Archive for the ‘Photo & Poésie’ Category

Le monde bleu du Pont de Pierre-5-

Samedi, février 18th, 2012

Pont aux âmes

Lent, d’arche en arche, le pont de pierre arpente la Garonne.
Sereine, au cours de sa pente elle se trouble s’estourbillonne
Peine à emporter l’importun, s’engironde saumure au jusant,
Tousse et rebrousse vers sa source. Laisse les reflux suivants
Sourdre la renverse. Las ce flot serein s’élance vers l’estuaire.

Sur le pont, de pierre, voitures, hommes fourmis s’affairent,
Argent temps aveugles à la joute, reflet mourant, cormorans.
Silhouette, couples d’amoureux, consentent d’être un instant.
Tablier pontonnier sans source ni estuaire disperse le passant.
D’innombrables sentes sans pardon, promènent leur vestiaire.

FRANTZ

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A pas de roses, à pas de roule-ta-pomme, le soir s’offre en calice où plonger avec délice.

Les mains dans les poches ou bien à croque-mitaines accroche-pensées

Le ciel s’enroule autour de l’être, lui, l’immobile se laisse happer;

A fleur de berge, à cache-cache branches dénudées, l’or tinte

Au bord du mensonge de l’été, il ne faut pas se fier

Aux heures bleues, aux pétales jetés à la face de l’hiver

Mais s’arrêter à l’iris velouté, à l’écrin doux du loup

La nuit, la nuit proférée, à petites gorgées miel et souffle

Au pied du Pont, cheminer, baisers tressés de fils myosotis.

MAÏTÉ L

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« Elle est venue la nuit de plus loin que la nuit

à pas de vent de loup de fougère et de menthe

voleuse de parfum impure fausse nuit

fille aux cheveux d’écume issue de l’eau dormante…

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Mais elle vient la nuit de plus loin que la nuit

à pas de vent de mer de feu de loup de piège

bergère sans troupeau glaneuse sans épis

aveugle aux lèvres d’or qui marche sur la neige. »"

CLAUDE ROY

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« La Garonne était une faucille d’or apprêtée pour le champ des étoiles »

JEAN-MARIE PLANES

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« Mes yeux vont demi-clos des becs de gaz tremblants

Au fleuve où leur lueur fantastique s’immerge,

Et je songe en voyant fuir le long de la berge

Tous ces reflets tombés dans l’eau, comme des pleurs, »"

EPHRAÏM MIKHAËL(1866-1890)

Je ne pouvais clore cette balade autour du Pont de Pierre

Sans vous dire qu’aucune couleur n’a été modifiée.

Je tiens à remercier:

Yves SIMONE, guide passionné de Bordeaux

et citer tous les livres qui m’ont aidée:

Je vous écris du Bordelais:Textes recueillis par Jean-Claude Garnung/ Préface par Alain Juppé

Balade en Gironde, Sur les pas des écrivains/ Préface de Claude Villers

La Bastide ; mémoire en images /Francis Moro, Brigitte Lacombe/ Editions Sutton aimablement prêté par JOSETTE

Le Festin/ Hors série : un tour de ville en 101 monuments.

Merci aussi à tous les poètes qui m’accompagnent de leurs mots, les célèbres et les amicaux comme Frantz.

Un lien complémentaire de ce que j’écris ailleurs vous permettra d’en savoir plus sur LA BASTIDE:

http://www.maisondes5sens.fr/article-balade-en-tout-sens-a-la-bastide-avec-yves-simone-98496037.html

Merci à vous tous qui avez eu la patience de me suivre jusqu’au bout.

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Le Pont de Pierre saupoudré de neige et autres pensées -4-

Vendredi, février 10th, 2012

13 décembre 1945

« La nuit, la neige est soudain tombée,

le matin  commence avec des corbeaux

qui s’envolent de branches toutes blanches.

Hiver à perte de vue dans la plaine de Brousse:

on pense à l’infini sans fin ni commencement.

Ma bien-aimée,

la saison a changé d’un bond

et sous  la neige,

                         fière et laborieuse,

                                                               la vie va son train.

Être dehors  maintenant

lancer mon cheval au grand galop vers les montagnes…

– »Tu ne sais pas monter à cheval! » me diras-tu.

Mais assez plaisanté et ne sois pas jalouse.

Une manie nouvelle m’est venue en prison:

j’aime la nature– bien moins que je t’aime.

