Archive for the ‘BORDEAUX’ Category

Les Paysages2017 vus par un grand nom du Land Art lié à la ville de Bordeaux :Richard Long-3-

lundi, août 14th, 2017

Ce parcours-ci je ne l’aurais raté pour rien au monde. C’est grâce au CAPC que j’ai découvert RICHARD LONG et j’étais heureuse de découvrir chacune des trois œuvres présentées , à chaque fois dans un très beau lieu symbolique.

Bien sûr , j’ai eu une pensée pour Roger Dautais, notre landartiste préféré…

RICHARD LONG est venu plusieurs fois à Bordeaux. Déjà en 1981 le CAPC, sous la houlette de Jean-Louis Froment, lui consacrait une importante exposition.Il était là cette année lors de la présentation de son œuvre à l’Hôtel de Ville.

« Marcher, c’est comme dessiner le temps qui passe ».Richard Long

La démarche de RICHARD LONG consiste à parcourir les lieux puis généralement à l’issue d’une longue marche à produire une installation simple à partir des matériaux trouvés sur place.

GARONNE MUD CIRCLES, GARONNE BLACK MUD CIRCLE, 1990

C’est ainsi qu’au CAPC ces deux cercles de boue se font face sur deux murs du Café du musée. Ils ont été réalisés par RICHARD LONG en 1990, à la fin du chantier de rénovation de l’Entrepôt Lainé, proche du fleuve. L’un est composé de quatre cercles concentriques de boue de la Garonne, directement appliquée sur la cimaise, l’autre d’un seul cercle, plus large, sur un fond de peinture noire.

« Je choisis la ligne et le cercle parce qu’ils font l’affaire ».Richard Long

Sur la terrasse du second étage, on peut voir la « Ligne d’ardoise » constituée d’une longue ligne d’ardoises d’un côté et d’une longue ligne de calcaire blanc « White Rock Line » provenant des carrières de Bourg-sur-Gironde de l’autre. L’œuvre (18 tonnes) a été réinstallée il y a peu et inaugurée en présence de l’artiste.

« L’œuvre de Richard Long tire son sens du passage entre nature et culture. Par l’expérience directe qu’il fait du monde, à la fois naturel (la matérialité de la boue prélevée aux environs du musée) et culturel (l’inscription au sein d’un lieu de création et de mémoire humaines), il propose une réflexion sur le sens même de l’œuvre d’art. » site du CAPC

Cette année, Le CAPC s’associe à la saison artistique « PAYSAGES » en présentant trois des dix œuvres qui lui appartiennent.

« SNACKE CIRCLE », un cercle de pierres levées dans le salon Mémorial du Palais Rohan(l’Hôtel de Ville). Rien n’annonce, à ma connaissance, sur place, l’endroit où se trouve l’œuvre. Dommage, cela risque de la rendre confidentielle

« STONE FIELD » en marbre blanc des Pyrénées, le rectangle minéral aux côtés biseautés prend ses aises dans l’Espace Saint-Rémi, autour d’un pilier de l’ancienne église médiévale devenu lieu d’expositions temporaires.

CORNWALL SLATE LANE » dessine un chemin d’ardoises dans le hall du Grand-Théâtre.

Ne vous fiez pas à la photo, l’ensemble pèse 7 ou 8 tonnes.

Ces trois œuvres sont accessibles gratuitement mais pour profiter pleinement de la vue de la dernière, il faut tout de même accéder à l’exposition payante dont je me ferai l’écho plus tard.

« Pour chaque pièce, nous avons un protocole qui laisse de la marge à l’interprétation ou à l’erreur… Pour « Snacke Circle », par exemple, nous savions simplement que le cercle devait mesurer 4 mètres de diamètre et qu’il fallait harmoniser les pierres de différentes tailles. » ANNE CADENET , responsable des collections du CAPC

Pour alimenter la discussion sur le paysage, il faut lire le billet de TANIA , extrêmement documenté, comme toujours .

à suivre…

 

Entrée en scène dans le théâtre des paysages- Franck Tallon- 2-

lundi, août 7th, 2017

FRANCK TALLON

Graphiste et directeur artistique, il a un long passé en collaboration avec plusieurs institutions bordelaises et a créé sa propre agence.

