Archive for the ‘Photo & Poésie’ Category

Danièle Marteau au Château Lescombes: Foultitude

Jeudi, juillet 24th, 2014

DSC_6426

Ces sculptures à figures humaines, sont autant d’énigmes. Ces personnages intitulés « PROFILS » de 55 cm de haut font partie d’une série de 60 pièces, des visages modelés dans le grès et juchés sur des blocs de terre.

DSC_6430

L’exposition se tenait  au Château Lescombes , à Eysines où Danièle Marteau voisinait avec Danielle Bigata.

DSC_6433

. « Autant d’expressions différentes qui me sont venues en travaillant » dit l’artiste.

« Cette foultitude est surprenante. Ils sont tous différents. Certains sont beaux, d’autres moins, voire beaucoup moins, presque laids. Certains suscitent de la sympathie, d’autres, du rejet. J’ai décidé de tous les garder. Ainsi va la vie ».

 « Mon travail trouve son origine dans les rencontres humaines » 

Interview de Danièle Marteau dans le journal Sud-Ouest 10/01/2014.

***

DSC_6434

Cette foultitude m’a inspiré quelques mots parce que dans son œuvre autour de laquelle j’ai longuement tourné, j’ai ressenti des émotions, des interrogations, des pensées mouvantes selon l’axe d’approche, cette force de l’expression associée au dépouillement.

DSC_6440

***

DSC_6448

***

DSC_6447

***

à Monique

qui s’ennuyait de ma poésie…

Foultitude

Sarabande vertige

Tourbillon

De la foule

JE

En soltitude

Va-et-vient

Aux portes de l’autre

Frôle l’aura

Freine l’ange

Au chuchotis

Dans le brouhaha

Passe  repasse

Glisse

Ou s’enlise

La tête haute

Le dos courbé

Belle beauté

Enlaidie

A l’ombre des JE.

Le jeu des évitements

Le miroir des télescopages

 Mais Qui parle ?

Qui voit le regard croisé

L’absence

Le repli

Le dialogue qui n’aura pas lieu ?

Ainsi la guerre

Fratricide

Homicide

L’ailleurs sans voix

La bouche mutique

JE tire les tangentes

Trace les parallèles

Au cordeau.

Ses pensées intimes

Mises en équations,

Il n’en reste plus rien

De grès en force

Du passage à vide

 A la Vie d’ange déchu

Le salut ou la pluie

Viendront-ils du ciel ?

Seul Je s’arrête, suspend son verbe

Viendra ?

 Viendra pas

Ce cri du corps nié

Où seule la tête grave

Le billet du jour blond

Le vent, le poids des âges courbe

Lutte

Frontalement aux autres.

Qui détient la vérité

Dans l’incertitude

Des attitudes ?

La pâle ouate de la convergence

Emerge

De la plume

Du mot

Lisse le JE

Dans la négation des oripeaux.

 Avec  le Silence

Aux yeux trop grands

Le nez prend le vent

 L’Ange ou démon

 Dans sa fenêtre convaincue,

JE parle à JE en pied-de-nez

Rumeur, rumeur, rumeur,

 Humeur de  JE,

JE à l’honneur malmené.

Qui se fond dans la ville ?JE

Qui s’oublie dans la ville ?JE

Qui se meut dans la ville ?JE

Qui se meurt dans la ville ?JE

Quel poids ou quelle insouciance

Charrie la foultitude des  JE ?

Maïté Ladrat

***

DSC_6444

***

MORGINS (Suisse) un Carillon de la Paix original

Vendredi, janvier 31st, 2014

DSC_0320

MORGINS est une jolie  station suisse, nichée à la frontière franco-suisse.  La douane de Morgins marque la limite avec la France voisine et la commune de CHÂTEL (Haute Savoie) que l’on peut rallier à pied en passant par le Pas de Morgins, le long du lac.

