même enthousiasme chez toi, la même admiration et le sphotos prises parfois avec de meilleures conditions.Je sais que tu es beaucoup plus avancé dans la connaissance des bateaux aussi je cherche toutes les sources possibles d’informations, dont les tiennes, pour ne pas commettre d’erreur. Le Belem a un site qui lui est consacré; le Cauhtémoc n’en a pas et j’ai suivi attentivement dans la presse et sur le site de la Fête du Fleuve, les articles susceptibles de m’intéresser (tout m’intéresse).
    Merci Sergio. Prochainement la parade des marins mexicains.

  7. @ Frantz
    il y a eu semble-t-il quatre Trois-Mâts construits à Bilbao dont voici les noms:
    Gloria, Guayas, Simon Bolivar, et bien sûr le Cauhtémoc.

    http://www.philateliemarine.fr/cutty_sark_f.htm

    Je n’ai pas remarqué d’idylle mais sans doute n’étais-je pas au bon endroit au bon moment, mais je sais que ça existe!

    Le Cauhtémoc devait avoir hâte de repartir malgré l’accueil chaleureux des bordelais.
    Le désir de relier les continents en toute amitié est inscrit sur le panneau noir à bord.

  8. @ Colo

    J’ai évidemment pensé à toi, chaque fois que j’ai pu échanger discrètement deux ou trois mots en espagnol avec les marins. J’insiste surtout sur le « discrètement » car ils étaient très sollicités et j’ai pu mesurer la présence de mexicains à Bordeaux au nombre de drapeaux qui ont fleuri ici ou là, sur leur passage.
    L’important me paraît de rapporter avec parfois un peu d’humour et beaucoup d’émotion tout ce que j’ai pu « absorber » au cours de la semaine. J’ai eu la chance de tomber sur les « bonnes « informations en temps et en heure pour pouvoir être présente.

  9. Vos photos prises sous tous les angles sont de toute beauté avec tant de détails. J’imagine ta joie, Maïté de déposer ce merveilleux billet. Et le ciel bleu est au rendez-vous, le rêve.
    Un tout grand merci ma chère Maïté, je me régale.
    Gros bisous.

  10. Ohé du bateau !!!!!
    Comme il est beau !!!!
    Il ressemble un peu au Bellême que je peux voir tous les ans à St Malo !
    Belle soirée !

  11. @ Denise
    Le ciel bleu il faut le saisir entre tous les jours de pluie mais les prévisions météo observées à la lettre ont été utiles pour ce jour-là!
    Régale-toi, Denise…Il y en a encore pour quelques billets!…Il suffit de les écrire: les photos sont là!
    Bon we et merci.

  12. @ Enitram
    Le Bélem a aussi une place de choix dans notre cœur de bordelais. il était venu plus tôt dans l’année pour l’inauguration du pont Chaban-Delmas.
    Belle soirée aussi et merci.

  13. Félicitations » conjointes » à Jacky et Maïté pour ce magnifique reportage, pour ces magnifiques photos, ces cadrages précis, pour toutes les explications concernant le Cauhtémoc !!! Coup de coeur pour la contre-plongée vertigineuse vers le ciel bleu, de la première image, pour ces belles images de cordages…tous les détails somptueux …

    Je n’aurai jamais le pied marin 🙂 Et dans la tourmente que tu relates, avant de mourir noyée, je serais morte de peur. Mais une visite comme celle-ci doit être un merveilleux souvenir !
    Merci à vous deux !

  14. @ Fifi
    Merci pour tes remarques.
    J’ai eu le même coup de cœur que toi.
    Comme toi je n’aurais pas aimé être sur le bateau dans la tourmente! Lorsqu’il était à quai, je devais être la seule à ressentir un imperceptible(pour les autres) tangage. Les deux pieds bien à plat sur le quai…c’est beaucoup mieux!De retour à terre, j’étais soulagée!
    ta remarque de mourir de peur m’a fait rire…mais je crois qu’on se ressemble!

  15. @ Maria-D

    je suis d’accord avec vous.Je suis aussi très sensible à ces différentes matières. Je n’ai donné qu’un aperçu des cordages mais l’ensemble des dispositions est très beau.
    Savez-vous Maria-D que l’Hermione pourrait faire escale à Bordeaux à l’automne 2014?

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