Archive for the ‘Coups de coeur géographiques’ Category
Jeudi, mai 16th, 2013





« LES HOMMES CONSTRUISENT TROP DE MURS ET PAS ASSEZ DE PONTS »
ISAAC NEWTON
***
Le 24 mai 2010 nous allions, comme beaucoup de bordelais, en promenade au bout des quais pour lire les panneaux d’affichage et constater les travaux d’avancement du futur pont.


Puis nous avons gagné la rive droite en 2012 pour avoir une vue du pont en construction depuis les coteaux de Lormont. Le débouché sur la rive droite est encore une friche
***



Toutes les occasions d’approcher le futur pont sont bonnes, et nous sommes ravis lorsqu’une croisière amicale à destination de Bourg ou une invitation de la Ville à faire un tour dans le Port de la Lune nous font passer entre les piles du Pont.
***
Aujourd’hui,
le Pont en CHIFFRES ET RECORDS c’est:
4m, la largeur des poulies géantes, 50 tonnes chacune;
Il a fallu une grue de 700 tonnes équipée d’une flèche de 90 m.
77 m la hauteur des pylônes qui permettent de lever le tablier à 47 m de haut par rapport au niveau du pont.Côté navigable, 40 câbles qui servent à hisser le tablier.
Les câbles font 80 millimètres et pèsent 2 tonnes chacun.
2520 tonnes le poids du tablier mobile.
39 mois de chantier
106m la voie navigable offerte aux bateaux.
40 000 tonnes de béton nécessaires à la construction des piles intermédiaires.
6500 tonnes , le poids des charpentes métalliques
440 m, la longueur totale du pont, 117 m, la partie mobile, 45 m de largeur.
11mn le temps que met le pont pour descendre ou monter…sans bruit!
70000 tonnes de terre et gravats dégagés.
Mes sources en chiffres proviennent de la revue
Hors-série Sud-Ouest
Un pont se lève/ Bordeaux 16 mars 2013
***

vous pourrez constater quelques changements: le poste de commande
mais aussi l ‘aménagement des îlots qui s’inscrivent dans un projet ultérieur.


Je laisse THOMAS LAVIGNE, l’architecte du PONT le qualifier en 5 mots :
« Élégance, légèreté, transparence, équilibre, monumental »
**********
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Mardi, mai 7th, 2013

***une photo prise le 19 mars ***
Bordeaux et le Pont Levant
Sous le Pont Levant où coule la Garonne
De sauvages eaux friponnes
S’engouffrent comme des lionnes
Entre ses si hautes colonnes.
***
Et sur le Pont Levant…
***
Sous le Pont Levant aux allures de géant
S’en vont fiers les navires au vent
Vers la courbe des roseaux et le couchant
Mettant le cap sur le large et l’océan.
***
Et sur le Pont Levant…
Dans un tourbillon de passants…
***
Sous le Pont Levant, malgré les apparences
Les poulies déchirent le silence
A chaque jour sa peine immense
La valse du temps épouse l’absence.
***
Et sur le Pont Levant…
Dans un tourbillon de passants…
Le regard s’abandonne en rêvant…
***
Sous le Pont levant se cachent les pieux
Floconnent en force les eaux parfois bleues
Coule le souvenir des hommes besogneux
A la porte de la Lune, au balcon des cieux.
***
Et sur le Pont Levant…
Dans un tourbillon de passants…
Le regard s’abandonne en rêvant…
Sur La Ville et son Croissant…
***
Maïté Ladrat
***

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Mardi, mars 5th, 2013

Au bord de L’Eau Bourde
Cheminement
Dans l’œil du vert
Sous couvert du vent.

