Et les bleuets tatouèrent la nuit-2-

clic

*

*

Tandis que la nuit éteint la terre et l’occulte à nos yeux

*

Le crépuscule velouté de bleuets ajoute à la sérénité des lieux,

*

Mais déjà l’incendie emprisonne les sols et les eaux au galop:

*

Jamais plus notre ciel n’aura cette même ardeur embellie d’un halo.

*

Alors, l’unique joyau de forêts, de landes  et de marais envoûtés

*

Enferme en son sein tant de vies protégées, tant de vies oubliées,

*

Que notre regard se mouille et que la parole vient à manquer.

*

Subjugués nous ressemblons à ces statues de pierre figées.

*

Le soir fulgurant électrise le givre et l’hiver à nos portes dévoile

*

Nos pensées  de nuit noire serties dans l’approche des étoiles,

*

Elles, qui ne tarderont pas à s’éparpiller sur le tableau de l’infini.

*

A l’instant les pins se dressent comme des flambeaux de suie puis tout s’évanouit.

*

Maïté L

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *