Archive for the ‘AH! LE VOYAGE EN POÉMIE’ Category

Notre printemps océanique

dimanche, mars 19th, 2017

Notre printemps océanique

Toc, toc, toc !

C’est le printemps,

Pétales roses et pétales blancs !

Chatons de saule et mimosa

Se sont éclipsés

Au bord des routes,

 Et dans les sous-bois.

Au ras du sol : la primevère

Soit le troisième œil,

Celui qui, de son sourire

Annonce le retour du beau temps.

Dans mon jardin

Narcisses ou pervenches

Et corolles au vent,

Coronilles jaune lumière,

Jacinthes en rang serrés

Et par-ci, par-là

Des arbustes vaporeux

Posés en pointillés

Sur fin d’hiver déshabillé.

Ailleurs, une profusion

De buissons japonais

Et de généreux camélias.

Toc, toc, toc !

C’est le printemps !
pétales roses et pétales blancs

Ô mon ciel bleu

Depuis si longtemps le prunus t’attendait…

Mais tout cela ne dure qu’un instant

Quand souffle le vent

Quand survient la pluie

De pétales roses, de pétales blancs !

Tandis que coucous des bois

Et discret myosotis

S’invitent aux abords

Du blanc buisson de perles,

La mésange regagne son nichoir

Les merles sautillent dans la prairie

Entre les pissenlits aux dents de lion

Et les pâquerettes à profusion.

Le printemps va et vient

Entre chapeau de paille et parapluie

Mais petit à petit la nature s’enhardit

Bientôt la froidure tombera dans l’oubli,

Déjà… je vois poindre les premiers coquelicots :

Le printemps fait son numéro !

♠Maïté L/ printemps 2017♠

Merci d’aller voir chez Fifi comme le printemps est beau!

https://aufilafil.blogspot.fr/2017/04/enumeration-printaniere.html

Que vienne 2017

vendredi, décembre 30th, 2016

ICI

NOUS AVONS POSÉ L’OBSCUR

NOUS AVONS POSÉ L’ÉCLAT

 

POUR QU’UN JOUR SE SOUVIENNE

 

ICI

NOUS AVONS POSÉ LE TRAIT

NOUS AVONS LAISSÉ VACANT

 

POUR QU’ENFIN ADVIENNE

 

FRANÇOIS CHENG/LE LIVRE DU VIDE MÉDIAN.

♥♥♥

Mes meilleurs vœux vous accompagnent pour l’année 2017.

♥♥♥

Bonne année à toutes les choses essentielles, au monde, à la mer, aux forêts…
Bonne année à toutes les roses que l’hiver prépare en secret…
Bonne année aux Hommes
pour faire régner Harmonie, Plénitude, Équilibre, Sérénité…
pour sourire à la Vie, chasser le stress,
pour écarter la mauvaise humeur,
pour profiter de chaque petit Bonheur,
pour faire preuve de philosophie,
pour garder en toutes circonstances un esprit zen…
I have a dream pour chacun et pour tous !!!
Des vœux aux couleurs de Bonheur…
Du Jaune pour soleil, chaleur et santé
Du Bleu azur pour chasser les nuages
Du Vert pour faire éclore projets et promesses
Du Rouge pour que les cœurs battent à l’unisson
Des Ombres pour rendre les contrastes harmonieux
Du Blanc pour écrire des aubes nouvelles porteuses d’espoirs…

Un poème déposé ici par cerisemarithé

que je remercie du fond du cœur.

Le souvenir de Transfert6 à Bordeaux: un événement de l’été 2016-4-

lundi, octobre 10th, 2016
façade côté Gambetta

façade côté Gambetta

L’été 2016 approchait et l’on attendait cette sixième édition de Transfert6 place Gambetta, dans les locaux de l’ancien Virgin.

façade, place Gambetta

façade, place Gambetta

L’exposition collective de street art a fermé ses portes fin septembre et 65000 visiteurs l’ont visitée.

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porte d’entrée Transfert6

L’année dernière, Transfert5 était à Castéja et les éditions précédentes dans le quartier Bacalan. Le collectif d’artistes Transfert a acquis au fil des ans son public de visiteurs fidèles, fans de tous âges. J’en fais partie et je n’hésite pas à revenir  sur les lieux pour profiter de tout ce que mes yeux peuvent capter. Là, je me sens bien ; je suis invitée à un voyage que j’entreprends avec grand plaisir. Je m’immerge dans une bulle que je quitte chaque fois à regret.

côté rue Bouffard

côté rue Bouffard

Cependant, d’aucuns regretteront que le street art ne  s’institutionnalise et quitte l’investissement sauvage initial de la rue pour rejoindre

– des lieux en attente de transformation : Les alentours de la Base sous-marine dont je parlerai plus tard, Castéjà l’an passé, Virgin cette année où les lieux offrent l’opportunité de créations in situ sur des variations de supports et surfaces ;

des expositions comme celle qui intitulée « Expressions urbaines » au château Labottière, permettait aux profanes dont je suis, d’y voir plus clair entre « Street art, Graffiti et Lowbrow »

– des performances publiques comme j’en ai déjà relaté dans des billets précédents, notamment lors de l’été 2015.

Bordeaux respire au rythme du street art. J’aime cette appropriation des lieux officiels ou non, un peu moins lorsque le street art rejoint les murs des galeries d’art.

Place Gambetta, tout commençait à l’extérieur, en façade du bâtiment et sur un des côtés rue Bouffard.

Voyez plutôt la signature de quelques artistes présents à l’intérieur.

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La prochaine fois, je vous inviterai à une flânerie intérieure.

Un été s’écrit sur les murs: Bordeaux 2016 -1-

mercredi, août 24th, 2016

MONKEY BIRD CREW-SINGERIE OISIVE: une fable animalière?

Les artistes du collectif Monkey Bird Crew-Singerie Oisive (Louis Boidron et Edouard Egea) ont débuté à Bordeaux. Le collectif se  reconnaît à ses œuvres en noir et blanc qui incluent parfois du doré.

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Expressions Urbaines Bernard Magrez 2014

Temor signe les animaux  à poils et particulièrement le singe et Blow ceux à plumes avec une prédilection pour l’oiseau

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Les initiales du collectif enluminées se confondent avec les initiales de Bernard Magrez

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Nous les avons découverts au château Labottière chez Bernard Magrez.

Monkey Bird

Cet été nous les retrouvons à Mériadeck.  Les pochoiristes ont réalisé une fresque pérenne en noir et blanc sur un des murs de la Patinoire, à partir de leur thème de prédilection : le singe et l’oiseau.

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à la Patinoire, visible depuis le tram A

Au travers de leur œuvre on ne peut que s’interroger sur ces symboles : le singe nous ramenant à notre condition bassement matérielle et terrestre

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Monkey bird

et l’oiseau nous mettant dans la tête des idées d’évasion, de liberté.

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« Le singe est toujours une gazelle dans les yeux de sa mère » proverbe égyptien

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L’oiseau sur le singe perché

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détails du graphisme.

Le collectif explore les concepts de nature et de culture, pointant les déséquilibres au cœur de l’homme, lui  qui doit toujours lutter pour se situer sur la corde raide entre ses instincts primaires et son évolution d’animal social dans une ville déshumanisante. En attendant, les animaux prennent leur temps sur les murs  au sein de la vie urbaine trépidante.

Et la balade continue, tout au long de l’été.