DSC_0140

Le nom de MORGINS est  dérivé du radical celtique morga (ou murgo) qui signifie limite. Lors de mon premier passage à Morgins, j’ai tout de suite compris combien les suisses sont fiers de leurs origines celtes.

DSC_5147

A l’époque des Celtes, le Pas de Morgins formait la limite entre la tribu des Nantuates (en Chablais) et celle des Allobroges (en Savoie).

DSC_0097

Sur la Place du village, en plein air, ce qui contribue à son originalité, se trouve Le Carillon de la Paix  qui rythme musicalement les heures de la journée.

DSC_0183

 DSC_0186

DSC_5136

Il lui  fallait 23 cloches pour être homologué parmi les carillons de Suisse. Il en compte effectivement 25 puisque lui sont associées les deux cloches de l’église.

DSC_5139

La sculpture en inox, toute en transparence se marie parfaitement avec la pierre de l’église. Avec ses portes largement ouvertes sur le XXIème siècle, elle a été conçue par un artiste genevois : ANDRÉ BUCHER

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Bucher_(sculpteur)

 DSC_5148

Les quatre supports de la tour centrale représentent les quatre évangélistes et les quatre points cardinaux.

DSC_0185

Au centre se trouve le globe terrestre autour duquel une chaîne humaine tente de construite l’Unité et la Paix.

DSC_5141

Les câbles tirent la terre vers le haut et vers le bas pour symboliser le Bien et le Mal.

DSC_5137

La mappemonde accueille petit à petit des sachets de terre de tous les pays, symbolisant la solidarité internationale et l’entraide entre les peuples.

DSC_5144

 Le but de la FONDATION DU CARILLON POUR LA PAIX  est de promouvoir la Paix dans le monde, » sans distinction de races ou de religions, au moyen de la formation et de l’éducation, éléments essentiels de la dignité humaine ».

DSC_5145

La Fondation soutient des projets de développement en faveur des jeunes de tous pays.

DSC_5146

« La fondation s’est fixée pour but d’aider et de collaborer avec les associations qui soutiennent les apprentis et les étudiants dans les pays en voie de développement, car aider des jeunes qui deviendront formateurs pour d’autres jeunes c’est permettre de créer des chemins de paix pour l’avenir. La mappemonde entourée d’une chaîne humaine de l’artiste ANDRÉ BUCHER rappelle cette nécessaire solidarité pour la paix et l’équilibre du monde dont les câbles qui soutiennent en tension le globe sont le symbole dans le monument. Cette mappemonde accueillera petit à petit des sachets de terre provenant de tous les pays de la planète.
La fondation désire aussi éveiller les jeunes de chez nous toujours davantage à une meilleure connaissance des autres cultures en leur présentant des témoins qui travaillent aujourd’hui à construire un monde plus juste et plus humain. Pour réaliser cela, des rencontres seront organisées à Morgins qui favoriseront une éducation à la solidarité et à la paix. »

DSC_0191

DSC_0188

DSC_0189

Les effigies gravées sur les cloches forment un ensemble sur la vie de Jésus. Sculptées par des moniales de VOIRON en Haute Savoie, ces effigies sont reproduites au bas du carillon, sur la place et ainsi accessibles pour chaque visiteur.

http://www.carillondemorgins.ch/

DSC_0172

« Si tu t’asseyais sur un nuage tu ne verrais pas ce qui sépare un pays d’un autre, ni les pierres qui divisent une prairie d’une autre. Qu’il est dommage que tu ne puisses t’asseoir sur un nuage. »

KHALIL GIBRAN

Et voici la version anglaise de ma carte de vœux

Vendredi, janvier 17th, 2014

 

A1 - Copie

Whispered wishes, blowing in the wind
Smiles under the party lamps.
               No regrets for the past year .
Remember my friend
up there, up there toward  the stars
the boat stranded on the edge of a dream
and eyelids purled with frost.
  This is my way , my path
              but well in hand, day after day
                           umbered faces,  introspection
                                        in the candlelight
                                                         as  jittery as the coming hours
                                                                                   on the crest of foam ..