Et vous êtes toutes deux loin de moi. »

NÂZIM HIKMET/ IL NEIGE DANS LA NUIT

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Il neige

Incroyables papillons d’hiver

Ont embrassé lavande papillons d’été

Baiser de feu dans

Petit matin dans

 la lumière ocre

Un rideau de virgules serpente

D’étoiles blanchies une à une

Autour du lampadaire

A la poudre du mythe

Un souffle de silence

Froid-mais est-ce vraiment le froid ?

Frais- sous la main, sous la langue

Petites vagues à suivre des yeux

Et puis bientôt tout est lisse

Craque sous les pas

Marcher fait crisser la neige

Qui danse encore avant l’oubli

et glissent les heures

D’infini silence, blanches heures

Qui

Pas après pas mènent

irrésistiblement vers

 le Pont

Immuable sur Garonne figée

Aux abords les mouettes criardes

Et les passants étonnés

D’image en image le jour se consume

Au bord de la parenthèse habillée de telle parure

Le Pont s’immobilise et givre : il est mi-jour

Solitaire

Soliloque

 sur bords d’eaux

Une fois n’est pas coutume.

Maïté L

***

Tant d’années à Bordeaux et je n’avais encore jamais vu le centre ville sous la neige. L’occasion était trop belle de suivre les rails du tram déserté, de regarder glisser les luges et les vélos, de saluer les bonshommes de neige, de prendre possession de cette ville livrée aux piétons. Mais il ne faut jamais oublier, malgré les contours ouatés qui semblent aplanir les réalités qu’

« Il neige dans la nuit.

Ce soir peut-être

                                    tes pieds mouillés

                                                                         ont froid.

Il neige.

Et alors que je pense à toi, 

                                                   à l’instant même,

                                                     une balle peut te trouer le corps, là,

Et alors, c’est fini,

ni neige, ni vent, ni jour, ni nuit…

Il neige.

Et toi,

            qui déclaras « No pasaran »

avant de te planter

                                    devant la porte de Madrid,

                                    tu existais sans doute. »NÂZIM HIKMET (25/12/1937)

***

Allez donc savoir pourquoi

simultanément

les pensées se télescopent…

Il neige dans la nuit

Il neige au point du jour

Mais…

Avons-nous beaucoup avancé dans le monde?

La blancheur du temps  a son revers noir.

tous ceux qui sont dans la misère ici, à notre porte

N’ont même pas le regard que nous accordons aux bonhommes de neige.

***

S’il suffisait de passer le Pont!

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Le Pont de Pierre: un embrouillardmini-3-

Dimanche, février 5th, 2012

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Il est un second phénomène, mais ce n’est peut-être, lui, que l’autre face de la nuit, son négatif de blancheur. Le brouillard…En ce temps-là, une inondation vaporeuse, une opaque buée débordait le lit du fleuve, transformait en spectres grues et hangars, gagnait implacablement les quartiers proches des quais, la ville entière. Bordeaux, comme Saint-Pétersbourg, connaissait alors « ses nuits blanches. Elles n’étouffaient pas seulement les formes, mais aussi les sons, les voix, les réduisant à leurs propres échos…. »

 Michel Suffran

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Parfois le Pont se fait sombre

Le temps d’un ciné

Dans le brouillard la ville s’estompe

Au temps minéral bordelais s’unit

Avec une douceur qui n’est que lacis

Le temps folle  bille en tête

Le jour s’effiloche et tombe dans l’oubli

Le temps d’une bulle légère

Les passants frileux se pelotonnent

Le temps d’un carillon en folie

Bientôt ténus comme des ombres

Le temps d’un rêve

Grise grisaille muraille au fil rompu

Le temps d’un abordage

Avec le ciel de cendre uniformément repenti

Au  temps des roseaux

Les voix tombent en à-plats et ne portent plus

Le temps d’une ritournelle batelière

L’écho des cris, des rires, des chants ravalés

Le temps d’une danse

Le tram s’articule, gémit comme voiture hantée

Le temps d’un port relégué

 S’ouvre, se ferme, s’élance, échappe au Lion

Le temps de prendre la clé Deschamps

Et s’en va cahoter vers l’horloge du temps

Le temps Far-Est, d’une gare d’Orléans

Le temps de fermer les yeux.

