5-Le début de la renaissance de la forêt

« Pour accéder à la postérité, on n’est pas obligé d’être un génie ou un roi, il suffit seulement de planter un arbre… »

Yasmina Khadra/ Ce que le mirage doit à l’oasis

*

Petit à petit le projet de reboisement se précise et finit par voir le jour, pour nous, sur la première parcelle, en 2015. Avec beaucoup d’interrogations:

-comment créer une future forêt vivante, bénéfique? Une forêt dans laquelle reviendront de nombreux habitants: oiseaux, araignées, carabes, papillons de jour, coléoptères saproxyliques(bois mort)…

-quel choix faut-il faire pour dessiner les paysages de demain?

Compte tenu de la présence de petits chênes bien implantés sur le terrain, et ayant résisté aux tempêtes, nous avons absolument tenu à les garder. Les sols étant plutôt pauvres et arides, nous avons opté pour des plantations classiques de pins maritimes. Bien sûr nous avons aussi gardé les petits pins déjà sur le terrain issus des graines de pins abattus par Klauss.

Fin 2018, dans les Landes,

200 000 ha ont été reboisés en pins maritimes, soit 250 millions d’arbres.

Le plan de reboisement, à partir de pins de 4 ème génération, prévoit des cycles de culture plus courts mais le temps peut être allongé en fonction du terrain.

Voici maintenant un aperçu des travaux.

Les souches ont été mises en tas et ont séché durant un temps assez long.Un an environ, le temps d’être lavées par la pluie.
la machine à dessoucher
le terrain est aplani
le chêne veillera sur les futures plantations
le tracteur de labourage
le terrain est labouré: sillons et billons
après le labourage
les petits pins en attente de plantation
le travail est effectué à la main (Société Planfor)
la canne à planter
merci d’avoir accepté de faire connaître cet aspect du travail de reboisement
Petits pins deviendront grands (on l’espère)
Ceux-ci ont été plantés en fin d’hiver
et ceux-ci en fin de printemps

Il ne reste plus qu’à surveiller les plantations, et selon le terrain à effectuer les travaux d’entretien. Il ne reste plus qu’à dire aux petits pins qu’on les aime et qu’un jour, nous les confierons aux générations suivantes.

un petit pin c’est comme cela
mais ramené à la taille du pied…

Je ne manquerai pas, par la suite de vous montrer l’évolution des plantations, avec ses joies et les aléas qui vont avec.

Et surtout…

Parce que la forêt nous veut du bien,

N’oubliez pas:

La forêt est fragile, il faut la protéger.

16 commentaires

  1. Ô ! bonheur de te retrouver chère Maïté
    Merci pour cette belle note, éloge aux arbres et à la forêt
    oui, « la forêt nous veut du bien » , il nous faut la protéger, en prendre soin, l’aimer.

    Et comment ne pas penser au magnifique texte de Giono : « L’homme qui plantait des arbres »

    https://www.youtube.com/watch?v=iwU85WUZPqk

    Oui,
    prenons soin des arbres, des abeilles, des oiseaux, des araignées … etc … toute cette diversité de la vie sur la Terre.

    Merci
    Je t’embrasse.

  2. Bonsoir Maria-D
    je me suis prise par la main et me voilà en effet. Figure-toi qu’au moment où je voulais revenir, mon ordi en a décidé autrement. Tout est rentré dans l’ordre.
    Merci pour le texte de Giono, auquel je pense avec une certaine émotion aussi.
    Tu m’as devancée, 😎 car je compte bien mettre un extrait du texte dans mon prochain article.
    Le désert d’après tempête, c’était cela aussi: toute cette diversité de vie qui n’existait plus, ce silence pesant et ensuite ce déséquilibre de certains animaux qui ont proliféré au détriment d’autres.
    Cet été, lorsque l’on entendait timidement les cigales, je me disais que la vie était en train de revenir.
    Merci pour le lien car je ne connaissais pas cette vidéo d’une grande beauté, qui plus est, avec la voix de Philippe Noiret.
    Merci Maria-D. Je t’embrasse très fort.

  3. Chère Maïté,
    du bonheur à retrouver cette page qui raconte une phase réconfortante de ces énormes travaux. Ces petits pins deviendront grands, je ne sais pas à quelle allure ils grandissent ? Leur vert tendre suscite l’émotion que nous avons devant toutes jeunes vies. Belle route à cette magnifique « reforestation » du site.
    On mesure à quels points les arbres sont précieux. L’actualité ne cesse de nous le rappeler.
    Bonne et belle continuation, pleine de satisfactions et de fierté à tous les acteurs de cette renaissance.
    Je t’embrasse fort !