                             Hand draws volutes of
                     smoked gold posed on nudity.
          Tomorrow , sing for me the song of hope

                                wounding itself like
a strand of hair .


We have no more seventeen years on our  lips
but words, tangled and untangled words
tinkling like pebbles
           In the bed of purple rivers.

                                                                                     On earth, are things still rattling

                                                                        like out of tune pianos

                                                                jerking their notes?

                                                 But on the last night, hope

                                  of a gold-bearing sand spring glitters in the eyes.

                      And the new year, wishes.

Year, if you are game: let’s go…

   Stop doodling.

       Stone after stone.

              in the three dimensions

                      where the heart’s kingdom reigns

                               we are many willing to go forward

                                               jumping and romping ,

                                                                            with the determination of

                                                                                               Hope.

TRADUCTION: MONIQUE ( AUSTRALIE)

AVEC TOUS MES REMERCIEMENTS, POUR AVOIR REFAIT LA TRADUCTION, AVEC TA GENTILLESSE HABITUELLE.

***

ET VOICI LA MISE EN PAGE FAITE PAR SERGIO QUE JE REMERCIE AUSSI; CECI AFIN DE COMPARER LA VERSION DANS LES DEUX LANGUES. MERCI DE CLIQUER SUR L’IMAGE MINIATURE

Bilingue

HOPE

Bonne Année 2014 pour tous

Jeudi, janvier 2nd, 2014

BONNE ANNÉE. MEILLEURS VŒUX

P1050460 - Copie

 


Souhaits soufflés, blowin’ in the wind
                          Sourires sous les lampions de la fête.
                                             Pas de regrets pour l’année passée.
Remember my friend
là-haut, tout là -haut vers les étoiles
le bateau échoué au bord du rêve
et les paupières ourlées de givre.
                                This is my way, mon sentier
                                            mais dans la main, jour après jour
                                                         visages ambrés, introspection
                                                                       à la lueur des bougies
                                                                                        qui vacillent comme les heures
                                                                                                                 à venir sur la crête d’écume.
 
                                                           La main dessine des volutes
                                                   fumées d’or déposées sur la nudité
                                        Demain, dis-moi la chanson
                                 de l’espoir qui s’enroulait
                     Comme une mèche de cheveux.
 
  On n’a plus dix-sept ans sur les lèvres
                mais des mots, des mots mêlés
                            emmêlés qui tintent comme cailloux
                                         Dans le lit des rivières pourpres.
 
                                                                                                     Comment ça va sur la terre
                                                                                            en désaccords et raccords
                                                                                de pianos cahotants leurs notes?
                                                                  Mais le dernier soir, l’espoir
                                                     d’un printemps des sables aurifères
                                            des paillettes au fond des yeux.
                                Et l’année nouvelle, les vœux

Si tu veux, l’année: on est partants.

               Cesse de gribouiller.

                          Pierre après pierre

                                 Dans les trois dimensions

                                       Où prend place le royaume du cœur

                                                Nous sommes nombreux à vouloir aller de l’avant

                                                                     A sauts, à gambades,

avec la détermination de

L’espoir.

P1050969 - Copie

***

J’ai repris sans problème  ce poème publié autrefois dans Multiply et ma foi, j’ai à peine désiré le modifier; juste enfoncer le clou car nous sommes au moins deux dans la même situation à avoir besoin de cette détermination à aller de l’avant.

Par contre, il avait été traduit en anglais par mon amie d’Australie, Monique.

A ce jour, impossible de mettre la main sur la traduction, croisée il y a quelques jours à peine: mauvaise manip?
mes meilleurs vœux pour vous tous. Je vous porte dans mon cœur.