L’Eau Bourde est une jolie rivière de la communauté urbaine bordelaise ; 5 communes sont arrosées par cet affluent de la rive gauche de la Garonne.
Autrefois haut lieu d’activités, notamment pour moudre le grain des habitants contre redevance (droit de ban), l’Eau Bourde garde le souvenir des moulins qui appartenaient à des nobles ou des communautés ecclésiastiques. Presque tous les moulins ont disparu tout au long de ses chemins ombragés. On peut cependant encore voir un moulin restauré avec sa roue à aube et son bief.
Les moulins pratiquèrent ensuite d’autres activités : fabrique de chocolat, de pains de glace, d’engins explosifs, pulvérisation de silex, fabrique de tapis vendus sur place, tannerie au moulin de Cazaux de 1903 à 1955 (150 employés). Celui de Cayac fut le seul à rester jusqu’à la fin un moulin à farine.
Aujourd’hui, le chemin de l’Eau Bourde est un chemin très fréquenté, dès que revient le beau temps !
Qu’i passe gén coum sou camin de Sen-Jacques. (se dit d’un chemin très fréquenté)
Ou avec une autre formulation:
Tan bau lou camin de Sen-Jacques !

A la source de L’Eau Bourde, dans le parc des Sources de Cestas, on pouvait voir avant la mémorable tempête qui eut raison de son chêne multi séculaire, un panneau indiquant que Napoléon et ses troupes avaient bivouaqué là, sur le chemin de L’Espagne.

L’Eau Bourde serpente sur 22,5 km ; on rencontre sur ses berges une grande richesse d’arbres : chênes, châtaigniers, aulnes, frênes et saules. On peut aussi observer des érables champêtres, des charmes, des trembles, des ifs, des peupliers, de l’aubépine, des pins sylvestres. Voici quel est le royaume des poules d’eau, martins pêcheurs, (il m’a été donné d’en apercevoir un sans pouvoir le photographier) hérons, tortues de marais. La rivière est paraît-il, d’après les pêcheurs, le territoire du goujon, du chevaine et du gardon mais aussi de la loche franche, de l’anguille, du chabot, de la lamproie de planer et du vairon.

J’aime tout particulièrement ses reflets, la multitude d’approches rendue possible grâce aux différents parcs qui la jalonnent dans une grande coulée verte, ses passerelles, ses visages si différents selon les saisons. Rendez-vous compte : elle a même son « Petit-Arcachon » et sa plage sablonneuse de poche, pour ceux qui ne peuvent (ou ne veulent) profiter du Grand.

Je vous laisse vagabonder sur ses chuchotis, ses éclats surpris entre les arbres, sa géométrie poétique, ses souvenirs ; ses silences sur ses bancs accueillants ;

je vous laisse imaginer ses rencontres insolites : un chat à vélo (mais oui, vous lisez bien !), ses chiens , ses marcheurs nordiques, ses enfants en vacances et centre aéré, ses heureux riverains et les habitants du coin tout étonnés de rencontrer l’intérêt de « bordelais »(ils ont tôt fait de nous qualifier, nous bordelais d’adoption !)

Je ne sais pas si les pèlerins ont suivi les bords de l’Eau Bourde, ailleurs qu’à Cayac, Cestas… ou s’ils n’ont fait que traverser la rivière.

Il m’a semblé que le paysage devait être si important à leurs yeux en fonction du temps que j’ai cherché chez
FELIX ARNAUDIN,
dans son RECUEIL DE PROVERBES DE LA GRANDE LANDE
des mots immémoriaux dans la langue gasconne, celle qui venait à l’oreille des pèlerins du Moyen-Âge.
Lou diabble que danse sous parcs.(l’ardeur du soleil est telle qu’elle fait trembler
l’air sur le toit des bergeries)
***
Lou renart que se maride.(Le renard se marie, temps de soleil et de pluie)
***
Lou téms qu’a l’amne negue.(Le ciel est noir, il médite un mauvais coup, littéralement il a l’âme noire)
***
Mourane que hey bragué.(Mourane est le nom d’une vache donné au ciel, vache qui a le pis gonflé à l’approche du vêlage , comme le ciel où les nuages s’amoncellent)
***
Héy pa sou, ni pluye, ni bén:
Semble esta les dames en un coumbén.(Il n’y a ni soleil, ni pluie ni vent, comme chez les dames du couvent…ça ne bouge pas; se dit d’un ciel couvert et temps doux)
***