Il a réalisé cette installation dans le jardin à l’arrière de l’Hôtel de Ville, lieu où se trouve le Musée des Beaux-Arts. Toujours à l’occasion de la « Saison Paysages », il nous propose de parcourir de façon théâtrale toute la largeur du jardin menant d’une aile à l’autre du Musée, non loin des superbes grilles et du portail monumental avec l’emblème de la Ville de Bordeaux.

L’installation est composée de 24 pans organisés en quatre séquences battant au vent ; on passe majestueusement entre les scènes des divers paysages allant des terres verdoyantes et paradisiaques à la mer déchaînée du naufrage du radeau de la Méduse, des ciels à couper le souffle, des scènes urbaines et bordelaises où l’on reconnaît quelques lieux  ou bien des paysages de grain de peaux nues. Les tableaux aux multiples portes invitant au voyage se lisent en aller-retour tout comme par la tranche d’un livre ouvert sur le Musée, en prenant du recul depuis le jardin.

La visite se fait une première fois dans la surprise heureuse et enthousiaste en ce qui me concerne, dans la déambulation entre ces rideaux mobiles ; la deuxième fois j’ai parcouru l’espace scénique de façon plus pragmatique mais le plaisir des différents points de vue est toujours là. Je trouve l’idée excellente.

L’entrée dans le jardin de l’Hôtel de Ville. Vue sur l’arrière de L’hôtel de Ville et la flèche d ela cathédrale Saint-André

 

Les trois coups battus par le vent et vous entrez en scène

déchaînement des éléments

la pêche à pied sous un ciel de rêve

aller-retour au gré des visiteurs

envoûtant

sur les quais, l’Hôtel Fenwick, première ambassade américaine

comme ceci?

ou comme cela, d’une aile à l’autre

La visite au Musée, pour ceux qui le souhaitent.

Le jardin délimité par les deux ailes du Musée et L’Hôtel de Ville.

http://www.aquitaineonline.com/actualites-en-aquitaine/bordeaux-metropole/7153-saison-paysages-bordeaux-2017

à suivre…

« PAYSAGES » Bordeaux 2017.Les hommes de bronze-1-

jeudi, juillet 27th, 2017

Le début de l’été dans la métropole aura été marqué par l’arrivée de la LGV.

A cette occasion Bordeaux et Bordeaux Métropole ont imaginé une saison marquée par une succession d’événements culturels, de propositions artistiques, de créations de paysages singuliers et pluriels dont je souhaite commencer à donner ici un aperçu.

Qui est cet homme cloné dans la ville ?

1, 90 m. Peau de bronze, dans le plus strict appareil malgré le temps souvent à la gribouille, pesant 700 kg, non il n’est pas allé auparavant bronzer sur les plages océanes nudistes. Il a fallu le fixer solidement au sol avec ses bras le long du corps, des stigmates sur les omoplates, la poitrine et les fesses, le regard absent, le visage impassible. Il est lui, il est nous, il nous donne la berlue : on l’a aperçu ici, non là. On le rate lorsqu’il est en hauteur… Tant pis, il faudra repartir en quête pour le trouver. Il fait la joie des jeunes filles qui n’hésitent pas à le caresser aux bons endroits …mais il reste de bronze ! On l’habille, le pare, le grime et la Ville court pour le remettre à nu! Il voisine même avec les muses du Grand-Théâtre et les effluves de la Cité du Vin ! Il est un parmi tant d’autres quand la foule déambule rue Sainte Catherine. Il est le témoin muet de l’été bordelais. Mais il est le roi des selfies !

Si vous cherchez l’homme, vous trouverez ANTONY GORMLEY, sculpteur britannique ou du moins sa statue anthropomorphique fidèle (c’est lui qui le dit !). Son œuvre s’inscrit dans la notion de corps comme lieu de mémoire et de transformation. Il réalise des installations partout dans le monde.

L’homme à l’origine d’un véritable jeu de piste touristique se retrouve en 16 points de la ville. D’autres disent en 20 points de la ville.

L’homme coiffé près de la halle des Chartrons. Sur cette place si agréable , bruissant de toutes les terrasses des  nombreux restaurants, l’homme de bronze resplendit au soleil couchant.

Un passant immobile parmi les passants pressés ou qui flânent. Nous sommes cours de l’Intendance.