DSC_0158 - Copie

Toutes les photos ont été prises au bord du torrent à Morgins (Suisse)

Novembre: L’envers du décor

Vendredi, novembre 22nd, 2013

photo Maïté L 3

 **

 « Un homme est plus un homme par les choses qu’il tait que par celles qu’il dit. »

ALBERT CAMUS/ Le mythe de Sisyphe

**

photo Maïté L 4

**

Dans la vie de tous les jours :

Indifférence : chemins parallèles où le regard est vide, où pousse le silence froid de l’hiver. L’oubli y fait aussi son lit.

Le brouillard a peint en gris
le ciel, les rues, les passants.
Il a tout pris dans ses voiles
Mis les sons en sourdine
rangé les couleurs de l’automne.
Les heures du jour sans surprise
s’allongent du matin au soir.

Différence : bulles hermétiques posées à même le sol. Brume cachant le ciel. Vue bouchée. Au pire, le brouillard et vous, assis(e) sur un rocher au milieu des flots. Vous ou Sisyphe. Solitude face à la complaisance qui rassemble…mais ailleurs, dans un autre monde que celui de l’amer.

Les heures du jour sans surprise
s’allongent du matin au soir.
Puis la nuit est venue
plus grise, plus noire,
plus humide.

Circonférence : le cercle des idées consensuelles. Les amis des amis. Le tourbillon est tel que vous restez sur le bord du chemin. Différent(e). Oublié(e) Estourbi(e).

Ballet de lumières
Lucioles des rues
Passants noirs corbeaux
Chacun se hâte,
Maison chaude et volets clos.

 

 

Con-férence : les pages lues et relues.

**

photos Maïté L 2

**

Vous, face à l’absurdité de

L’OUBLI

Oublier et faire silence…ou écrire pour oublier…écrire sur les vagues d’un ailleurs, ou écrire l’ici où s’amarrer.
Écrire l’eau tons feuilles mortes flottant à la dérive
écrire le gris insidieux de la pluie lavant les ailleurs. Frissons.
à l’intime de soi d’aujourd’hui
là …le doigt glissant sur la peine
en pleine page, l’encre larme du détachement de l’oubli.

***

photo Maïté L 5

***
                          

RELIRE :

« FRAGILES »

un recueil d’aquarelles si fines, si délicates, soulignées par des mots qui se dessinent sous leurs plumes conjointes de poètes: l’enfance, l’amitié, l’absence , bien d’autres mots …et pour commencer, l’oubli.
 » L’oubli
Il ne restera rien qu’une courbe d’épaule ».
MARTINE DELERM

et

PHILIPPE DELERM, un auteur poète qui me va comme un gant….

Actuellement, sur ma table de chevet du même auteur :

» LES MOTS QUE J’AIME »

Bientôt, « LE GOÛT DES MOTS » de FRANÇOISE HÉRITIER

**

photo Maïté L 6

**

Merci à vous, mes lectrices et lecteurs fidèles d’être là…

**** ♥****

Novembre: Fragments de nuit. Copeaux et brisures.

Lundi, novembre 11th, 2013

A Marithé, pour nos éclats de couleurs et de mots mêlés

Visitez le site de Marithé

***

28 02 2010 008

***

« Le ciel est un chemin et, comme tous les chemins, il ne mène à rien. C’est pourquoi nous aimons tellement le suivre, là où il consent enfin à se montrer, à nous confier comme un fait d’évidence – compassion et consolation- le bleu de son sourire. Nous guettons ce bleu tel un chasseur l’oiseau insaisissable et, d’une région à l’autre, ce sont autant de voyages sur fond de mélancolie. Le bonheur, comme le désir, est objet de mélancolie. »II/SALAH  STÉTIÉ

***

14 08 07 004

***

 

Fragments de nuit

  Silence

    Copeaux et brisures

 Imagine, improbable, l’attente des pas incertains

Et puis l’étrangère aux convulsions de sable

Marchant dans la solitude de l’estran et du vent

Fière de sa verticalité dans le vertige des vagues frontales

**

Imagine autour des néons Larmes, Parenthèses, Doute

Le retour au sein (dans les bras) des forêts primitives

L’oreille accrochant la houle des cimes

Perdue dans la chevelure devenue éphémère.