Résister à la nuit

vendredi, juillet 15th, 2016

 

 

 

Après l’attentat à Nice, plus que jamais, il faut résister à la nuit

« Fuir la haine de peur qu’elle ne s’éveille, laisser couler nos larmes et s’épancher notre douleur. Vivre, pour ne pas ressembler à ceux qui, hier soir, ont brusquement éteint les étoiles dans le ciel et dans nos yeux. Fuir la haine, car c’est elle que cette folie meurtrière veut faire flamber. Laisser couler nos larmes parce que cette sensibilité nous honore. Et ne pas retenir notre douleur, parce que nous croyons, nous savons, que le deuil unit les hommes mieux que le martyre. Le crime de Nice est immense, mais pour faire face à la barbarie, nos armes sont plus nombreuses que les leurs, et ne sont pas que militaires ou policières. Elles puisent leur plus grande force dans les sources que cette haine veut assécher : une éducation ouverte, l’égalité hommes-femmes, une justice fondée sur les droits humains, pas divins ; et puis la laïcité, une société juste et fraternelle, l’amour et la vie, l’amour de cette vie, non la passion de la mort. Les larmes qui gonflent nos yeux ne voileront donc pas nos principes, ni la réalité. Les étoiles se sont éteintes – mais pour une nuit seulement. »

OLIVIER PASCAL-MOUSSELARD

Rédacteur en chef à Télérama

Télérama 15 07 2016

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Une rose et nos larmes

Quel que soit le résultat de l’enquête en cours, il y a tant d’attentats partout dans le monde que ces mots si justes accompagnent nos pensées envers les victimes et leurs proches.

Et puis, pour terminer, cette note de lecture, à méditer, mais cette fois-ci dans le journal d’écriture faisant suite  au  » Concerto à la mémoire d’ un ange » recueil de nouvelles d’ÉRIC EMMANUEL SCHMITT ayant obtenu le prix GONCOURT DE LA NOUVELLE

 

« Force de la volonté

Sans elle nous aurions tous cédé à des pulsions de violence. Qui, soudain envahi par la colère, la peur, la rage, n’a pas désiré, le temps d’un éclair, frapper, voire tuer l’autre?

Souvent je songe que nous sommes tous des assassins. La majorité de l’humanité, celle qui se maîtrise, est composée d’assassins imaginaires; la minorité d’assassins réels. »

 

Écoutez le frémissement des bambous sous le vent

jeudi, juin 30th, 2016

PETIT PARC AUX BAMBOUS 001

Roger Dautais

Partagé en mode public  –  11 juin 2016

L’homme  prendra modèle sur la terre
La terre prendra modèle sur le ciel
Le ciel prendra  modèle sur la Voie
La Voie, elle se  modèle sur le naturel.

Lao Tseu  –  Tao te king

LE CHEMIN DES GRANDS JARDINS
http://rogerdautais.blogspot.com

Photo  : création land art de Roger Dautais
 » Espace vital  » pour Maïté/Alienor
Parc aux bambous  – Caen – Normandie

***

avec mes remerciements et l’expression de ma profonde amitié; j’ai écrit en un souffle ceci:

 

Écoutez le frémissement des bambous sous le vent

Pierre après pierre

Les bambous la prison

Les grilles cloisonnent

La maison

Le ciel ou

La terre où

S’agrippent les mains des vivants

Où sont

Leurs idées rangées dans les alvéoles

Le ciel avec le ciel

La terre sang dessus dessous

La voix des pierres aux pierres

Des trous où couver les rêves

Des bribes de bambous ou

le souffle du vent, qui siffle

Qui chante contre les trous

De la mémoire

Sur la voie ayant pour nom la sagesse.

Mais les pieds à peine posés sur de périlleuses pierres

Où enfoncer les ongles

Où les cheveux s’entortillent

Et poussent les bambous, se courbent au vent

Hommage Heureux : il y a des portes où fleurit du vert

 Des fenêtres, des étais pour le souffle court

De la poitrine

Ecrasée, tourmentée

Par le présent, les absents.

Il y a des coups de pioche

Des coups du sort

Des bambous-bougies réguliers

Puis enfin un drapeau victoire

Des tubes comme des munitions

Du bonheur

Des larmes joyeuses de bambou

Du solide

Du creux, du sombre et de l’emmêlé

Du bâti, du strié, de l’acheminé en vérité.

Il y a du gai, du rangé dans la boîte à mémoire

Il y a de la vie du côté des bambous,

Du côté de la maison-monde

Du troglodyte et des ermites

Le naturel au galop dans nos têtes.

29 juin 2016

 

 

Le loup et le chien: par Zarb une nouvelle lecture du mur

dimanche, juin 12th, 2016

À la fin de l’été, j’avais assisté dans le cadre de l’été métropolitain à la performance de Zarb que j’avais présentée ici:

Fin de l’été métropolitain:un loup de plus dans la ville

Je l’avais intitulée « un loup dans la ville » mais j’ignorais à ce moment-là quand la fresque serait terminée.

Depuis j’ai constaté que le message a gagné en intensité, repoussant plus loin les frontières de la réflexion. Le bestiaire s’est enrichi et l’œil permet au passant de se projeter bien plus loin, oserai-je dire à l’infini de l’imagination.

Il était une fois… un mur… qui me fascinait lorsqu’il n’avait pas son habit de peintures définitif. Il est un mur qui continue à me fasciner.

J’ai eu à ce propos envie de relire « Le loup et le chien » dans cette version:

http://fables-de-phedre.blogspot.fr/2011/09/le-loup-et-le-chien.html

Bordeaux, rue Abria, juin 2016

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Utopie/ Le chemin des grands jardins

mardi, mai 10th, 2016

ENTRE AVRIL ET MAI 16 015

ROGER DAUTAIS/ UTOPIE

lundi 2 mai 2016

*

« L’envie d’une belle lumière capable de tout réparer » Roger Dautais

UTOPIE

Une île… Toute l’île de vert parée

 Où tout recommencerait.

Zéro… Zéro… Une étincelle… Et puis le départ donné

 À l’offrande de mains jointes

À l’île de mousses sauvages

 Au rêve d’écumes vertes douces, douces

 Cadeau aux mains offertes et puis,

 Au centre de tout :

Trois petits œufs

Trois petits yeux

À l’abri de la contamination

Un berceau là… Ailleurs… Nulle part où aller bien loin

Juste se blottir tout contre la falaise

Primitive, pour imaginer une Cité

À reconstruire de un à trois pas de géant.

 Avec des étoiles dans les yeux : ça pétille.

 Avec des étoiles dans le nid : ça frétille.

Dans le sillage des branches, une

 Balancelle coup de pouce au rêve et

Du lierre de la bouche au cœur

 Jusqu’au berceau silencieux des commencements.

Point zéro… Tout l’avant est effacé.

Sourire surgi d’entre  les paumes ;

Et de la chaleur de la couvaison du rêve

À l’utopie grandissante, galopante,

Sur la portée des brindilles, trois notes

Sur celle des lichens, symbiose des matins du monde mais

Pairs, mer oubliés : il faut apprendre à monter à bord du rêve,

 Flotter sur le renouveau de l’île où la vie éclot.

 Pour une vie de lumière, une orgie de lumière, un bain de jouvence où

Trois points cerisent à l’abri du vent

Dans la pouponnière des idées.

Du silence qui nous veloute le regard  naîtront des projets

De partage, d’amitié, de rêve, de tolérance

Dites-moi que plus rien ne sera ourdi contre Nature

Sans notre consentement éclairé :

Les feuilles des mortes, les instincts de chute

Les doigts noueux de terre, le ciel à teneur de plomb

Les terres inhospitalières où règne la terreur.

Ici… Nous serons heureux

Heureux comme la pluie d’harmonie qui veille

Quand veillent les reflets rouge ardent.

Trois dans un nid enfantent leur à venir

Suivent la course du soleil sans crainte

Bientôt sans frontières pourront rêver.