 

Waow un pistolero près de la fontaine, place du Parlement-Sainte-Catherine!Chut! Même les petites filles en trottinette, s’arrêtent et tiennent à palper  l’homme, d’abord devant… Puis tout compte fait on revient pour derrière…

 

 

L’homme au vélo. Le vélo vert est toujours là. L’homme est-il arrivé avec? Ou bien s’est-il institué gardien?à l’angle de la rue de la Vielle Tour et de la rue Porte-Dijeaux.

C’est ici, rue Sainte Catherine, devant les Galeries Lafayette que nous avons observé les scènes les plus cocasses, hommes et femmes confondus. Il suffit de s’arrêter durant  un petit laps de temps et le rire est au rendez-vous.L’homme trouverait ici de quoi se vêtir mais il perdrait de son attrait sexuel!

 

En haut du Grand-Théâtre entre Calliope et Vénus les muses.

 

Place Camille-Jullian, en face du cinéma Utopia, même le pigeon est attentif…

Ces bonshommes ont au moins une justification: les conversations spontanées s’établissent entre passants.

à l’espace Darwin, rive droite

 

sur les silos, près de la Cité du Vin.

sur une pile du pont Chaban-Delmas…

Et là-haut au-dessus de la Cité Municipale…

Ne surveille-t-il pas le bureau du maire Alain Juppé?

devant la gare Saint-Jean, l’indifférence des voyageurs pressés, un jour de grande affluence.

Quai de Paludate, solitaire mais le regard tourné vers le nouveau quartier Euratlantique. celui-ci a les mollets et les cuisses craquelés.

 

Place Saint-Michel devant la flèche, alors qu’on aperçoit l’église en arrière-plan. Aujourd’hui, jour de chaleur, il es resté déshabillé. Il faut dire que nous avons assisté au ballet des engins nettoyeurs après le marché haut en couleurs du matin.

 

à suivre… au gré des rencontres.

 

 

Des ponts à Bordeaux, des hommes, des femmes…

mercredi, mai 17th, 2017

Des ponts sur la Garonne.

Des hommes et des femmes les ont construits.

Des hommes et des femmes les entretiennent.

Des hommes et des femmes les empruntent pour leur travail, leurs loisirs.

Pour certains ils sont synonymes de départ en vacances du nord vers le sud.

Des hommes et des femmes aiment leur proximité- j’en fais partie-

Certains sont même éphémères…

Certains ont à cœur de les immortaliser, de les représenter.

Le pont d’Aquitaine

Le pont d’Aquitaine vu depuis la Garonne

Le 6 mai 1697, il y a 50 ans le Pont d’Aquitaine était inauguré à Bordeaux après 7 ans de travaux et je me souviens…

J’étais au collège dans le département voisin des Landes. Nos professeurs organisaient des sorties qui sont restées gravées dans mon souvenir. On nous amena donc un jour en autobus, à la découverte de la ville de Bordeaux ; monsieur Chaban-Delmas en était maire. La ville était déjà en pleine mutation : nous avons foulé le pont d’Aquitaine juste avant qu’il ne fût ouvert à la circulation (L’essai de charge a été effectué le 1er avril 1967). Ensuite, on nous montra la maquette d’un nouveau quartier : Mériadeck avant d’aller constater l’évolution du vieux quartier en pleine démolition. La journée se termina par une balade sur la Garonne, dans le port de la Lune, sans doute pour prendre la mesure depuis le fleuve de l’emprise du Pont d’Aquitaine… mais là, ma mémoire marque ses limites.

En tous cas, ce fut mon premier contact avec cette Garonne que j’aime. Malheureusement, je ne possède aucune photo de l ‘époque. Cependant le journal Sud-Ouest a célébré récemment l’événement avec des photos en noir et blanc, émouvantes pour moi.

D’autres ponts plus accessibles ont fait l’objet sur mon site de billets, notamment le pont de pierre(1822)

un pont dans la ville, vu depuis la flèche Saint Michel

 

un pont poétique à souhait

pont dessiné par Xavier Aubinaud à ma demande. Xavier a fait une force de son lourd handicap; il dessine à partir de cartes postales, sans voir les couleurs. C’est sa façon de s’exprimer.