****adichats!
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Dimanche, octobre 14th, 2012

Je suis incertaine sur le pont
Qui mène à l’île rêvée, comme toutes les îles,
Celles que je porte en idéal, avec
Les jeux de tangage et du vent
Celles qui délivreront les paroles et les chants
A mon cœur qui bat d’impatience.
Tambour contre étrave avant l’île-Refuge,
L’île au phare qui s’annonce en lettres essentielles :
Patiras.
Et soudain, comme une révélation :
Vous/ Nou(és) les liens du passé et ceux du présent.
Les cordes se croisent, se tendent, se hissent au soleil.
Des champs de maïs.
Dans la transparence des huttes, le faîte prie le ciel de se souvenir de
L’ici, l’ailleurs, oiseaux plumes musiques, hommes femmes compagnons de besogne
D’esclavage
Noirs.
Toi, Tu Voues ta passion au milan
Qui plane au-dessus des îliens du rêve, ceux qui sont partis, ceux qui se sont établis
Ici
Ceux venus de l’ailleurs pour quelques instants. Ceux qui, noirs, ont souffert dans leurs chaînes.
Pioche, pioche dans le lopin de terre. Erige des cathédrales sur pilotis
Dans la musique des bambous, frontières abolies, végétal étalement vert sombre
Lumière blanchie tout contre
Les lèvres de la terre, gonflées de tout le sel
Qui gercent une fois les marées retirées,
Ici
Gisent les avancées à coup de bois flottés, échoués.
Paroles d’îlouts lancées sur le haut de la berge
Offerte la mélopée d’un soir à l’estuaire :
A lui, le Maître linéaire qui file pressé devant nous.
La tête bercée aux émotions d’herbe, dernières lueurs paroles et chants reçus
Dans le creux vert tendre de l’agora, à l’ombre
Des continents, paroles et chants de souffrance, d’espoir
Wolof
Sorti veine après veine, de la gangue de l’oubli.

Départ Bateau et Gens d’estuaire. Accueil paroles de nuit
Chants d’ici.
Pauillac,
Le quai
S’étire
Orange
La nuit
L’emporte
Glisse la nuit
Avec
Ou
Sans étoiles
Je ne sais pas. Pas vu ailleurs mais dans les yeux, oui … l’espace d’un bonheur.
Impression d’été 2012.
©Maïté L

***

***
J’ai choisi de partir par la fin: les images qui se sont installées dans mes souvenirs. J’ai choisi de prolonger un peu le rêve par des mots. J’ai choisi de dévoiler les images peu à peu.
Mes remerciements vont à ceux qui ont fait de cette soirée un ensemble de vibrations, d’émotions, une escale de bonheur:
- les Scènes d’été du Conseil général de la Gironde
- les associations MC2A (Guy Lenoir) et Musiques de nuit (Patrick Duval) qui ont proposé une rencontre « Ici, ailleurs », autour de la notion de migrations.
- La mise en espace par le collectif de plasticiens « Les Mains dans les pioches« .
- La chorale de l’opéra wolof Leena à laquelle participait notamment la chorale de Pessac Croq Notes donnant l’Oratorio de l’Opéra Leena, musiques de El Hadj N’Diaye et Mathieu Ben Hassen
- la lectures des textes de Michel Quéral, auteur naturaliste, accompagné des musiciens présentés par Musiques de Nuit : 5 musiciens du Monde’ Rocher de Palmer) Pascal Lefeuvre,( vielle à roue), Philippe Bayle( tiple), Pedram Khavar Zamini(tombak) et Doudou Cissoko(kora).
-L’ évocation incantatoire de la mémoire des îlouts, portée par la chorale Pianissimo et contée par Davis De Souza.
« Un voyage autour d’un axe migratoire majeur : l’estuaire de la Gironde.
Toutes ces migrations, proches et lointaines : mémoire de la traite négrière, souvenirs des ilouts, passage des oiseaux mis en scène sur l’île de Patiras par différents regards artistiques. »
******* à suivre*******
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Jeudi, octobre 4th, 2012

Pauillac est située à mi-chemin entre Bordeaux et La Pointe de Grave, au bord de l’estuaire de la Gironde.

Son histoire remonte à la préhistoire,mais les quais nous parlent du XVIIIe siècle et de l’expansion du vignoble qui a façonné l’image de la ville. Les façades des hôtels en pierre blonde appartenant aux négociants et aux marins attirent d’emblée notre regard .

