janvier 21st, 2012

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« Un pont n’est vraiment beau que de la beauté de son fleuve, de la splendeur des flots qu’il surplombe.Et pour ce qui est de celle de la Garonne, là, de l’ample galopade des eaux venues des Pyrénées en baignant le Comminges et Toulouse, et le cloître de Moissac, et La Réole, Ste Foix, et La Brède, il faudrait être un implacable épurateur de quintessence, un pharmacien janséniste, pour ne pas goûter cette sauce marine où trempent les aloses et toutes sortes d’anguilles savoureuses venues de la mer des Sargasses. »
Le Pont de Pierre/ JEAN LACOUTURE
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Le Pont De Pierre mit fin à la vie en étrangères des deux rives de la Garonne. Du XIV ème au XIXème siècle, deux barges assuraient le transport de Lormont à Bordeaux Sainte Croix. Napoléon ne pouvant acheminer ses troupes vers L’Espagne décida de la construction d’un pont. Le projet en fut confié à Claude Deschamps assisté de son gendre Jean Billaudel.
D’abord appelé pont Louis XVIII puis pont d’Aquitaine,puis pont de Gironde ou pont de Bordeaux, il fut finalement appelé Pont de Pierre.Ce fut le monument du siècle car il n’avait pas d’égal en Europe!
Le pont fut construit selon un concept novateur.
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« Qui sait que le Pont de Pierre est creux?Qu’on s’y promène-prenez garde à vos pieds- au moins aussi bien que dans une grotte préhistorique. Il y a moins de taureaux sur les parois, et plus de fils électriques et de conduites diverses un peu partout.Mais une visite-bien guidée- de l’une ou l’autre des culées ou des piles voûtées et communiquant par des lucarnes, mérite d’inspirer un romancier ou un cinéaste du fantastique… »
Le Pont de Pierre/ JEAN LACOUTURE
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Pour éviter un poids excessif du tablier de ce pont maçonné, Deschamps le fit creux à partir de structures en pierre de taille, d’un blocage de moellons et d’un parement en briques qui lui donne sa couleur caractéristique.
Le pont, long de 490,88m, fut achevé en 1821. fort de ses 17 arche s(autant que de lettres dans Napoléon Bonaparte). il fut inauguré en 1822. Le quartier de La Bastide, jusque là fortement industriel était enfin relié à Bordeaux après avoir été rattaché à Cenon.
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En 1951,le pont fut élargi et vit la disparition des octrois et le remplacement du parapet en pierre par un garde-corps.
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Sur chaque pile: une couronne de laurier.
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à suivre:
le Pont de pierre au fil de l’eau, du vent, de la lumière
Le pont de Pierre à l’horizon, l’aimant de pierre sous le ciel bleu
que je reste des heures à contempler.
Rive droite, rive gauche
de l’une à l’autre
La Garonne à nos pieds
Et les candélabres à pique nuages
Comme une jonchée de ciel
jetée à nos yeux jamais repus.
Piles, faces
A saut de piles
A faces de pierre
Bordeaux dans sa majesté
La ville aux deux visages
Rive droite, rive gauche
Va-et-vient L’Histoire
en marche.
Maïté L
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janvier 9th, 2012
» La vie est changeante comme les nuages qui passent au-dessus d’elles, comme la mer qui fait son bruit de sablier. Quand Eulalie est née, Ujine a décidé qu’elle irait chaque jour avec le bébé au bord de la mer, pour que le bruit et l’odeur entrent en elle et qu’elle les garde à jamais. et c’est ce qu’elle a fait. »
Histoire du pied et autres fantaisies J.M.G. LE CLÉZIO

Viens, mon petit loup,
Te blottir dans mon cou
Fais-toi de coton
Et de coussin doux
Oublie ton chagrin
Sur ton cheminement d’homme.

Viens, mon petit loup,
Tu peux te cacher ou te sauver
Je vais t’attraper
Et je te montrerai l’étoile
Dans son croquant de ciel
Ecoute-la tinter et si tes mains
Cherchent à caresser la lumière
La nuit nous enveloppera bientôt.

Viens, mon petit loup,
Viens faire et refaire
Cent fois le même geste
Pour apprivoiser le monde
Ecoute la kourouma du petit japonais
Les tendres grelots, les maracas
Tu peux danser, tu peux jouer
Comme un homme, tu peux rêver
Au duo des chats, à la pigne que je t’ai gardée.