 

le pont de pierre mythique représenté par Cerisemarithé,d’après une de mes photos et qu’elle nous a gentiment offert. Nous étions très émus de voir notre collection de ponts s’enrichir encore une fois en toute amitié.

Vous pouvez retrouver aussi le pont de pierre ici:

République, il finit par prendre son nom.

http://www.eclats-de-mots.fr/category/le-pont-de-pierre/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/02/10/le-pont-de-pierre-saupoudre-de-neige-et-autres-pensees/

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/02/05/le-pont-de-pierre-un-embrouillardmini-3/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/01/28/le-pont-de-pierre-2-lobjet-de-toutes-les-attentions/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2012/01/21/le-pont-de-pierre-1/

 

 

Le dernier construit : le pont Chaban-Delmas.

 

vue depuis le parking des Hangars

le pont Chaban-Delmas de nuit

Ses lumières, ses reflets.

Le Pont Chaban-Delmas représenté par Cerisemarithé. Le petit dernier arrivé au printemps et qui nous a gentiment été offert. Admirez les reflets, le traitement tout personnel de la représentation et l’Hermione bien accompagnée arrivant dans le port de la Lune. Encore une fois, nous avons été émus, comblés. Nous adressons tous nos remerciements à Marithé qui a su si bien nous surprendre tout en nous associant aux différentes étapes de l’élaboration du tableau.

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/05/07/bordeaux-et-le-pont-chaban-delmas-en-poesie-1/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/05/16/du-pont-bacalan-bastide-au-pont-chaban-delmas-naissance-dun-pont-2/

 

http://www.eclats-de-mots.fr/2013/05/23/un-pont-des-ponts-le-pont-chaban-delmas/

Je ne vous ai pas parlé des autres ponts:

Le pont Saint-Jean, pont à poutres (4 avril 1965)

Pont Saint-Jean et passerelle Eiffel vus depuis la flèche Saint Michel

 

Sous la passerelle Eiffel

vue de côté

les « pieds » dans l’eau

La passerelle Eiffel, qui jouxte le pont Saint-Jean ancien pont métallique ferroviaire construit de 1858 à 1860. Elle a été conçue par Stanislas de la Laroche-Tolay avec Paul Régnault comme ingénieur en chef ; Gustave Eiffel en assure la conduite des travaux.

vue entre les piles du pont François Mitterrand

la barge transportant les pièces de construction de l’Airbus passe sous le pont François Mitterrand

Le pont François Mitterrand, pont à poutre-caisson, pont autoroutier ;Il fut nommé au départ pont d’Arcins , car proche de l’île du même nom mais inauguré  le 7 décembre 1993 par le président de la République, il finit par prendre son nom.

sur les berges de la Garonne, près du pont François Mitterrand

Je n’oublie pas, pour terminer, cette passerelle éphémère qui a compté dans le cœur des bordelais:

L’architecte Didier Faustino a imaginé Evento, première biennale d’architecture et d’arts urbains 9 au 19 octobre 2009 à Bordeaux. L’architecte japonais Tadashi Kawamata soutenu par le mécénat de  l’entreprise FP Bois y développa un concept de passerelle en pin maritime des Landes qui reliait la Place des Quinconces et les quais . 4 à  5 semaines furent nécessaires pour la pose de cette passerelle de 5 mètres de hauteur, 120 mètres de long et 12 mètres de large, qui mit en oeuvre 500m3 de bois issus du projet ABOVE (aboutage de bois vert). Ce fut une vitrine technologique pour le savoir-faire de FP Bois en matière de collage de bois vert sans séchage préalable qui permet d ‘obtenir des poutres de grandes dimensions en pin maritime.

passerelle Kawamata

La passerelle et quelques symboles de Bordeaux

 

 

Au Revoir Transfert6 à Bordeaux-12 –

vendredi, décembre 30th, 2016

Bordeaux le 30 décembre 2016

L’année se termine et je tourne toujours autour de cette fameuse exposition Transfert6 dont j’estime venu le temps de clore son évocation. J’ai choisi de terminer par LANDROÏD, un des membres du collectif LES PARPAINTRES  auquel j’ajoute deux ou trois inclassables.