**

Imagine au sol, un enchevêtrement qui ne fait plus le lit des rêves

Là, une musique syncopée où les cigales ont déserté

Et puis, tracer à même  la respiration des foins odorants

Des sillons d’oxygène battant pavillon coloré à nos mollets…

** Maïté L 9 novembre 2013

***

Grand crohot 13 10 11 (477)

***

« La lumière fait ce qu’elle peut, elle qui est origine et fin, pour jouer la fée et l’aiguille : de ses doigts d’invisible, elle place en évidence tous les fragments visibles de l’univers et parfois, de sa très fine aiguille, elle répare et recoud le fragilisé, le parcellisé, le déchiré, pour sauver le tissu improbable. »

III/SALAH  STÉTIÉ

***

17 10 2008 021

***

Les deux citations sont extraites d’un très beau livre DÉCOMPOSITION DE L’ÉCLAIR EN BRINDILLES où le poète SALAH  STÉTIÉ « a coulé son rêve dans celui du peintre » COLETTE OTTMANN aux Éditions Les Petites Vagues

livre1

OCTOBRE ROSE — x — avant d’ouvrir une autre page.

Mardi, novembre 5th, 2013

DSC_5131

***

A tous les oiseaux qui un jour ou l’autre font l’expérience de la cage…

***

Cette nuit-là, mentalement, je  récitais le début du poème de Jacques Prévert : Pour faire le portrait d’un oiseau et…

« peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d’utile
pour l’oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt » …

DSC_5128

***

Ici, au bord du torrent alpin, dans une clairière…

 

Ecorces pliées, parcheminées

Grises ou vertes de mousse

Le doigt y lit l’alphabet

Des bois et des forêts.

Suivre les chemins

Tortueux ou rectilignes

Et recueillir les peaux

Qui une à une

Glissent de l’arbre au sol.

Aréoles du temps

Ou larmes de passage

Les notes musquées

Frappées du sceau du passé

Chantent et crissent

Au passage de la rosée

 Sur le lit d’impatience

Des amours végétales.

Ecorces  de vie

Ecorces d’amour

Les habits du vent

De l’arbre endimanché

Ont lancé aux passants

Les refrains

D’enfants

Venus apporter

Un air de printemps.

Maïté L/fin d’Octobre 2013

***

DSC_5130

***

« Quand l’oiseau arrive

S’il arrive

Observer le plus profond silence

Attendre que l’oiseau entre dans la cage

Et quand il est entré

Fermer doucement la porte avec un pinceau

Puis

Effacer un à un les barreaux »…

***

DSC_5132

OCTOBRE ROSE — IX –

Vendredi, novembre 1st, 2013

DSC_2351

DSC_2386

***

 

LA VIE 2

La vie…

c’est une corde sensible
elle s’enroule et se déroule
Jusqu’à rompre les amarres.

Parfois lisse et souple
ou bien râpeuse et résistante
elle s’effiloche, cassante.

Il ne faut pas trop tirer sur la corde
ni la serpenter autour du cou
encore moins en lier les chevilles

Tout juste en faire un lasso
pour attraper les jours
ou les papillons de bonheur.

Je la préfère abandonnée
lascive sur le sable mouvant
symbole rageur des marées

Mais aujourd’hui… Je veux……tendre une corde vibrante…
de cœur à cœur… dans la tourmente…
un cri… de violon… à déshabiller… les peurs…

Maïté L  31 octobre 2013

DSC_2352

DSC_2354

DSC_2387

DSC_2388

avec le concours des œuvres de Jean-Michel OTHONIEL, entrevues au Château Labottière.