Viens, mon petit loup,
Encore une fois dans mes bras
Au loin tu vas t’en aller
Et grandir je ne te verrai pas.
Tout est là dans le coffre rebondi
Pour quand tu reviendras
La petite pigne de cet été
Et les maracas
Les clés du monde
Les éclats de rire et le coin
De tapis doux de ton enfance.
L’iris fait son printemps en hiver
Le romarin fleurit sous la pluie
Et je souris au souvenir
De cette petite main qui
Cherchait la mienne
Quand le temps trop vite s’en allait.
Maïté L
avec une chanson enfantine et les maracas:
Le petit japonais
dans sa kourouma
conduisant son poney
va cahin caha
il chemine et trottine
et s’en va vers la ville
de Yokohama.
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avec le dessin animé fétiche:
http://www.dailymotion.com/video/x2je1u_mulan-comme-un-homme_music
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avec Le Duo des chats de ROSSINI.
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janvier 1st, 2012

UN CHEMIN DE MILLE LIEUES COMMENCE TOUJOURS PAR UN PREMIER PAS.
LAO TSEU
Ainsi en est-il de l’année 2012 qui pointe son nez.
Ce jour-là, au bord du lac, il y avait de gros nuages et des coins de ciel bleu entre les averses.
Comme toujours.
Et ce jour-là aussi
dans la prairie
il y avait quelques coquelicots le long du chemin.
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HOMMAGE A LA VIE
C’est beau d’avoir élu
Domicile vivant
Et de loger le temps
Dans un cœur continu,
Et d’avoir vu ses mains
Se poser sur le monde
Comme sur une pomme
Dans un petit jardin
D’avoir aimé la terre,
La lune et le soleil,
Comme des familiers
Qui n’ont pas leurs pareils
Et d’avoir confié
Le monde à sa mémoire
Comme un clair cavalier
A sa monture noire,
D’avoir donné visage
A ces mots: femme, enfants
Et servi de rivage
A d’errants continents,
Et d’avoir atteint l’âme
A petits coups de rame
Pour ne pas l’effaroucher
D’une brusque approchée
C’est beau d’avoir connu
L’ombre sous le feuillage
Et d’avoir senti l’âge
Ramper sur le corps nu
Accompagné la peine
Du sang noir dans nos veines
Et doré son silence
De l’étoile Patience,
Et d’avoir tous ces mots
Qui bougent dans la tête,
De choisir les moins beaux
Pour leur faire un peu fête
D’avoir senti la vie
Hâtive et mal aimée,
De l’avoir enfermée
Dans cette poésie.
JULES SUPERVIELLE
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Cette fois-ci le temps est venu de vous dire : Meilleurs vœux.
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Cette fois-ci, le temps est venu de vous dire: meilleurs vœux à tous.
Maïté L
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décembre 28th, 2011

Cœur mêlé dans le tapis sinueux
Des Passe-racines tressées par nos aïeux
La rose des vents.
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Sur les chemins de lumières menant
Des cimes froissées par les marées du vent
Au fleuve de lune pointant les lignes des toits
Les rives s’ouvrent aux lueurs-étoiles, aux fleurs de camélia.
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Givre corolles, orgues de sucre glace.
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Jardins des vignes, graves cailloux aux soirs cuivrés
Les oiseaux perchés sur le clocher familier
La fanfare du 14 juillet au kiosque montée
Le Pont soupire sous le poids de ses lucioles humaines
Et la nuit unit les deux rives et leurs déclinaisons urbaines.
Flonflons d’eaux douces, fleur de sel.
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Au loin le ciel festonné par les balbutiements de la nuit
Ecoute des brames et des glapissements, la mélodie,
L’eau de la rivière emporte le sable et se fait claire
Sous le regard attentif et la mémoire de la mère

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La mère et l’enfant.
L’enfant dodeline, l’oiseau lance ses trilles
Les arbres doucement devant l’hiver se déshabillent.
Dans le miroir, côte à côte les heures s’égrènent
Au son des voix, rauques ou babils se file la chaîne humaine.
Cheveux noirs, cheveux blonds mêlés, grandes mains
Petits pieds potelés, doigts effilés pianotent de joyeux lendemains.
Sur l’écrin des rives aborde la douceur.