 

LANDROÏD

LES PARPAINTRES

Landry Munoz, connu sous le pseudo de LANDROÏD, est un plasticien touche à tout. Doué pour le graffiti, mais aussi pour la 3D et les maquettes interactives.

Pour Transfert6, LANDROÏD a réalisé une interprétation calligraphique tridimensionnelle du logo. Au travers du lettrage, se glissent des éléments du décor urbain bordelais. Je suis restée longtemps à admirer les finitions de chaque détail de la réalisation, avec ou sans éclairage et j’en ai particulièrement aimé le rendu.

Ici une autre de ses réalisations extra muros :

http://www.slapzine.fr/arts/le-m-u-r-de-bordeaux-landroid/

 

***

ERNEST ILLM

TEMPS P.

Né à Sarlat en 1988, il découvre le graffiti à son arrivée à Bordeaux à 13 ans. Il s’oriente ensuite vers le graphisme. Soucieux du détail, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, ses recherches portent sur les fractales (j’adore) et les mécanismes de l’univers.

Dans son installation, l’artiste s’intéresse au monde d’avant le Big-Bang : particules élémentaires, matière et couleur pure.

***

 

DEILH

THE HOLE

Il vit à Valence et commence le graffiti en 1993. Illustrateur, muraliste et animateur social, il s’intéresse à la narration. Ici, dans un lieu étrange, les personnages cherchent l’univers, se cherchent jusqu’en eux-mêmes

***

NABIS

FORCE ET HONNEUR

Né à Bordeaux en 1987.

Je terminerai par le coup de cœur pour cette installation en forme de déclaration d’amour offerte  à son pays : « c’est un pays laïque, ouvert aux autres communautés et aux autres cultures, un pays libre où il fait bon vivre, où nos styles de vie puisent dans une grande liberté d’expression et de mouvement »

***

FIN

Transfert6- Totems, fétiches et motifs primitifs- Bault- 11

lundi, décembre 19th, 2016

BAULT

Humus

Aveyronnais d’origine, il vit et travaille à Paris.Après le graffiti il bifurque vers le graphisme sur des supports bruts de récupération.

je me suis immergée dans son monde qui de primitif au totem en passant par le dessin paraissant enfantin- mais il n’en était rien- m’a entraînée du noir vers  une sorte de sanctuaire, de grotte où j’ai aussi rencontré le symbole de la croix. Je ne sais pas pourquoi mais l’espace d’un instant je me suis revue dans le parcours souterrain du « Chemin des Dames » en Picardie. Il y a de la fascination qui pousse à revenir et on ne sait pas forcément expliquer pourquoi. De « l’Humus » renaît la vie, au travers de ses personnages hybrides. Mille pattes, mille dents, mille vies…

Pour en lire plus sur BAULT, c’est ICI

Je retiendrai son travail en amont de toute réalisation et celle-ci qui ensuite semble s’effectuer rapidement et en pilotage automatique.

Bault1

l’effroi du crucifié?

où se niche l’énergie de bas en haut

ombres et lumières totémiques

lecture plurielle et fragmentée: puzzle? Rébus?

multiplications

sanctuaire?

sympathique avancée

 

Mais bien sûr la lecture reste ouverte…

Transfert6- des formes, du graphisme et des couleurs-10-

mardi, décembre 6th, 2016

TRAKT  &  CREWER

une aventure avec NOÉ, LÉO, GASPARD et NINA

Ils appartiennent au collectif PEINTURE FRAÎCHE.

Le tandem marie avec bonheur les créatures animales ( CREWER) associées aux formes géométriques ( TRAKT). L’exemple d’une collaboration qui vise à déstructurer l’espace et à le reconstruire dans une installation où le décor  se lit du sol au plafond , en passant par les murs. Il y a beaucoup à voir, à admirer, à découvrir sous tous les angles possibles. Les photos me paraissent bien réductrices.

Cette année semble être la dernière de leur participation à Transfert et pour clore en beauté, ils ont tissé un pont avec le monde de l’enfance en faisant intervenir leurs propres enfants forts de leurs couleurs et de leur dripping.

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ROMI

GHOST

influencé sans contestation possible par ses études d’architecture, il donne au dessin une vie dans l’espace. C’est un monde d’anamorphoses, mais mes photos ne le mettent pas suffisamment en valeur à mon goût.