Aux XIXe et XXe siècles des industries se sont implantées à Pauillac ( hauts-fourneaux, industries pétrolières…).

Assoiffé d’aventures, malgré l’opposition de sa famille, Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, part de Pauillac dès 1777 pour l’Amérique, sur une frégate affrétée à ses frais, grâce à une avance sur sa fortune afin d’aller défendre les Insurgents. Une stèle en bronze érigée sur L’Esplanade de Pauillac commémore cet évènement.

Dans une lettre à sa sœur, il explique son engagement : «Défenseur de cette liberté que j’idolâtre, libre moi-même plus que personne, en venant comme ami offrir mes services à cette république si intéressante, je n’y porte que ma franchise et ma bonne volonté, nulle ambition, nul intérêt particulier; en travaillant pour ma gloire, je travaille pour leur bonheur. […] Le bonheur de l’Amérique est intimement lié au bonheur de toute l’humanité ; elle va devenir le respectable et sûr asile de la vertu, de l’honnêteté, de la tolérance, de l’égalité et d’une tranquille liberté» (Lettre du 7 juin 1777).

Il a 19 ans quand il débarque à Georgetown le 15 juin 1777. Un an plus tôt, les Insurgents, bien qu’en minorité dans les Treize Colonies anglaises d’Amérique du nord, ont proclamé unilatéralement leur indépendance.

Depuis la fin du Moyen-Age les navires qui voulaient gagner Bordeaux avaient recours à d’incontournables marins pauillacais .

En 1789 il y avait là 200 bateaux de pêcheurs.

Pauillac est connue pour ses grands vins mais aussi pour l’agneau à consommer au printemps.

La prochaine fois je vous emmène au bord de l’estuaire à la tombée de la nuit et puis ensuite vers une île proche.

à bientôt.
Maïté L
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Mercredi, juillet 11th, 2012

Et nous voici à bord du bateau pour le retour.

Au début, tout le monde a trouvé sa place: il y a les inconditionnels des balades à l’air libre qui ont pris place à l’arrière du bateau et ceux qui , curieusement se pressent plus nombreux dans la cabine spacieuse : le temps s’est singulièrement rafraîchi et le ciel se fait de plus en plus menaçant comme nous prenons la direction de Bordeaux.

certains sont fatigués et ne résistent pas à l’appel de Morphée dans un petit coin bien à eux. D’autres appellent de leurs vœux un café salvateur pris au comptoir, point de rencontre animé durant toute la traversée à l’aller comme au retour.

Et soudain, surgit une guitare et l’envie de chanter.

Le répertoire s’enrichira à la demande et bientôt, une partie des choristes et du public sera unie dans les rires, l’ambiance colonie de vacances et le chant où excelleront une fois encore les solistes.

Inutile de dire que dans ces circonstances, le paysage deviendra secondaire,

tout juste sentirons-nous les remous provoqués par les cargos venus du port industriel de Bassens et regagnant le large. Seul le nouveau Pont Bacalan-Bastide dont le nom définitif est à l’étude attirera notre regard avec l’importance de son chantier.

Après cette aubade improvisée qui nous fit trouver le retour bien rapide,

était venu le temps de nous séparer momentanément.

Nous allions nous retrouver le soir pour une ultime partie de campagne autour d’une excellente paëlla.

Ce serait encore l’occasion de fêter Anne-Marie,

de l’entendre chanter avec ses petits-enfants

et d’écouter retracer par différents acteurs de ces deux décennies de chorale les évènements vécus notamment en Roumanie où chaque minute apporta son lot de contretemps qui, avec le recul nous font mourir de rire ou bien au Québec où encore une fois le fait de loger chez l’habitant allait multiplier les expériences et générer des souvenirs à pleurer à force d’en rire.

Et comme l’esprit chantant était forcément invité en chacun de nous, les derniers convives se séparèrent en chansons nées spontanément.

Nous ne pouvions manquer de nous séparer sur ce qui fait nos racines: notre chère culture occitane traduite en accents gascons, béarnais..