***

POUR EN SAVOIR PLUS SUR J-M OTHONIEL, L’article de CeriseMarithé

http://cerisemarithe.wordpress.com/2011/05/13/jean-michel-othoniel-my-way/

*******

OCTOBRE ROSE – VIII -

Mardi, octobre 29th, 2013

LA VIE A UN PRIX

à Colo qui sait ce dont je parle et qui contribue à l’avancement, le sien, le mien.

à Dominique, ivredelivres, passeuse de LA VIE majuscule.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/search/fabrice%20caravaca

***

« DES MOTS NOUVEAUX QUI SONT CHALEUR ET DISENT NOTRE RÉSISTANCE DANS LA LUTTE. NOS CORPS SONT UN CRI DE COULEURS, UN JAILLISSEMENT DE LUMIÈRE. NOUS VIBRONS ET NOUS AVANÇONS COMME UNE FORÊT D’ÉTOILES. « 

 FABRICE CARAVACA/LA VIE/EDITIONS LES FONDEURS DE BRIQUES

***

essais 003

***

 

 


La vie a un prix

 Et l’écrit sur l’ardoise du corps
En lettres majuscules.
Et de sa plus belle plume
Venue griffer la rose de sang
Effeuillée en pleine poitrine
Le temps courtise l’automne.
Il  fait danser les clairs, les obscurs
 Et les ombres du vent.
Au dehors
Sur tapis jaune, sur tapis rouge
Le regard épouse
Les dernières courbes sensuelles
Des roses.
La vie a un prix
 Le pianote en touches blanches
En notes noires
Et s’arrête sur la plage
Où la marée recouvre de son drap pudique
Les heures d’absence.
La rose a fleuri
En pleine poitrine,
La rose et puis le bleuet…
Et tant pis si les mains
Dessinent en braille
Des sourires de coton.
L’automne prend son temps
Et sur tapis jaune, sur tapis blanc
Efface au tableau le prix des tourments
Ne laissant que le cocon d’un ciel bleu assourdissant.

 

29/10/2009 Maïté L

29/10/2013

***

« NUL NE PEUT ATTEINDRE L’AUBE SANS PASSER PAR LE CHEMIN DE LA NUIT. »

KHALIL GIBRAN/ LE PROPHÈTE

***

09 02 2010 047

OCTOBRE ROSE – VII -

Dimanche, octobre 27th, 2013

Une affaire de Cœur

A Chantal Renaux, une passeuse de mémoire…

***

photo ch renaux_2 2

***

cette photo m’a très gentiment été prêtée par Chantal.

J’ai écouté la fleur…

 

 

OUBLIER CAR :

Cela aurait pu n’être qu’une saison de Dame de Pique enfonçant ses dards  en ma  terre nourricière, Une saison  de pieux comme  dans les eaux huîtrières.

OBJECTION.

ELLE EST LÀ ,  fleur de PATIENCE et son écho SCIENCE…science… science.

APPRIVOISER

Car entre la terre et l’eau familières, existe un autre monde : celui de l’imaginaire qui m’a ouvert ses portes pour

CHANGER .

***

4 04 09 025

***

« LA SALLE DE NAISSANCE EST TOUT EN LONGUEUR ET SEMBLE S’ALLONGER A PERTE DE VUE»/ Le livre du Voyage/ BERNARD WERBER

Il était une fois un palais au Cœur tendre

De  vrombissements d’ailes en vol stationnaire pointant l’antienne de l’invitation au Voyage pour un cœur libre,

J’ai choisi d’être invisible,

Vêtue  de transparence

 Pour accueillir de mes propres ailes, la douceur

Pour m’adonner à la glisse, vers le baume offert.

Avant de me laisser aller :

OSER

 Les mains nues, les pieds nus

PLONGER

 Dans les délices et

DANSER

 Légèrement sur le grain de soie du cocon.

APOTHÉOSE :

Au cœur de la fleur,

Dans le lit  d’un long fleuve interne,

Mon désir de naître au miel de la VIE.

25 octobre 2013

***

4 04 09 064

*******