  4. Merci chère Maïté pour ces photos « documentaire reboisement. Cette canne à planter est d’une aide précieuse. Nous en avons acquis une et plus besoin de se baisser, ça marche très bien.
    Il reste que pour les étendues que tu montres, c’est un travail de longue haleine, artisanal.

    La vie revient, peu à peu, petit sapin deviendra grand . Vous n’avez pas de cervidés qui viendraient se régaler des jeunes pousses? (je sais qu’en Belgique, près d’où habitait ma grand-mère, ils étaient obligés de mettre un grillage autour des très jeunes sapins).

    J’attends, dans un an ou deux, l’évolution de cette nouvelles forêt…

    Muchos besos

  5. @ Fifi
    un grand merci pour tes encouragements. Petits pins deviendront grands pour certains , je l’espère.Un peu de temps a passé depuis la première replantation et j’en montrerai bientôt l’évolution.
    L’environnement des plantations semble aussi très différent selon la localisation et nécessite plus ou moins d’entretien.
    Pour nous, la progression est une découverte car c’est la première fois que nous sommes au cœur de l’action.
    Je t’embrasse fort.

  6. Chère Colo
    je suis très étonnée de te savoir en possession de cannes à planter car, hormis pour la plantation des petits pins(et non sapins), je n’en connaissais pas l’usage. Que plantez-vous avec?
    Oui en effet, les plantations de pins se font toujours à la main. Mon père le faisait lui-même sur une toute petite parcelle, lorsqu’il n’a plus pu cultiver les champs.
    Là, nous sommes dans le cadre d’un reboisement codifié,aidé, avec regroupement de parcelles entre sylviculteurs. Nous aurions été bien en peine de le faire nous-mêmes.
    Je parlerai dans les billets suivants du sort des diverses plantations, avec le recul des 4 ans d’âge pour la première plantation et d’une année pour la deuxième plantation… et une sacrée galère pour cette dernière visitée assidûment par cervidés et suidés.
    Merci de ta visite. je t’embrasse bien fort.

  7. Planter un arbre, des arbres est un geste noble. C’est comme un relais générationnel, vu la durée d’établissement d’une forêt. C’est aussi un acte de conscience en répétant les gestes désintéressés de nos parents ou grands-parents. J’aime bien aussi la présence de feuillus car je suis très sensible à la diversité. Je me dis aussi que l’investissement est énorme que ce soit en temps, en affect et bien sûr en argent. Bravo pour cette note d’espérance au futur.

  8. @ Sergio
    merci pour ton message qui met du baume au cœur. C’est très bien dit, bien mieux que je ne pourrais le dire, avec ton art d’aller à l’essentiel.
    Nous avons été bien soutenus, aussi bien administrativement que financièrement, nous qui tenions à échapper aux appétits des fonds de pension et aux sirènes du photovoltaïque. Je reviendrai bien sûr sur le sujet.

  9. Voilà un post intéressant et instructif. J’espère que tes mots vont susciter de nombreuses prises de conscience. Je regarderai les forêts landaises d’un autre œil.

  10. @ Chinou
    merci Chinou.
    On espère toujours qu’il y ait une prise de conscience, un respect des forêts qui se forment lentement et qui peuvent être détruites si vite, un engagement pour la nature, pas seulement contemplatif.
    Oui, le massif forestier mérite d’être regardé autrement qu’à 130 à l’heure depuis l’autoroute.

  11. @Maïté, nous plantons, semons pratiquement tout avec cette canne. le principe est le même. Tu mets un morceau de pomme de terre, un planton de laitue ou de tomate ou des graines dans le cône à la place de ton petit sapin. Et hop, le tour est joué!!!

    Bon dimanche la belle, je t’embrasse

  12. Quel énorme travail réalisé ! Bonne chance aux jeunes chênes et aux petits pins. Merci à vous.
    La forêt de Soignes en région bruxelloise, une hêtraie principalement, souffre beaucoup du changement climatique. On y diversifie les essences pour une meilleure résistance dans les années futures.

  13. @ Tania
    merci d’avoir témoigné.
    Nous sommes particulièrement démunis par rapport au changement climatique, aux risques d’incendie accrus également.
    Nous verrons au fil des ans. Ce qui est sûr: nos ancêtres n’avaient pas ces problèmes!

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