.Aquéros mountagnos qui tant hautas son… et De cap tà l’immortéla , une chanson de LOS DE NADAU qui sert de fil rouge à la chorale Croq’Notes:Elle ne se sépare jamais sans la chanter au moins une fois!
Mais ce n’était qu’un aurevoir!

Car la chorale ne prend pas encore ses quartiers d’été. Elle se produira sous la houlette de GUY LENOIR metteur en scène du formidable opéra urbain en langue wolof LEENA qui avait été donné au ROCHER DE PALMER et au PALAIS DES SPORTS à guichet fermé. La chorale CROQ’NOTES faisait partie des chœurs en présence.
Une bonne nouvelle: la chorale CROQ’NOTES se produira donc dans ce cadre le 20 juillet à TARTAS, dans les Landes
le 21 juillet sur L’ÎLE NOUVELLE
et le 22 juillet à L’ÎLE PATIRAS(j’ai d’ores et déjà les billets pour cette destination et je suis impatiente de réécouter avec une certaine proximité les chants de LEENA…. Et puis sur une île de l’estuaire: hummmmmmmmmmmmmm!où j’irai pour la première fois…
http://www.youtube.com/watch?v=2xd30GLKR0o
En attendant, voici le lien chantant vers la SÉRÉNADE interprétée par la chorale CROQ’NOTES:
et puis voici le lien vers des extraits de son CD.
Maïté L
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Mardi, juillet 10th, 2012

Une fois monté le raidillon menant en haut de la ville, une fois passée la Porte, il fallut installer le matériel sous la Halle.

La première Halle fut construite en 1535 au cœur de la ville. Elle connaît sa forme actuelle depuis 1867 avec ses 14 colonnettes de fonte, son soubassement en pierre et son toit en ardoise.

Le concert commença très simplement.

Les portes des magasins autour s’ouvrirent et les vendeuses s’installèrent sur leur pas-de-porte.

D’autres suivirent depuis la fenêtre de leur maison à l’étage. Des touristes s’arrêtèrent et reprirent en chœur les chants qu’ils connaissaient.

Les anciens choristes reprirent aussi leur place dans leur pupitre respectif.
Et pas question d’être indisciplinés:


On se tenait par le cou. l’ambiance était bon enfant.

Il s’agissait presque d’arrêter le temps sur ces moments joyeux.

Par moments l’interprétation me procura des frissons dans le dos.
Je suis une inconditionnelle des choix musicaux d’Anne-Marie et des interprétations très harmonieuses de la chorale qui bénéficie d’ un chœur d’hommes important,mais je me fais toujours surprendre par l’intensité de mon émotion lorsque j’entends notamment « Dios te salve María ».
Car la voilà ma chanson fétiche:
http://www.youtube.com/watch?v=d1aH1XXHlDM
j’aime l’interprétation qu’en donnait MICHELLE TORR:
http://www.youtube.com/watch?v=X_WRcxJHHMo&feature=related
J’aime l’interprétation qu’en fait la chorale Croq’Notes.Cette chanson révèle une part de l’Espagne.

GUY LENOIR, metteur en scène dont je reparlerai plus loin était aux anges.

Puis vient une première surprise de la journée avec les chants préparés sous la houlette de Patrick appartenant aussi au groupe MELOCOTON.
Cette fois-ci, l’émotion arriva de plein fouet sur Anne-Marie, très attentive, touchée, heureuse.

L’aubade vit quelques danseurs émérites valser, dont madame MARIE LE MARCHAND, chargée de la culture


et les solistes donnèrent le meilleur d’eux-mêmes.

Mais toute bonne chose a une » faim » et il était temps de penser au pique-nique.


Le groupe se dirigea donc vers les bords d’eaux, franchit une porte et s’établit au pied des remparts, sous les peupliers.

Evidemment, comme nous sommes en pays de vin, le vin vint à nous sous forme d’une sympathique dégustation. la famille MERCIER s’installa sur l’herbe pour faire goûter les produits de son terroir.

Le déjeuner sur l’herbe fut certes un peu sous l’emprise du vent au ras du fleuve.