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« Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
C’est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S’assoit sur le poêle rouge,
Et d’un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d’une flaque d’eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.
Jacques Prévert

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JOYEUSES FÊTES A TOUS. MEILLEURS VOEUX POUR
2012
Maïté L avec la complicité de Marie-Neige, passionnée de fractales
les illuminations habituelles du Pont de Pierre, du Port de la Lune,
les illuminations de Noël du kiosque et de l’église de Parentis-en-Born,
ainsi que sur la route des Landes, de l’Hôtel de Ville de Marcheprime.
Remerciements aux deux maisons illuminées de Parentis-en-Born que j’ai pu admirer.
Et toujours Jacques Prévert.
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décembre 23rd, 2011

En attendant NOËL, qui sera , cette année une fête dans la maison, autour des petits pieds, des petites maisons et des grelots qui tintent, j’ai ressorti les calendriers :gling , gling, c’est déjà l’hiver.
Voyons dans la poche du 23 la comptine du jour!Je vous la donne plus bas.

En nous souvenant que nos ancêtres déposaient un sabot au pied du sapin pour recevoir une orange. Sabots de paysans, sabots de lutins, sabots de petite file qui se tordait les chevilles.

Classique cette année, du rouge et du vert et des ciseaux magiques pour des flocons de neige d’ailleurs, tous différents.

Tout doucement le soir descend sur la maison où dès l’abord les guirlandes vous accueillent. Petites lumières dans la nuit: c’est ici.

Vous l’aurez compris, je me consacre à de petits pieds explorateurs qui partent à l’aventure de la maison , des petites mains, des joues câlines et des rires aux éclats. Ici, on aime les éclats: de mots, de lumières, de joies, d’amitié. Aussi, je remercie tous ceux qui passent ici un jour ou l’autre et qui laissent des empreintes dans ces pages. Je vous souhaite de bonnes fêtes. Je suis, par voie de conséquence moins présente à la lecture des différents blogs. J’arrive à les visiter peu à peu mais je laisse moins de traces.
J’ai attendu cet instant pendant des mois. Je pense qu’il me faudra attendre pour qu’il revienne… donc voilà.
Amitiés à tous.
Père Noël surpris sur ma route
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une des petites comptines de NOËL de ma collection lorsque dans une vie antérieure, je pratiquais de la sorte avec les enfants:
Pour que la nuit de Noël
Soit encore plus belle,
Tout le monde a besoin
D’un ami, d’un copain…
Même les sorcières, les lutins,
Les fées, les diablotins,
Et par-dessus tout les grands loups,
Que l’on chasse de partout.
La comptine appartient à la tradition orale. Bien à vous: Maïté L
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décembre 18th, 2011

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Il y a quelques jours à peine:
Elles vont et viennent les feuilles du cerisier
derrière les grilles
L’automne s’approche de l’hiver à pas roussis
de l’or, des oranges et des soupirs de vent
De douces musiques, imperceptibles facettes diamant.
« Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune un véritable soleil. »/PICASSO
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Lui,
Mort-vivant
fidèle, dans sa lande solitaire
en danseuse
cambrée
tout le temps
Je le vois
de loin
Je l’aime
si fragile
Joachim part
Lui toujours là
Jusqu’à quand?
« Sous le ciel il n’y a rien qui soit stable rien qui ne dure à jamais » CONFUCIUS
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Liberté, liberté
Des oliviers
à la fin
de l’été
Je rêve
de ces paysages
visages de l’été
que je ne verrai jamais.
« L’impossible nous ne l’atteignons pas, mais il nous sert de lanterne »/RENÉ CHAR /Feuillets d’Hypnos
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Cerisier en décembre et arbre solilande: Maïté L
Bords de mer de rêve :cadeau LV
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décembre 12th, 2011

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Pour écouter la chorale:
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et aussi:

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LA SIGNIFICATION DU MUR QUI TOMBE:
En référence à la chanson »The Wall » des Pink Floyd que nous avons chantée, et qui fut ce soir-là, une de nos passerelles musicales.
Nous voulions abattre celui qui existe entre la chanson et le rock, étendre à toutes les musiques et surtout donner à penser à tous ces murs qui existent dans le monde et qui finiront peut-être comme celui de Berlin… Qui sait?
C’était notre ambition et notre message »
Anne-Marie
Pour en savoir plus sur la chorale Croq’Notes et le groupe Melocoton qui se sont unis pour un spectacle nouveau le 2 décembre:
photos Maïté L
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décembre 4th, 2011

