Au Château Labottière de la poésie, des évocations: »Les choses vont comme elles vont/ De temps en temps la terre tremble… » -2-

Bernard Magrez a choisi d’émailler les lieux de la visite de livres qui  lui sont chers  ainsi que de citations ou passages d’auteurs qui résonnent en moi.

 Mes photos  se veulent volontairement points de vues et non compte-rendu fidèle de la visite afin de ne pas dévoiler le charme de cette exposition.

SHANGAÏ! LA TENTATION DE L’OCCIDENT réussit le pari des ponts géographiques, culturels, historiques, de cœur, avec l’émergence de la Chine qui compte tant dans le monde d’aujourd’hui.

Artistes émergents ou reconnus nous interrogent sur la situation du monde d’aujourd’hui à cheval sur le passé, sur l’urbanisation et la mondialisation galopantes.

La démesure cherche son équilibre entre bulles d’apaisement  et regard aiguisé porté par le travail percutant des témoins de notre temps qu’ils soient plasticiens ou photographes.

Peut-être aurez-vous envie de relire la Déclaration des Droits de l’Homme en français en voyant sa transcription ici en chinois.

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« … Changer la peinture afin

D’installer un ciel d’ouvrir une porte sur l’enfer

De l’homme »

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Henri Michaux,  Pierre Soulages,Henri Matisse et Zao Wou Ki, Wang Guangyi et Zhang Huan, Andy Wharol, Shen Yuan et Chen Zhen, Huang Yong Ping, Yan Pei-Ming pour les plasticiens que je ne cite pas dans l’intégralité.

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« On ne peint pas ce qu’on peint

Voir c’est penser peindre c’est dire »

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Alexander Gronsky, Gabriele Basilico, JR et Thomas Struth pour la « social investigation » photographique à Shangaï pour reprendre un titre de Chen Zhen.

 

 » et le dehors de tout dans le dedans de l’œil »

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« A cause d’un jeune homme appelé Picasso je me rappelle

Avoir un peu plus tard et j’étais un enfant

Ou presque où commence où finit l’enfance avoir

Vu tout différemment les tables les fauteuils

Clochant du pied hochant l’épaule

De lui j’appris

À les voir à l’usage tels qu’ils sont à l’usage et non plus

Ce schéma de l’idée À retrouver sur eux

La caresse et le poids d’un corps ailleurs parti

Les bouteilles les verres tout cela

Malléable à merveille

Il m’apprit et le fit Picasso pour tant d’autres

À ressentir en chaque objet l’usage humain

À croire entendre une guitare à comment vibrent

Le gris le beige le blanc dans l’air autour

D’elle

Ce fut un temps couleur

Partout pour moi de tourterelle

Et pour son titre écrit dans le tableau parfois

Une chanson

Sortant Lazare du tombeau pour moi chantant

Une chanson sans doute alors banale et que

J’ignore

Un jeune homme nommé Picasso… »

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Toutes les citations sont extraites du DISCOURS POUR LES GRANDS JOURS D’UN JEUNE HOMME APPELÉ PABLO PICASSO car en lisant cette citation d’Aragon sur le mur du vestibule dans le Château Labottière,j’ai eu envie de relire ARAGON et de maintenir le lien avec la première exposition  » L’ÉTOFFE DU TEMPS ».

 

Maïté L

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