Romi est jeune et je n’ai pas trouvé  grand chose sur le net à son sujet en complément.

J’ai aimé l’élégance de son installation en noir et blanc, en ombres et lumière.

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OBAD

DÉJÀ VU

Après avoir fait le graff à Bordeaux il est aujourd’hui scénographe, graphiste et web designer.

Bienvenue dans un prisme aux facettes multiples entre réalité et passerelles vers le rêve. Tout évolue selon le point d’ancrage de nos pieds, le mental aidé de nos yeux faisant le reste.

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Transfert6:GLEO, Un hymne à la couleur, au soleil, à la magie-9-

lundi, novembre 14th, 2016
vue d'ensemble de l'installation Descendere

vue d’ensemble de l’installation Descendere

GLEO la colombienne  née à Cali en 1990 a commencé à peindre dans la rue à 15 ans. Depuis elle parcourt le monde. On l’a vue à Bruxelles mais aussi à La Rochelle…

détail Descendere

détail Descendere

Elle illustre, grâce à ce monde où le masque est roi mieux que quiconque le « je est un autre ».

détail du masque

détail du masque

Cet autre qui connaît les endroits sacrés, les danses rituelles, les rites d’initiation au cœur de la nature avec la présence des animaux.

éclosion

éclosion

Chaque œuvre flamboie et s’inscrit dans la lignée de l’art précolombien. GLEO convoque le feu, le soleil, la chaleur, la poudre d’or qui répand en nous, le rêve et la magie.

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au détour, flammes, fleurs, œufs et côté sacralisé

Les personnages protecteurs semblent sortir du monde de l’enfance pour la fraîcheur de leurs traits, du monde des adultes pour leur force surhumaine, du monde des esprits pour leur spiritualité. Ils intercèdent dans des couleurs chatoyantes pour qu’éclate la vie, pour que vienne sans cesse la renaissance.

sous forme de tableaux

sous forme de tableaux

Let the sun shine !

Son installation a pour nom « DESCENDERE ».

Ailleurs dans l’exposition, d’autres masques et d’autres tableaux sont mis en scène avec un certain raffinement.

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Jeu te happe

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d’or resplendissant

Pour en voir plus:

http://gleoart.tumblr.com/

à bientôt ! Ce n’est pas fini!

Transfert6 : La petite maison dans la prairie par Tack -8-

vendredi, novembre 4th, 2016
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La petite maison dans la prairie

TACK le bordelais approche de la trentaine et semble avoir gardé son âme d’enfant. Ou du moins il s’ingénie à venir chercher en nous  l’enfant qui sommeille. Il est trop jeune pour avoir connu «  La petite maison dans la prairie » à la télévision. Mais qui peut ignorer le titre de la série?

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végétation luxuriante

« La petite maison dans la prairie » tient plus de la cabane que de la maison et est hautement symbolique ; elle est en fait un concept universel, une installation pleine de fraîcheur, de gaieté, un passage initiatique au travers d’une explosion de couleurs.

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Invitation au voyage

TACK a bâti une cabane ouverte que l’on traverse, où l’on s’arrête pour scruter les lieux du sol au plafond. L’extérieur y pénètre et les frontières sont abolies. Nous sommes sous un toit dans l’éternel printemps fleuri.

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sous tous les angles

Sourires à l’unisson. La cabane est immortalisée par chaque passant qui l’emporte dans son cœur et sur son mobile.

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lettrisme, signature dans les nuages à portée de l’homme

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du sol au plafond

L’année dernière déjà dans Transfert5, TACK avait visité le thème de la cabane avec «  la cabane dans les bois » dont j’ai gardé trace.

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« La cabane dans les bois »

(Les cabanes dans les bois, je les ai bien connues dans mon enfance landaise depuis la cabane en brande jusqu’aux cabanes en bois fonctionnelles).

Tout cela me ramène vers ce livre merveilleux que je garde précieusement à portée de main :

Les cabanes de nos grands-parents par NICOLAS HENRY chez ACTES SUD : son magnifique projet d’installations de cabanes  à thèmes a donné lieu à de nombreuses expositions dans le monde entier :

http://www.nicolashenry.com/index.php?page=1

 

Dans un tout autre style, la maison est aussi évoquée par le biais du street art dans le street art par d’autres artistes , sur des maquettes de maisons avec tout le soin apporté à la réalisation de tous les détails

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du côté des maquettes

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un panneau en détail

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un vieux quartier?