Maïté L

à suivre, le temps de neige…

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Bordeaux la blanche surgit un jour de la nuit…

Mon petit loup

Lundi, janvier 9th, 2012

 » La vie est changeante comme les nuages qui passent au-dessus d’elles, comme la mer qui fait son bruit de sablier. Quand Eulalie est née, Ujine a décidé qu’elle irait chaque jour avec le bébé au bord de la mer, pour que le bruit et l’odeur entrent en elle et qu’elle les garde à jamais. et c’est ce qu’elle a fait. »

Histoire du pied et autres fantaisies J.M.G. LE CLÉZIO

Viens, mon petit loup,
Te blottir dans mon cou
Fais-toi de coton
Et de coussin doux
Oublie ton chagrin
Sur ton cheminement d’homme.

Viens, mon petit loup,
Tu peux te cacher ou te sauver
Je vais t’attraper
Et je te montrerai l’étoile
Dans son croquant de ciel
Ecoute-la tinter et si tes mains
Cherchent à caresser la lumière
La nuit nous enveloppera bientôt.

Viens, mon petit loup,
Viens faire et refaire
Cent fois le même geste
Pour apprivoiser le monde
Ecoute la kourouma du petit japonais
Les tendres grelots, les maracas
Tu peux danser, tu peux jouer
Comme un homme, tu peux rêver
Au duo des chats, à la pigne que je t’ai gardée.

Viens, mon petit loup,
Encore une fois dans mes bras
Au loin tu vas t’en aller
Et grandir je ne te verrai pas.
Tout est là dans le coffre rebondi
Pour quand tu reviendras
La petite pigne de cet été
Et les maracas
Les clés du monde
Les éclats de rire  et le coin
De tapis doux de ton enfance.
L’iris fait son printemps en hiver
Le romarin fleurit sous la pluie
Et je souris au souvenir
De  cette petite main qui
Cherchait la mienne
Quand  le temps trop vite s’en allait.

Maïté L

avec une chanson enfantine et les maracas:

Le petit japonais

dans sa kourouma

conduisant son poney

va cahin caha

il chemine et trottine

et s’en va vers la ville

de Yokohama.

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avec  le dessin animé fétiche:

http://www.dailymotion.com/video/x2je1u_mulan-comme-un-homme_music

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avec Le Duo des chats de ROSSINI.

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POUR 2012

Dimanche, janvier 1st, 2012

UN CHEMIN DE MILLE LIEUES COMMENCE TOUJOURS PAR UN PREMIER PAS.

LAO TSEU

Ainsi en est-il de l’année 2012 qui pointe son nez.

Ce jour-là, au bord du lac, il y avait de gros nuages et des coins de ciel bleu entre les averses.

Comme toujours.

Et ce jour-là aussi

dans la prairie

il y avait quelques coquelicots le long du chemin.

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HOMMAGE A LA VIE

 

C’est beau d’avoir élu

Domicile vivant

Et de loger le temps

Dans un cœur continu,

Et d’avoir vu ses mains

Se poser sur le monde

Comme sur une pomme

Dans un petit jardin

D’avoir aimé la terre,

La lune et le soleil,

Comme des familiers

Qui n’ont pas leurs pareils

Et d’avoir confié

Le monde à sa mémoire

Comme un clair cavalier

A sa monture noire,

D’avoir donné visage

A ces mots: femme, enfants

Et servi de rivage

A d’errants continents,

Et d’avoir atteint l’âme

A petits coups de rame

Pour ne pas l’effaroucher

D’une brusque approchée

C’est beau d’avoir connu

L’ombre sous le feuillage

Et d’avoir senti l’âge

Ramper sur le corps nu

Accompagné la peine

Du sang noir dans nos veines

Et doré son silence

De l’étoile Patience,

Et d’avoir tous ces mots

Qui bougent dans la tête,

De choisir les moins beaux

Pour leur faire un peu fête

D’avoir senti la vie

Hâtive et mal aimée,

De l’avoir enfermée

Dans cette poésie.

JULES SUPERVIELLE

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Cette fois-ci le temps est venu de vous dire : Meilleurs vœux.

 

 

***

Cette fois-ci, le temps est venu de vous dire: meilleurs vœux à tous.

Maïté L

Cœur mêlé

Mercredi, décembre 28th, 2011

Cœur mêlé dans le tapis sinueux

 Des Passe-racines tressées par nos aïeux

 

La rose des vents.