Hors le nid… Essaimer. Et… s’aimer ?

Maïté L

 

Corps infinis/ Le chemin des grands jardins

vendredi, avril 22nd, 2016

TERRE-MER ( BIS ) AVRIL 16 001

Roger Dautais/ Corps infinis

samedi 16 avril 2016

*

GUILLEVIC/Etier, dans le  poème Encore

 

…« Comme si c’était modeste

De réunir en soi

Limites brisées,

Indiscernables,

 

Le temps de la mer

Et l’eau de l’instant

*

Ainsi donc

Tant que tu pourras,

 

Tant que la lumière

Te portera.

 

Celle des horizons,

Celle des regards.

 

Celle qui vient des pierres,

Celle qui vient des mains. »

 

***

En écho de ma part

en résonance avec Éliane Biedermann semble-t-il

dont Roger a choisi un poème.

à Roger Dautais

 

Une évidence :

Cela venait du nuage

Complice… chapeautant

L’infiniment bleu

L’effort solitaire

Le silence attentif

Cet entre-deux.

Soudain,

Une passerelle de ciel

Cueille à l’infini le regard

L’embrume ou le mouille

Corps céleste ou le vide

Comment savoir ?

Cheminant dans un jour nouveau… la pensée s’égare.

Dans tes bras, comme tes enfants

L’un après l’autre venus,

Frottés au front de la mer,

Galet après galet

chacun… de l’arrondi à l’aplati vibre

Du poli au rugueux , toujours l’emprise

Chacun pulse son langage … les bruits de leur cœur

Contre ton cœur,

Irradiant… pierre… soleil… lumière

Après froid… détachement… distance,

Chaque galet-sirène t attirant, tu répondis.

Ils furent  portés à bras-le-corps

Jaugés…hissés…vrillés…apprivoisés…montés sur mamelon.

Le sein offert à la vie nouvelle

Offrande de mousse : laitance de vie, elle

Fait partie du voyage

De millénaire à l’infini.

Puis un simple collier de nuages et

L’horizon aime la perfection,

Comme cela, mine de rien.

J’entends… J’entends

Un cri sans cesse recommencé

Une chanson du passé

Millénaire,

Une chanson infinie qui porte

Haut et fort le renouveau.

Nous sommes à côté de l’alphabet

Nous sommes hors de portée du cri

Nous sommes ce que nous sommes

Nous,

A côté de ces signes ténus… Bientôt Nus

Dans cette contemplation finale… Un

Vertige devant  la verticale, une

Certitude ou interrogation, c’est selon.

La ligne de vie qui prolonge tes bras

De mousse et de galets, infinis ces

Corps résonnent… Ils suintent la flamme…

Infinis car sans cesse recommencés

Offerts à l’écho… à la parole… aux mots

Infinis…& infinis les corps issus de la vie.

Maïté L

Au bord du ruisseau

vendredi, avril 1st, 2016
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un lieu de souvenirs

*

A ma grand-mère maternelle

Au bord de la rivière
Nous nous sommes assises
Le temps d’un pique-nique.
L’ombre était généreuse.
Tu l’étais aussi.

*

Au bord de l’eau
Noire et impénétrable
Nous nous sommes allongées
Le temps d’une sieste
Le soleil jouait à cache-trouve
J’y jouais aussi.

*

Au milieu de l’herbe
Verte et drue du regain
Refuge des petites bêtes
J’ai apprivoisé un grillon.
Il chantait doucement,
Je chantonnais aussi.

*

Puis sur nos bicyclettes
Nous avons repris
Les chemins des noisettes.
Tu étais ivre de travail
J’étais repue d’air pur.

*

Le soir est tombé
La chaleur aussi
J’ai frissonné d’enfance
Et de plaisir
Tu m’initiais à la vie
Je forgeais mes souvenirs.

Maïté L

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comme un pont entre deux mondes.