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Le sens des marées
Nuages au ciel nuages en mer bleu au ciel bleu en mer
une tache blanche celle du pêcheur de loin je la regarde
les heures passées en mer passées au soleil en mer
la houle à portée de main la brise me pousse à rentrer
Peaux noires peaux blanches le ciel réunit les deux mondes
tout autour montagnes d’automne l’océan est au milieu
longtemps les marées ont rythmé la vie
Au centre un point rouge des vêtements noirs troués de rouge
blancs des mille teintes de la nuit on entend le souffle de l’eau
les sentiers demeurent invisibles en dehors de la marche
La mer et la terre se rejoignent aux falaises de Xodre
entre les racines en plein sable l’une et l’autre se marient
silence et ressac comme réveil au matin
contempler cela donne le sens des marées
NICOLAS KURTOVITCH/ Inédit 2010
OUTREMER TROIS OCÉANS EN POÉSIE
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Feuille après feuille pianote la vague
Sur la Morte, la saison
Aux couleurs de l’automne
Automne ment, dans un souffle du vent
Gémit et crève l’arpenteur du temps
D’espoir, des espoirs
Où s’accrochent dans un bouillon nuage d’enfer
Marrons et malachite présence cuivrée.
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Tatoue le sable et t’emporte l’ocre
Ocre ment cependant,
Occulte ton visage, ton sourire, tes dents de loup
Ta peau salée, tes doigts rubans, tes yeux fermés.
Tremble la lie de tes pensées
Le rien, le vide sans cesse recommencé.
Marée sous le couvercle au front muselée
Ses cheminées et soubresauts touchent la cale
Remuent sable et cristaux, coquillages et couteaux.
De l’eau atone, brisée au couchant et aux tempes grisées
Vois les images nous défier, les vagues feuler, trouer, vriller
Les heures du passé et le refrain lancinant en bouche avorté.
Inutile ment.
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L’océan ne va pas plus loin que nos pieds et nos rêves
Deux mains apposées et la douceur du coton d’aimer
Quand l’ Ira est Apaisée.
Au loin l’horizon inaccessible.
Le ciel inaccessible.
Le soir enterré
Au pied de la dune.
Paix à lames le courant les mots à la dérive…
Maïté L
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Et puis aussi pour le plaisir, chez Armando:
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novembre 24th, 2011
DIS-LEUR
« Un oiseau passe
éclair de plumes
dans le courrier du crépuscule
VA
VOLE
ET DIS-LEUR
…
Dis-leur que les marées
ouvrent la serrure de nos mémoires
que parfois le passé souffle
pour attiser nos flammes
car un peuple qui oublie
ne connaît plus la couleur des jours
il va comme un aveugle dans la nuit du présent
dis-leur que nous passons d’île en île
sur le pont du soleil
mais il n’y aura jamais assez de lumière
pour éclairer
nos morts
dis-leur que nos mots vont de créole en créole
sur les épaules de la mer
mais qu’il n’y aura jamais assez de sel
pour brûler notre langue
VA
VOLE
ET DIS-LEUR »
….
ERNEST PÉPIN/ GUADELOUPE/OUTREMER TROIS OCÉANS EN POÉSIE
ÉDITIONS BRUNO DOUCEY
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Dis-leur
Que de la vague Venise
Le carnaval marin masque l’amer
Les yeux, la crête la gorge tremblent
Sur l’enclume se forge le bras de fer au marteau de l’amarrée.
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Dis-leur…
Que chutent lisses les eaux sans retenue
Les vagues au coude à coude.
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Dis-leur…
Que Gemme l’Agate au cœur
Dis-leur que je cherche la lumière
Dans le passé
Dans le présent.
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Maïté L
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novembre 20th, 2011

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« Le soleil maintenant brûle mon visage, brûle mes yeux. la mer est si belle, avec sa houle lente qui vient de l’autre bout du monde. Les vagues cognent contre la côte en faisant un bruit d’eau profonde. Je ne pense plus à rien. Je regarde, mes yeux parcourent sans se lasser la ligne nette de l’horizon, scrutent la mer balayée par le vent, le ciel nu. Je veux voir arriver le bateau italien, je veux être la première, quand son étrave fendra la mer vers nous … »
Esther/ETOILE ERRANTE/ LE CLÉZIO
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Plisse complice, et glisse le vent
Rythme les blancs sursauts et
Douce la bruine soupire et s’inscrit
Au-dessus du fronton qui s’élève puis s’abîme
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Ses pointes, ses creux
S’enivrent
S’enchaînent
Ecrivent
VVVVVVVVVVVVV
la vague
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avec plus de discrétion
un petit intermède.
Le Grand Crohot, encore et presque toujours.
Maïté L
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Cette photo : J L
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