Il suffit de remonter tout en haut des remparts et de déambuler dans la ville pour se sentir bien plus près du soleil et porter son regard au loin en direction de l’océan.
Mais voici les canons de la Place du District. Cette place est ainsi nommée car Bourg était le chef-lieu du District en 1790.

Les deux canons datant de 1784 sont ici depuis 1898. François Daleau, découvreur de la grotte ornée Pair-Non Pair les a fait installer pour commémorer le statut de Bourg, ville fortifiée.

Nous n’aurons pas le temps ce jour-là de parcourir davantage la ville de Bourg,

mais nous nous promettons de revenir par la voie des eaux de l’estuaire. La marée n’attend pas… Quoique…je ne peux en dire plus… mais une » personne importante » au moins était aux abonnés absents au moment de lâcher les amarres…Je ne vous dis pas l’accueil facétieux des 199 présents qui bien sûr s’étaient ligués pour lui faire une aubade …qui n’avait rien de musical… Il ne s’en est d’ailleurs pas laissé conter: il avait « ses » raisons!

Nous voilà à bord de L’Aquitania: parés pour le retour?
…à suivre!
Maïté L
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Lundi, juillet 9th, 2012

J’ai été sollicitée par EUTERPE pour donner ma musique de l’été.J’ai choisi de faire partager un évènement singulier avec quelques billets au pluriel.
Je triche un peu parce que je suis plutôt classique que variétés et je ne suis pas trop au courant des nouveautés. Mais, mon coup de cœur ira à la chorale CROQ’NOTES que j’ai plusieurs fois photographiée en concert. Le 10 juin, était un jour très particulier, chargé d’émotions qui allait nous mener jusqu’au petit matin.
Avant de partir,

il faut embarquer le matériel musical à bord!

La chorale en a vu d’autres; elle qui s’est produite en Roumanie dans ses premières années dans des péripéties dignes d’ aventures abracadabrantesques, elle qui se produisit aussi au Québec pour le 400 ème anniversaire…

Alors, en avant la musique!Anne-Marie rayonne!Comme toujours!

Il faisait beau ce matin-là, le lion de Stalingrad s’en souvient encore!Quelques choristes descendaient du tram.
Nous avions rendez-vous rive droite pour une remontée sur l’estuaire de la Gironde en direction de BOURG.

200 personnes , choristes, anciens choristes, amis, proches,allaient embarquer à bord de l’Aquitania pour une journée de fête à l’occasion des 20 ans de direction d’ANNE-MARIE GARCIA à la tête de la chorale CROQ’NOTES de PESSAC.

Dès l’installation sur le bateau, les photographes se régalaient de la vue inhabituelle de la ville de Bordeaux depuis le Port de la Lune. Façades XVIII ème des quais,


Pont de Pierre, préparatifs de la Fête du Vin

passaient très vite devant nos yeux quand le nouveau Pont Bacalan-Bastide fut franchi;

puis nous passâmes sous le Pont d’Aquitaine


La Vigie veillait
et à nous l’estuaire avec tantôt ses installations industrielles, tantôt ses rives médocaines.La traversée fut l’occasion de joyeuses conversations, de chants improvisés à la gloire d’Anne-Marie, queen du jour!

mais Bourg n’était plus loin.

Bientôt les 200 personnes furent accueillies à leur descente de l’Aquitania par la représentante de la Culture pour la ville de Bourg.

La chorale Croq’Notes et ses accompagnants partirent à l’assaut de la Ville


pour donner l’aubade sous la Halle.
En face de la Ville nous apercevions l’île d’Ambès.
Quelques photos d’un concert passé ici:
et bien sûr ce billet est:
à suivre…
Maïté L
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Lundi, juin 25th, 2012
***

***
Champs d’éclamour
Le temps goutte à goutte en reflets
Toujours.
Les rais-lumières succombent dans les prés
Peupliers d’argent, colonnes, orbes
Chinoises.
Les vols s’enchantent et tournent nuages
Eclats métalliques fuient, s’orientent
Autour de la terre.
Inlassable géomètre, le temps glisse poète
Comme rubans et langues. Enchantent d’algues,
L’œil qui se mouille.
La coursive des songes s’étire sur l’orgue feutré
Les papillons scellent mes paupières
Sans bruit.
Le brise-lames du temps ; en arabesques
L’Immobile présence saule-à-seul, frôle frisson
Sur l’épaule.
Brise des jeux-de-moi, jeu des toits au loin
Au miroir d’argent, silences d’ailes
Or le soir s’avance.
Rouge bouge, bleus papiers de soi
S’ombrelle le soir de mousse
Douce.
Maïté L