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portes et murs tagués. Remarquez la boîte aux lettres

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des murs et des couleurs. Du surlignage

Ou bien encore avec cette ambiance qui me rappelle Edward Hopper.

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ambiance électrique?

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Bien entendu la visite continuera sur d’autres registres.

 

Transfert6: fantastique Charles Foussard-7-

lundi, octobre 24th, 2016
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vue d’ensemble de l’installation

CHARLES FOUSSARD : TONAL ET NAGUAL

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je tourne autour de l’œuvre

« CHARLES FOUSSARD né en 1983 à Bordeaux,il commence le graffiti à la Réunion où il vit plusieurs années. Il en reviendra imprégné du mode de vie de ses habitants et de leur lien particulier avec la nature. Peintre autodidacte, il aime peindre et repeindre ses propres peintures. Il travaille sur la place de l’homme dans l’univers et les liens entre culture et nature. Ses peintures, qui peuvent être monumentales, interrogent le public sur le caractère parfois surréaliste des caractéristiques de l’humanité moderne. L’homme cherche sa place et ne semble la retrouver que dans une communion avec la société et les éléments naturels.

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noir blanc gris et lumière

 Tonal et Nagual: Cet ouvrage de l’ethnologue Carlos Castaneda qui s’est intéressé au chamanisme est le point de départ des rêveries de Charles. On retrouve ses thématiques de prédilection : végétation, accumulation et surréalisme. »Plaquette de Transfert6

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la femme est-elle l’avenir de l’homme?

Renseignements pris sur le sujet, l’univers se composerait de deux mondes parallèles : le tonal est le monde des choses matérielles tandis que le nagual concerne le monde immatériel .

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de près de loin toujours aussi beau

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les pépouzes

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de face  de profil

Fantastique !Surréaliste !

Le monde de la naissance ou la naissance d’un monde ? Accumulation de bonshommes patates de petite taille, emboîtés dans des corps enchevêtrés, des parties de corps. De la Mère à l’origine de tout,  la vie grouille, se multiplie, part à l’assaut en pyramides parce qu’à plusieurs on est plus forts. Le tout dégage de la vie, de l’énergie puisée dans le monde des rêves, des cauchemars diront certains, de la transmission féminine. Il y a le noir et le blanc, les rêves, le gris en équilibre, les puissances maléfiques et celles du bien. Il y a de l’Archimboldo, du Dali, du Magritte. « Ceci n’est pas du street art »occupe les murs, la sculpture jusque aux tableaux ; mais regardez-y de plus près. La couleur est ailleurs, sur les plages, près de l’initiatique Mer, sur les blockhaus  à l’origine maléfique et sur les bouteilles de vin du Château Pape Clément appartenant à Bernard Magrez, propriétaire par ailleurs du Château Labottière où l’artiste a été en résidence et a fait l’objet d’une exposition il y a quelques mois.

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à l’ombre de la pyramide- tableau-

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que se passe-til dans la tête au chignon? -tableau-

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Mon Moi mon île

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prendre son pied-tableau-

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complètement surréaliste

« D’où est venue l’inspiration pour créer un univers fantastique aussi détaillé ? »

« Plein de choses m’ont inspiré : mes propres recherches, les choses que je vois ou que je lis. Par exemple, la végétation m’est venue la dernière fois que je suis parti à la Réunion. J’ai peint un mur, tout était sec, jaune et desséché… et en quelques heures de pluie, toute la végétation a vraiment grandi. J’avais l’impression de la voir naître et ça m’a touché. En rentrant de ce voyage, j’ai commencé à faire ma série sur les végétations, sur toile et sur mur. Là, je suis toujours un peu dedans, et même si ça a un peu évolué, il y a toujours mes petits personnages : les pépouzes (des sortes de petites patates). » interview Charles Foussard Magazine LSD

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avoir l’installation à l’œil

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on ne va pas partir comme cela: un autre petit tour

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près de la fenêtre ocellée… Je quitte à regret.

 

http://ekosystem.org/tag_big/charles-foussard

à suivre………………………………………………….