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Sur les chemins de lumières menant

Des cimes froissées par les marées du vent

Au fleuve de lune pointant les lignes des toits

Les rives  s’ouvrent aux lueurs-étoiles, aux fleurs de camélia.

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Givre corolles, orgues de sucre glace.

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Jardins des vignes, graves cailloux aux soirs cuivrés

 Les oiseaux perchés sur le clocher familier

La fanfare du 14 juillet au kiosque montée

Le Pont soupire sous le poids de  ses lucioles humaines

Et la nuit unit les deux rives et leurs déclinaisons  urbaines.

 

Flonflons d’eaux douces, fleur de sel.

***

***

 

  Au loin le ciel festonné par les balbutiements de la nuit

Ecoute des brames et des glapissements, la mélodie,

L’eau de la rivière emporte le sable et se fait claire

Sous le regard attentif et la mémoire de la mère

***

 La mère et l’enfant.

 

 L’enfant dodeline, l’oiseau lance ses trilles

Les arbres doucement devant l’hiver se déshabillent.

Dans le miroir, côte à côte les heures s’égrènent

 Au son des voix, rauques ou babils se file la chaîne humaine.

Cheveux noirs, cheveux blonds mêlés, grandes mains

Petits pieds potelés, doigts effilés pianotent de joyeux lendemains.

 

 Sur l’écrin des rives aborde la douceur.

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« Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
Dans la nuit de l’hiver
Galope un grand homme blanc
C’est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S’assoit sur le poêle rouge,
Et d’un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d’une flaque d’eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.

 Jacques Prévert

***

 JOYEUSES FÊTES A TOUS. MEILLEURS VOEUX POUR

2012

Maïté L avec la complicité de Marie-Neige, passionnée de fractales

  les illuminations habituelles du Pont de Pierre, du Port de la Lune,

les illuminations de Noël du kiosque et de l’église de Parentis-en-Born,

ainsi que sur la route des Landes, de l’Hôtel de Ville de Marcheprime.

Remerciements aux deux maisons illuminées de Parentis-en-Born que j’ai pu admirer.

Et toujours Jacques Prévert.

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Pour la nuit de NOËL…

Vendredi, décembre 23rd, 2011

En attendant NOËL, qui sera , cette année une fête dans la maison, autour des petits pieds, des petites maisons et des grelots qui tintent, j’ai ressorti les calendriers :gling , gling, c’est déjà l’hiver.

Voyons dans la poche du 23 la comptine du jour!Je vous la donne plus bas.

En nous souvenant que nos ancêtres déposaient un sabot au pied du sapin pour recevoir une orange. Sabots de paysans, sabots de lutins, sabots de petite file qui se tordait les chevilles.

Classique cette année, du rouge et du vert et des ciseaux magiques pour des flocons de neige d’ailleurs, tous différents.

Tout doucement le soir descend sur la maison où dès l’abord les guirlandes vous accueillent. Petites lumières dans la nuit: c’est ici.

Vous l’aurez compris, je me consacre à de petits pieds explorateurs qui partent à l’aventure de la maison , des petites mains, des joues câlines et des rires aux éclats. Ici, on aime les éclats: de mots, de lumières, de joies, d’amitié. Aussi, je remercie tous ceux qui passent ici un jour ou l’autre et qui laissent des empreintes dans ces pages. Je vous souhaite de bonnes fêtes. Je suis, par voie de conséquence moins présente à la lecture des différents blogs. J’arrive à les visiter peu à peu mais je laisse moins de traces.

J’ai attendu cet instant pendant des mois. Je pense qu’il me faudra attendre pour qu’il  revienne… donc voilà.

Amitiés à tous.

Père Noël surpris sur ma route

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une des petites comptines de NOËL de ma collection lorsque dans une vie antérieure, je pratiquais de la sorte avec les enfants:

Pour que la nuit de Noël

Soit encore plus belle,

Tout le monde a besoin

D’un ami, d’un copain…

Même les sorcières, les lutins,

Les fées, les diablotins,

Et par-dessus tout les grands loups,

Que l’on chasse de partout.

La comptine appartient à la tradition orale. Bien à vous: Maïté L

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Liberté, liberté…

Dimanche, décembre 18th, 2011

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Il y a quelques jours à peine:

Elles vont et viennent les feuilles du cerisier

derrière les grilles

L’automne s’approche de l’hiver à pas roussis

de l’or, des oranges et des soupirs de vent

De douces musiques, imperceptibles facettes diamant.

« Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune un véritable soleil. »/PICASSO

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Lui,

Mort-vivant

fidèle, dans sa lande solitaire

en danseuse

cambrée

tout le temps

Je le vois

de loin

Je l’aime

si fragile

Joachim part

Lui toujours là

Jusqu’à quand?

« Sous le ciel il n’y a rien qui soit stable rien qui ne dure à jamais » CONFUCIUS

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Liberté, liberté

Des oliviers

à la fin

de l’été

Je rêve

de ces paysages

visages de l’été

que je ne verrai jamais.

« L’impossible nous ne l’atteignons pas, mais il nous sert de lanterne »/RENÉ CHAR /Feuillets d’Hypnos

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Cerisier en décembre et arbre solilande: Maïté L

Bords de mer de rêve :cadeau LV

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MELOCROQ= CROQ’NOTES + MELOCOTON

Lundi, décembre 12th, 2011

 

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http://sites.google.com/site/croqnotespessac/

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Pour écouter la chorale:

http://sites.google.com/site/croqnotespessac/Accueil-croqnotes-pessac/musique-cd

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et aussi:

http://www.youtube.com/watch?v=d1aH1XXHlDM

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LA SIGNIFICATION DU MUR QUI TOMBE:

En référence à la chanson »The Wall » des Pink Floyd que nous avons chantée, et qui fut ce soir-là, une de nos passerelles  musicales.

Nous voulions abattre celui qui existe entre la chanson et le rock, étendre à toutes les musiques et surtout donner à penser à tous ces murs qui existent dans le monde et qui finiront peut-être comme celui de Berlin… Qui sait?

C’était notre ambition et notre message »

Anne-Marie



Pour en savoir plus sur la chorale Croq’Notes et le groupe Melocoton qui se sont unis pour un spectacle nouveau le 2 décembre:

http://alienor.multiply.com/photos/album/306/306

photos  Maïté L

 

Sans interdit la marée

Dimanche, décembre 4th, 2011

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Le sens des marées

Nuages au ciel nuages en mer bleu au ciel bleu en mer

une tache blanche celle du pêcheur de loin je la regarde

les heures passées en mer passées au soleil en mer

la houle à portée de main la brise me pousse à rentrer

Peaux noires peaux blanches le ciel réunit les deux mondes

tout autour montagnes d’automne l’océan est au milieu

longtemps les marées ont rythmé la vie

Au centre un point rouge des vêtements noirs troués de rouge

blancs des mille teintes de la nuit on entend le souffle de l’eau

les sentiers demeurent invisibles en dehors de la marche

 

La mer et la terre se rejoignent aux falaises de Xodre

entre les racines en plein sable l’une et l’autre se marient

silence et ressac comme réveil au matin

contempler cela donne le sens des marées

 

NICOLAS KURTOVITCH/ Inédit 2010

OUTREMER TROIS OCÉANS EN POÉSIE

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Feuille après feuille pianote la vague

Sur la Morte, la saison

Aux couleurs de l’automne

Automne ment, dans un souffle du vent

Gémit et crève l’arpenteur du temps

D’espoir, des espoirs

 Où s’accrochent dans un bouillon nuage d’enfer

Marrons et malachite présence cuivrée.

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Tatoue le sable et t’emporte l’ocre

Ocre ment cependant,

Occulte ton visage, ton sourire, tes dents de loup

Ta peau salée, tes doigts rubans, tes yeux fermés.

Tremble la lie de tes pensées

Le rien, le vide sans cesse recommencé.

Marée sous le couvercle au front muselée

 Ses cheminées et soubresauts touchent la cale

Remuent sable et cristaux, coquillages et couteaux.

De l’eau atone, brisée au couchant et aux tempes grisées

Vois les images nous défier, les vagues feuler, trouer, vriller

Les heures du passé et le refrain lancinant en bouche avorté.

Inutile ment.

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 L’océan ne va pas plus loin que nos pieds et nos rêves

Deux mains apposées et la douceur du coton d’aimer

Quand l’ Ira  est Apaisée.

Au loin l’horizon inaccessible.

Le ciel inaccessible.

Le soir enterré

Au pied de la dune.

Paix  à lames    le courant   les mots   à la dérive…

Maïté L

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Et puis aussi pour le plaisir, chez Armando:

http://www.nuagesdephotos.com/2011/12/04/pour-maite/

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