VOUS POUVEZ CLIQUER SUR
CHAQUE MINIATURE.
crédit photos: Maïté L
MES REMERCIEMENTS AUX CONCEPTEURS DE CETTE EXPOSITION QUI M’ONT PERMIS CES MOMENTS DE BONHEUR GRÂCE A LA RENCONTRE AVEC LES ŒUVRES ET LA POSSIBILITÉ DE FAIRE DES PHOTOS DANS LE RESPECT DES ŒUVRES, DES ARTISTES ET DE LEURS PROPRIÉTAIRES.
***
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Mercredi, juin 20th, 2012

Bernard Magrez a choisi d’émailler les lieux de la visite de livres qui lui sont chers ainsi que de citations ou passages d’auteurs qui résonnent en moi.

Mes photos se veulent volontairement points de vues et non compte-rendu fidèle de la visite afin de ne pas dévoiler le charme de cette exposition.

SHANGAÏ! LA TENTATION DE L’OCCIDENT réussit le pari des ponts géographiques, culturels, historiques, de cœur, avec l’émergence de la Chine qui compte tant dans le monde d’aujourd’hui.

Artistes émergents ou reconnus nous interrogent sur la situation du monde d’aujourd’hui à cheval sur le passé, sur l’urbanisation et la mondialisation galopantes.

La démesure cherche son équilibre entre bulles d’apaisement et regard aiguisé porté par le travail percutant des témoins de notre temps qu’ils soient plasticiens ou photographes.
Peut-être aurez-vous envie de relire la Déclaration des Droits de l’Homme en français en voyant sa transcription ici en chinois.

***
« … Changer la peinture afin
D’installer un ciel d’ouvrir une porte sur l’enfer
De l’homme »
***
Henri Michaux, Pierre Soulages,Henri Matisse et Zao Wou Ki, Wang Guangyi et Zhang Huan, Andy Wharol, Shen Yuan et Chen Zhen, Huang Yong Ping, Yan Pei-Ming pour les plasticiens que je ne cite pas dans l’intégralité.

***
« On ne peint pas ce qu’on peint
Voir c’est penser peindre c’est dire »
***
Alexander Gronsky, Gabriele Basilico, JR et Thomas Struth pour la « social investigation » photographique à Shangaï pour reprendre un titre de Chen Zhen.

» et le dehors de tout dans le dedans de l’œil »
***
***
« A cause d’un jeune homme appelé Picasso je me rappelle
Avoir un peu plus tard et j’étais un enfant
Ou presque où commence où finit l’enfance avoir
Vu tout différemment les tables les fauteuils
Clochant du pied hochant l’épaule
De lui j’appris
À les voir à l’usage tels qu’ils sont à l’usage et non plus
Ce schéma de l’idée À retrouver sur eux
La caresse et le poids d’un corps ailleurs parti
Les bouteilles les verres tout cela
Malléable à merveille
Il m’apprit et le fit Picasso pour tant d’autres
À ressentir en chaque objet l’usage humain
À croire entendre une guitare à comment vibrent
Le gris le beige le blanc dans l’air autour
D’elle
Ce fut un temps couleur
Partout pour moi de tourterelle
Et pour son titre écrit dans le tableau parfois
Une chanson
Sortant Lazare du tombeau pour moi chantant
Une chanson sans doute alors banale et que
J’ignore
Un jeune homme nommé Picasso… »
***
Toutes les citations sont extraites du DISCOURS POUR LES GRANDS JOURS D’UN JEUNE HOMME APPELÉ PABLO PICASSO car en lisant cette citation d’Aragon sur le mur du vestibule dans le Château Labottière,j’ai eu envie de relire ARAGON et de maintenir le lien avec la première exposition » L’ÉTOFFE DU TEMPS ».

Maïté L
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